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ACTUALITE

AGENDA MINES :  Conférences et rencontres prévues en Afrique en 2022


17 Mars 2022 | 18 Mars 2022 Blockchain Africa Conference: Virtual - Johannesburg, South Africa

29 Mars 2022 | 31 Mars 2022 Africa Energy & Mining: Cape Town (South Africa) - Organisé par Africa Oil & Power.

04 Mai 2022 | 06 Mai 2022 Southern African Coal Conference: Cape Town (South Africa) - Managing through the Energy Transition

08 Mai 2022 | 12 Mai 2022 Indaba 2022: Cape Town (South Africa) Investing in African

Page noire : Ibrahima Soumah, l'ancien Ministre des Mines et Administrateur de la Chambre des Mines de Guinée, tire sa révérence à Paris

Mr Ibrahima Soumah est décédé le mercredi 30 novembre 2022 à Paris (France) des suites de Maladie. Sous le régime de feu Général Conté, l'homme a occupé des fonctions ministérielles avant de s'imposer comme un expert incontournable dans le domaine des mines.

Que son âme repose en paix. Nous présentons nos condoléances à la famille éplorée et à l'ensemble de ses collaborateurs.

Mais qui était l'illustre disparu ?

Voici le CV de Monsieur Ibrahima Soumah, ancien ministre

1) Etudes Supérieures :

1964- Licence ès Sciences

Université de Lyon France

1965- Ingénieur de Génie Physique

Institut National des Sciences Appliquées

Lyon France

2) Fonctions Principales Occupées :

1973- Directeur Général de l'Industrie et des Mines

1979- Directeur du Bureau d'Etudes du Ministère du Domaine

Economique

1985- Conseiller du Ministre des Ressources Naturelles

1990- Directeur Général Adjoint de CBG

1995- Conseiller du Ministre des Mines et Géologie

2000- Ministre des Mines, Géologie et Environnement

2003- 2006 Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

3 Expériences professionnelles :

3.1 Directeur Général adjoint de CBG

CBG ou la Compagnie es des bauxites de Guinée est une grande société regroupant le gouvernement de Guinée et des multinationales de l'aluminium comme Alcoa et

Alcan (actuellement Rio Tinto), qui exploite la bauxite de Boké avec une capacité de

13 000 000 T/an.

Les investissements au démarrage du projet en 1963 atteignaient un demi-milliard de

Dollars, et le chiffre d'affaires de CBG se monte aujourd'hui à 300 000 000 $ avec un effectif de 3 000 travailleurs.

Le rôle du directeur général est d'assurer le suivi et le contrôle quotidien des opérations de minage, de traitement, de transport et d'expédition de la bauxite. Un accent particulier est mis sur la productivité, la maintenance des équipements, la sécurité industrielle et la protection de l'environnement.

Comme activité particulière de DGA de 1989 à1992 on peut citer :

- organisation de l'ouverture d'une nouvelle mine en 1991

- négociation du financement d'un prêt de 120 M$ pour la nouvelle mine

- négociation avec les syndicats de l'entreprise

- organisation de la formation et de la promotion des cadres de l'entreprise

- négociations avec les communautés locales pour la fourniture d'eau

- participation à la négociation des contrats de bauxite

- suivi du paiement des taxes et impôts dus par compagnie

3.2 Directeur Général des mines

- suivi des travaux de recherche et de prospection sur le terrain

- gestion des permis de recherche pour les sociétés minières et suivi de la réglementation

- contrôle des exploitations minières

- organisation de l'exploitation artisanale de l'or et du diamant

- renforcement de l'hygiène et protection de l'environnement

- formation et promotion des cadres

- suivi de la fiscalité

3.3 Conseiller du Ministre des Mines

- suivi du cadre juridique et institutionnel

- rédaction du code minier de 1986 et de 1995

- participation à la rédaction du code pétrolier de 1987

- négociation avec la Banque Mondiale pour un appui au Ministère des Mines

- gestion et coordination du projet financé par la Banque Mondiale (1997)

- négociation des conventions minières avec Rio Tinto, Global Alumina/Bhp

Billiton et Alcoa

3.4 Contribution particulière

- publication d'un livre intitulé « Avenir de l'Industrie Minière en Guinée » éditée par l'Harmattan Paris France en septembre 2007.

- publication d'un second livre intitulé « les mines de Guinée » même éditeur en mars 2010.

- publication des versions anglaise et chinoise du premier livrepublication du livre « Afrique, un Continent en voie de Chinisation » en 2018

- consultant banque mondiale, coopération française, union européenne

SYMPOSIUM MINES GUINEE 2O22 : Ouverture officielle /  Discours de M. Ismaël DIAKITE, Président de la Chambre des Mines de Guinée - Mardi 15 Novembre 2022

Excellence Colonel Mamady Doumbouya

Président du CNRD, Chef de l'Etat, Chef suprême des Armées

Excellence Monsieur le Premier Ministre Bernard Gomou

Messieurs les membres du CNRD et du Gouvernement de la République

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des

Partenaires techniques et financiers

Mesdames et Messieurs les Représentants et Dirigeants du Secteur Minier et Secteurs

Connexes

Mesdames et Messieurs les Invités, Investisseurs et Organismes de Promotion des

Investissements

Mesdames et Messieurs les organisateurs

Distingués invités,

C'est avec un réel plaisir et un honneur de vous souhaiter, à vous toutes et tous, la

bienvenue au Symposium Mines Guinée 2022.

Bienvenue à cette plateforme unique de rencontres, d'échanges, de réseautage et

d'affaires pour promouvoir, accompagner et supporter le développement de la

recherche et de l'exploitation des ressources minières de la République de Guinée.

Au nom des membres de la Chambre des Mines de Guinée et de tous les Opérateurs et

Investisseurs associés, je voudrais vous dire combien de fois nous nous réjouissons de

votre choix de la DESTINATION GUINEE pour vous y établir et y prospérer dans un

cadre incitatif, sécurisé et engagé pour le développement durable et l'exploitation

responsable du potentiel géologique et minier de notre beau pays, la Guinée.

Soyez rassurés que la forte résilience dont a fait preuve l'économie Guinéenne face au

Covid-19, les actes posés par les nouvelles autorités aux premières heures de leur

avènement jusqu'à ce jour, en particulier en faveur des Investisseurs et Opérateurs

miniers en activité, constituent des motifs suffisants pour nous rejoindre dans le cadre

d'hospitalité  qu'est la Guinée.

Chers participants,

Durant les 4 prochains jours de rencontre et aussi de débats, ayez l'esprit critique,

demandeur, posez des questions, nous serons là présents pour témoigner et vous

donner un éclairage objectif sur les perspectives de rentabilité et de durabilité de vos

investissements en Guinée.

Encore une fois merci pour avoir choisi la Destination Guinée, une destination

dynamique de refondation de l'Etat et de moralisation de la gestion publique, garante

de transparence et de sécurité de vos investissements.

Notre législation minière, les Conventions en place et tous les textes d'application en

cours de mise en place progressive en font foi.

Gardez juste à l'esprit qu'il n'y a point d'exploitation durable des ressources naturelles

sans bénéfices partagés, sans conformité légale et règlementaire, sans normes et

standard sociaux, environnementaux et à Gouvernance reconnue.

C'est pourquoi, l'appel qui vous est lancé par le Chef de l'Etat, le Colonel Mamadi

Doumbouya est un appel à la coopération franche, engagée pour la transparence, le

Contenu Local et le strict respect des engagements réciproques et la redevabilité.

Nous nous faisons l'écho de cet appel pour vous exhorter à nous rejoindre en Guinée

pour y prospérer ensemble avec les Guinéens et les Guinéennes.

Bon Symposium à vous

Je vous remercie.

Interview de Youssouf Sylla, DG de GAC, sur agricaguinee.com: "Nous comptons doubler notre contribution à l'économie guinéenne..." 

BOKE-Guinea Alumina Corporation (GAC) a démarré en juillet 2019 ses exportations de bauxite extraite de sa mine de Tinguilinta, dans la région de Boké. Le minerai est transporté par voie ferrée au port minéralier de Kamsar sur une distance de 90 km par un train de 150 wagons. Youssouf Sylla, le nouveau Directeur Général de GAC, nommé en avril dernier à la suite du départ de l'ancien directeur Malick N'Diaye, nous a accordé une interview dans laquelle, il a mis l'accent sur les progrès réalisés, les perspectives et le niveau d'avancement du projet de raffinerie.

AFRICAGUINEE.COM : depuis votre nomination au poste de DG de GAC, quelles sont les réformes entreprises ?

YOUSSOUF SYLLA : Nous travaillons depuis plusieurs années sur le développement du contenu local. Nous voulons aider les entreprises guinéennes à saisir les opportunités liées à notre chaîne d'approvisionnement afin qu'elles puissent bénéficier de l'impact de notre activité ici en Guinée. En 2021, nos achats locaux en biens et services se sont chiffrés à 111,7 millions de dollars soit 52 % de l'ensemble de nos achats. Nous voulons aller encore plus loin dans notre engagement. C'est pourquoi, d'ailleurs, nous travaillons avec la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat qui est l'outil de développement du contenu local mis en place par le gouvernement, et dont nous sommes le premier partenaire.

À l'horizon 2040, quelles sont les perspectives ?

Nous poursuivons notre montée en puissance. En 2021, nous avions un objectif de production de 11,3 millions de tonnes exportées et cette année on vise 13,7 millions de tonnes exportées. Nous avons entamé depuis quelques années notre processus de « guinéanisation » en développant nos talents guinéens. Plusieurs postes clés sont déjà occupés par des Guinéens talentueux et compétents et nous continuons à identifier les hauts potentiels au sein de notre personnel pour les accompagner et les former afin qu'ils puissent occuper, le moment venu, les positions tenues par les expatriés. Nous souhaitons doubler d'ici quelques années notre contribution à l'économie nationale en augmentant notre croissance organique, en favorisant les achats locaux et en contribuant au développement socio-économique de la Guinée.

Qu'en est-il du projet de raffinerie ?

Le projet avance bien. Nous sommes même un peu en avance sur notre chronogramme. Nous avons également débuté la troisième phase de nos études de faisabilité et la recherche de financement.

Actuellement, nous faisons face à de nombreux défis. Je pense notamment à la situation économique mondiale qui se dégrade avec l'inflation et l'augmentation importante des taux d'intérêt qui affectent notre recherche de financement. Il y a également de grandes perturbations dans la chaîne d'approvisionnement. Je vous donne un exemple entre mille : nous avons de la difficulté à trouver des véhicules neufs pour renouveler notre flotte de véhicules. Enfin, il y a également l'approvisionnement en énergie propre de la raffinerie qui n'est pas encore réglé.

Mais bon, ce ne sont pas les premiers défis que nous avons à relever ; nous en avons vu d'autres. Nous les surmonterons également, j'en suis persuadé.

Pour la protection de l'environnement, quelle est la politique mise en œuvre par votre entreprise ?

Toutes les activités que nous menons dans le cadre de l'exploitation de notre mine sont alignées au cadre de durabilité et aux normes de performance de la Société Financière Internationale, ainsi qu'aux exigences règlementaires du gouvernement guinéen.

Notre stratégie consiste à réhabiliter notre mine au fur et à mesure. Nous avons entamé cette année la réhabilitation des plateaux qui ne sont plus en exploitation. Sur un objectif planifié de 100 hectares pour 2022, 116 hectares ont été déjà réhabilités et 31 hectares supplémentaires sont entrain d'être reprofilés pour atteindre 147 hectares d'ici la fin de l'année. Les activités de réhabilitation se font avec nos communautés qui fournissent les plants dont nous avons besoin et qui peuvent ainsi profiter des opportunités économiques de cette activité.

En ce qui concerne la relocalisation des communautés impactées, que fait GAC ?

Comme je l'indiquais plus tôt, nous appliquons les normes et standards les plus élevés en matière de gestion d'impacts environnemental et social. Nous sommes conscients que l'exploitation de notre mine peut entraîner des changements dans l'utilisation des terres et des perturbations pour nos voisins. Nous avons donc mis en place des plans pour minimiser activement ces impacts, et lorsque nous ne sommes pas en mesure de les éviter, nous élaborons des plans pour compenser. Chaque communauté qui est impactée par notre activité fait l'objet d'étude et de compensation. Ces compensations sont réglementées et sont faites en collaboration avec les communautés concernées.

La santé, sécurité sur vos différents sites est de rigueur. Qu'est-ce qui explique cela ?

Sans nos employés, cette entreprise ne peut pas se faire. Ils sont au cœur de notre stratégie et ils représentent la ressource la plus importante pour nous. Il est normal que nous nous assurions de leur santé et de leur sécurité. Nous créons donc pour cela des conditions et un environnement de travail propices qui permettent à chacun d'eux de rentrer à la maison en bonne santé après leur quart de travail.

Chaque employé sur le site a la possibilité si sa santé est mise en danger, d'arrêter la production. Cela est extrêmement important pour nous.

Quelle est la stratégie pour encourager la couche féminine à intégrer l'industrie minière ?

Nous sommes en train de travailler là-dessus. On a commencé l'année passée. Le processus continue pour aider les femmes à accéder à des emplois qui sont traditionnellement occupés par des hommes. Notre roue-pelle, qui est l'une des plus grosses pièces d'équipement au port de Kamsar, est opérée par une femme. Nous avons des femmes à la mine qui supervise le chargement des trains et des conductrices de locomotive au niveau du chemin de fer. On encourage les femmes à postuler aux différents appels à candidatures, mais aussi nous encourageons les femmes entrepreneurs à soumissionner à nos appels d'offres afin qu'elles puissent bénéficier des opportunités qu'offre notre chaîne d'approvisionnement.

Monsieur le Directeur Général, aujourd'hui quelle est la relation qui existe entre GAC et les institutions d'enseignement supérieur ?

Pour le moment nous sommes en pourparlers avec elles. Des visites sont prévues les semaines à venir dans certaines écoles et certaines universités pour discuter avec elles, étoffer notre base de données RH avec de potentiels candidats qui pourraient nous être utiles dans le futur.

Que fait GAC pour le respect des droits humains sur ses sites ?

Vous avez dû sûrement voir plusieurs panneaux qu'on a mis un peu partout où nous encourageons les gens à dénoncer tout manquement lié aux droits de l'homme. C'est quelque chose d'important pour GAC et nous appliquons une politique de zéro tolérance pour les violations liées aux droits des employés de GAC ou de nos sous-traitants. Nous avons récemment mis en place une politique contre la discrimination et le harcèlement pour protéger nos employés des abus dont ils pourraient faire l'objet.

Depuis le démarrage du projet en 2019, chaque année, des améliorations sont constatées dans la production. Quel est le secret ?

Nous sommes constamment dans un processus d'amélioration continue de nos opérations. Depuis 2019, nous avons amélioré notre processus de production par la formation de nos employés, par l'achat de nouveaux équipements et surtout par l'application stricte des procédures de santé et de sécurité au travail. Nous sommes une organisation axée sur la performance, et qui cultive l'excellence.

Quel est votre mot de la fin ?

GAC a pour ambition d'être un citoyen corporatif responsable. Nous travaillons avec le gouvernement, les autorités locales, les institutions et nos partenaires à maximiser notre impact sur la Guinée, en créant des emplois durables, en favorisant les achats locaux de biens et services auprès d'entreprises guinéennes afin qu'elles aussi, à leur tour, créent des emplois pour les guinéens. Et en investissant dans des programmes sociaux au bénéfice des communautés de notre concession.

Entretien réalisé par Siba Engagé

Secteur minier : Bronwyn Barnes, nouvelle administratrice de la SMFG, après le départ de Youla 

De nouveaux responsables nommés à la tête de la société HPX et sa filiale Guinéenne SMFG. L'information a été donnée par HPX dans une «annonce» faite sur le site internet de la SMFG qui officialise dans la foulée le départ de son «directeur et chef de la direction» remplacé par Mme Bronwyn Barnes .

Selon la publication intitulée «ANNONCE : CHANGEMENTS À LA DIRECTION», Mme Bronwyn Barnes a été nommée PDG de HPX et administratrice de SMFG avec effet immédiat ». Et qu'elle «partagera son temps entre Londres et Conakry au cours des prochains mois au fur et à mesure que les prochaines étapes critiques avec Nimba se dérouleront».

Avant d'indiquer que «Monsieur Mamady Youla et SMFG/HPX ont décidé d'un commun accord de mettre fin à leur collaboration avec effet immédiat ». Et que, «M. Youla quittera SMFG en tant que directeur et chef de la direction et travaille actuellement avec la société pour assurer un transfert en douceur ».

Et d'ajouter que «Mamady reste à la disposition de la Société à l'avenir pour aider si nécessaire et la Société le remercie sincèrement pour son soutien au projet au cours des trois dernières années, ainsi que pour son dévouement et son engagement personnel envers nos employés ».

Dans la même logique, parlant de la nouvelle dirigeante, la publication indique que «Bronwyn assumera le rôle de PDG par intérim de SMFG jusqu'à ce qu'un processus de recrutement formel pour nommer un nouveau PDG soit terminé ».

En termes de réactions, l'annonce rapporte que «Mme Barnes a déclaré : « Je tiens à remercier personnellement Mamady Youla pour les services qu'il a rendus à la Société au cours des trois dernières années. Mamady a été un grand leader et un ami pour beaucoup d'entre nous dans le projet, et nous lui souhaitons plein succès dans ses projets futurs ».

De son côté, Mamadi Youla sollicité par Guineenews, écrit que « pour ce qui est de la communication autour de cette question, je vous reviendrai».

A propos de la nouvelle PDG de HPX et administratrice de SMFG, l'annonce informe qu'elle a plus de 25 ans d'expériences...

Guineenews

Dissémination des rapports ITIE des exercices 2019 et 2020 dans les préfectures et les sites miniers : Informer et sensibiliser les populations des Préfectures qui abritent les zones minières sur les résultats des revenus issus des industries extractives


A la faveur de deux réunions consécutives auxquelles la CMG a pris part, tenues les 26 et 27 octobre dernier, la Commission Communication et renforcement des capacités mise en place par le Secrétariat Exécutif et le comité de pilotage de l'ITIE -Guinée ont procédé à l'examen et à l'adoption des TDR pour la dissémination des rapports ITIE des exercices 2019 et 2020 qui se déroulera du 20 novembre au 12 décembre 2022 dans les préfectures minières et sur 3 sites miniers .

Au terme des débats, le comité de pilotage qui regroupe l'ensemble des parties prenantes (Etat, Société civile et Sociétés minières) est parvenu aux conclusions suivantes :

- Approbation des TDR et du budget de la dissémination du Rapport assoupli des exercices 2019 et 2020 de l'ITIE-Guinée, sous réserve de mieux définir le trajet ou l'itinéraire de la mission, de prévoir une équipe médicale et une assistance mécanique pour les véhicules

- Diffusion, avant le départ de la mission, des TDR auprès des autorités de toutes les préfectures minières à visiter afin de les convaincre du bien-fondé et de l'impact de la dissémination des rapports

- Association des sites d'information des parties prenantes (CMG, S/E ITIE et Gouvernement) à la vulgarisation de l'exercice

- Bonne appréciation de l'appui que certaines sociétés minières, telles que la CBG, la SAG et la SMD, apportent aux missionnaires sur le terrain (hébergement et nourriture)

En définitive, le Comité appelle à l'implication de toutes les parties pour la réussite de cette mission de dissémination qui vise finalement à informer et à sensibiliser les populations des Préfectures minières sur l'apport des compagnies minières à leur développement socio-économique.

M. KEITA

CNT : La Chambre des Mines de Guinée (CMG) représentée à la cérémonie de reprise de la session parlementaire

Le Conseil national de la Transition (CNT) a repris ses activités le 26 octobre 2022, au Palais du Peuple à Conakry, en présence de nombreux invités dont Mr Ibrahima Kalil Tounkara, membre du Conseil d'administration, représentant la CMG.

Cette cérémonie de reprise a été marquée par les interventions du président du Parlement de la CEDEAO, le président du CNT du Mali et de celui du CNT de la Guinée, Dr Dansa Kourouma.

Dans son allocution, le Président du CNT de la Guinée, parlant de l'ordre du jour, a indiqué qu'il s'inscrit en droite ligne de la mission principale de la Transition, se rapportant à la refondation de l'Etat et s'appuyant sur la rectification institutionnelle. Par ailleurs, Dr Dansa Kourouma a estimé que " La Transition ne peut réussir sans l'engagement de tous les fils et toutes les filles de Guinée en faveur de la promotion du dialogue qui mobilise les instances et structures de la CEDEAO venues renforcer le cadre mis en place par les hautes autorités gouvernementales. "

Pour sa part, le président du Parlement de la CEDEAO, Mohamed Siddie Tunis, a réaffirmé le soutien de son institution au peuple de Guinée avant d'encourager " les Guinéens à entretenir la paix et la sécurité afin de mener cette transition."

Quant président du CNT du Mali, le colonel Malick Diaw, il a rappelé la convergence de vues entre le CNT du Mali et celui de la Guinée avant de déclarer : " Au-delà de l'aspect cérémonial, il y aura des séances de travail qui se passeront entre le CNT du Mali et celui de la Guinée, parce que nous vivons pratiquement les mêmes situations. C'est l'occasion de venir s'enrichir des belles expériences guinéennes pour que nous puissions ensemble réussir cette transition. "

M. KEITA


Lutte contre la corruption : Une question au centre des préoccupations de la Chambre des Mines de Guinée

En attendant les prochaines étapes de l'atelier de brainstorming pour le choix des domaines d'intervention en vue d'une analyse approfondie sur les pratiques de corruption dans le secteur minier, organisé le 13 octobre dernier, il convient de rappeler que la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a activement pris part aux travaux dudit atelier.

Au cours de cet atelier, après la présentation des résultats de l'étude documentaire, les parties prenantes (Société civile ; Représentants du Gouvernement ; Sociétés minières, la filière bauxite notamment et les médias), à travers une démarche interactive, ont choisi plusieurs domaines d'intervention pour des fins d'analyse approfondie et se sont engagées à participer aux étapes suivantes, notamment du diagnostic approfondi de la corruption à la priorisation des interventions jusqu'à l'élaboration du plan d'action.

La CMG, en tant qu'Union patronale du secteur minier formel guinéen, représentée par M. Ismaël Diakité, son Président du Conseil, a tenu à remercier les organisateurs de l'atelier avant d'insister sur l'importance de l'exercice pour e secteur qui, du fait de sa taille, est perçu comme l'un des plus exposés à la corruption. En outre, M. Diakité a apporté des éclairages en expliquant, notamment, que les ressources minières, étant non renouvelables, il est impératif que le vide laissé par l'exploitation minière soit comblé par ses bénéfices pour les communautés et autres agents économiques. Par ailleurs, a-t-il ajouté, le secteur minier est dominé par l'apport des capitaux, des marchés et des expertises étrangers, d'où la majeure partie des risques à l'étranger. Donc, à cause des deux éléments, le Gouvernement et les partenaires ont raison de se baser sur ce secteur qui est ouvert à plusieurs autres domaines (construction, achats locaux, etc.). C'est pourquoi, la CMG, ouverte à la discussion concernant la question de la corruption, va jouer sa partition dans cette lutte engagée contre la corruption sur toutes les chaines de valeur dans le secteur minier. Enfin, le Président de la CMG a recommandé d'impliquer tous les acteurs, notamment les opérationnels, concernés par la question afin d'atteindre des résultats tangibles.

M. KEITA

RENCONTRE CMG - MMG : Recueillir les orientations du Ministre des Mines afin de trouver des solutions aux contraintes et difficultés essentielles des sociétés minières évoluant en Guinée 

Une importante délégation de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), conduite par M. Ismaël DIAKITE, Président du Conseil d'administration (PCA), a rencontré ce lundi 10 octobre 2022 M. Moussa MAGASSOUBA, Ministre des Mines et de la Géologie (MMG), entouré de nombreux cadres de son département.

L'objet de la rencontre était de présenter au MMG le résultat des réflexions entamées par la CMG pour identifier les problèmes auxquels les sociétés minières sont confrontées et proposer des idées de solutions y afférentes. A préciser que ces réflexions ont été initiées à la demande de la Primature, à la faveur de l'audience que M. le Premier ministre a accordée à la CMG, le 6 septembre 2022.

Au cours de la rencontre, tenue dans la salle de conférence du MMG, l'honneur est revenu au PCA de la CMG de présenter l'objet de la rencontre et les membres de sa délégation comprenant M. Youssouf SYLLA, DG de GAC ; M. Abdourahmane DIABY, Trésorier de la CMG et Directeur pays de la SAG ; Me Ibrahima CAMARA, DGA de la SMD, M. Mamadou KEITA, DG par intérim de AMC ; M. Mahmoud KOUROUMA , Directeur des affaires juridiques ; M. Sonny DOUMBOUYA, DG de AMR ; M. Lamine TOURE, Direction Générale de BAM et M. Ibrahima Kalil TOUNKARA, Directeur des relations gouvernementales de BAM.

Après avoir planté le décor, M. DIAKITE et ses pairs de la CMG, ont, conformément à un programme préétabli, exposer sur certains sujets de préoccupations, notamment :

  • L'insécurité dans les zones minières et son corollaire l'envahissement des concessions minières et l'infiltration d'opérateurs étrangers fortement équipés d'engins lourds ;
  • Les manifestations violentes et récurrentes des communautés riveraines ;
  • L'absence de Référentiel pour la compensation des populations impactées par les projets miniers ;
  • L'absence ou l'insuffisance de textes d'application de la loi sur le contenu local (Achats locaux, sous-traitance locale, emplois « locaux ») ;
  • Les attentes souvent longues et onéreuses dans l'obtention des autorisations et permis divers, le renouvellement de permis, dont ceux liés à la logistique aérienne et maritime, la gestion environnementale, les formalités d'entrée et de séjour en Guinée en faveur des employés étrangers ;
  • Les modalités pratiques d'application du prix de Référence de la Bauxite ;
  • Le remboursement des crédits TVA ;
  • Les injonctions fiscales, contrôles et inspections répétées sur les sites des opérations, etc.

Après avoir pris bonne note des déclarations des administrateurs de la CMG, M. MAGASSOUBA a salué l'initiative de leur démarche auprès de son institution avant de répondre à certaines préoccupations, conformément aux actions déjà engagées par le Gouvernement : la tournée du Ministère dans les zones minières pour sensibiliser les communautés sur l'importance de la sécurité des investisseurs, l'engagement pris le Président de la transition pour sécuriser les investissements, les efforts continus des différents ministères concernés pour répondre à toutes préoccupations.

Par ailleurs, le Ministre a donné d'utiles conseils et orientations relatifs, notamment, à :

  • La nécessité, pour les sociétés minières, d'entretenir des relations de respect mutuel avec les communautés riveraines de leurs sites d'exploitation ;
  • La nécessité, pour la Chambre des Mines de Guinée, de passer par le Ministère des Mines, pour remonter leurs différentes demandes auprès des autres départements ministériels ou autres structures de l'Etat, etc.

C'est ainsi qu'à l'issue de la rencontre, face à la presse, le Ministre et le Président de la CMG ont livré leurs sentiments, tout en s'engageant à multiplier ce genre de rencontres.

M. Ismaël DIAKITE a, pour sa part, déclaré : « Nous avons récapitulé un certain nombre de problèmes auxquels nos entreprises sont confrontées dans la conduite de leurs opérations sur le terrain, que ce soit en phase d'exploration, de développement ou d'opération . Donc, ces problèmes ont été discutés et passés au peigne fin avec M. le Ministre. C'est un homme pratique, un homme de métier et un homme d'expérience et qui, également, du fait qu'il a un profil d'ingénieur, a des approches très systématiques pour la résolution des problèmes. Nous partons d'ici satisfaits des réponses que nous avons reçues et surtout de toutes les ouvertures qu'il a créées pour continuer le dialogue, pour continuer à résoudre les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présentent et améliorer de façon continue notre manière de travailler. ».

Pour terminer, il convient de noter que d'autres sujets liés à l'organisation du symposium minier de 2022 et l'application du protocole d'accord signé ente la CMG et le MMG ont également été abordés. Ils sont en cours de discussion et feront l'objet d'un suivi régulier.

M. KEITA

Stabilisation sociale dans la zone de Boké : Contribution remarquable du Consortium SMB-Winning

Le Consortium SMB-Winning vient d'offrir 4 véhicules tout terrain, type pickups, de marque Foton TUNLAND à l'Escadron Spécial de Gendarmerie Mobile près la Société Minière de Boké (SMB)

C'est M. Ismaël Diakité, Haut Représentant du Consortium Winning et Directeur Général Adjoint de la SMB qui a remis, ce mercredi 5 octobre 2022, les clés des véhicules au Général de Brigade Balla Samoura, Haut commandant de la gendarmerie nationale, Directeur de la justice militaire, qui les a aussitôt mis à la disposition du commandement dudit Escadron.

Ces véhicules, équipés de grilles de protection, de pare barricades et de sirène viennent à point nommé pour assister la gendarmerie nationale dans la stabilisation sociale dans la zone minière de Boké.

A noter que cette cérémonie de remise s'est déroulée en présence des colonels chefs de services spécialisés de la gendarmerie nationale qui, à la suite du Général de Brigade Samoura, ont magnifié ce geste du Consortium SMB-Winning.

À propos du Consortium SMB-Winning

Fondé en 2014, le Consortium SMB-Winning est le premier producteur et exportateur de bauxite en Guinée et du continent africain, avec 43 millions de tonnes de bauxite exportées en 2019. L'alliance regroupe trois partenaires mondiaux dans les domaines de l'extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; UMS, une société guinéenne de transport et de logistique ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d'aluminium. Attaché à l'engagement des entreprises pour l'atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD), la conception du projet industriel du Consortium prend en compte le contexte environnemental et social tout au long de la chaîne des opérations.

M. KEITA

Décret : Un administrateur de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) nommé au conseil d'administration de la CNSS

M. Abdourahmane Diaby, Directeur pays de la SAG, a bénéficié le mardi 4 octobre 2022 d'un décret du Président de la transition pour siéger, en tant que représentant de la CMG, au Conseil d'administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Voici la composition dudit Conseil, présidé par (1) M. Aboubacar Kourouma, Secrétaire Général du Ministère du Travail et de la Fonction Publique :

2- Mme Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du Ministère du Travail et de la Fonction Publique

3- Dre Madina Cissoko, Directrice communale de la santé de Matoto du Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique

4- Mme Aissata Soumah, Directrice générale adjointe du Portefeuille du Ministère de l'Economie, des Finances et du Plan

5- Elhadj Amadou Diallo, Trésorier à l'Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (UST)

6- M. Ismaël Keita, vice-président chargé de la communication de la confédération générale des entreprises de Guinée

7- M. Abdourahmane Diaby, Directeur pays de la SAG

8-M. brahima Diané, PDG de SODIGAZ

9- M. Aziz Kader Camara, membre du secrétariat exécutif de la CNTG

10- M. Laye Dounoh, membre du secrétariat exécutif de la CNTG

11- M. Mohamed Bamba Camara, Directeur général du service national des bourses extérieures

M. KEITA

SANTE / EPIDEMIES : Situation épidémiologique de la Guinée à la date du 30 Septembre 2022

POINTS SAILLANTS:

Situation des fièvres hémorragiques virales

1. FH. Lassa:

  • Épidémie de mars 2022 : 02 cas confirmés, tous guéris .
  • Épidémie en cours juillet 2022 : 00 nouveau cas;

Date de confirmation du dernier cas: 21/09/2022 (N'Zérékoré)

2. Rage canine

  • Détection d'un cas de rage humaine à Siguiri, résident dans la sous-préfecture de Banora (Dinguiraye) , Garçon de 7 ans décédé le 24 septembre 2022

3. COVID 19 :
On note une diminution du nombre de tests effectués, passant de 1 918 la semaine 37 à 1 571 cette semaine 38, soit -18%.


Synthèse du Volet Santé CMG

Secteur minier : Partage et échanges sur le développement du contenu local

La Chambre des Mines de Guinée (CMG), représentée par son Président Ismaël Diakité, a reçu le mercredi 28 septembre 2022 une mission venant du Burkina Faso pour un partage d'expérience en matière de fourniture locale de biens et services dans le secteur minier.

M. Diakité a saisi l'occasion de la rencontre de ce mercredi pour expliquer toute l'importance que les sociétés minières, regroupées au sein de la CMG, accordent au contenu local. Il a par ailleurs, rappelé l'engagement de ces sociétés à promouvoir et à respecter le contenu local guinéen, par obligation de conformité légale et règlementaire, mieux, par responsabilité sociétale.

Après un aperçu du cadre légal institutionnel et règlementaire, notamment la nouvelle loi qui institue une agence de régulation rattachée à la Présidence de la République et avec des exemples concrets, le Président de la CMG a démontré que ces sociétés s'attèlent, ensemble, à avancer vers un contenu local substantiel qui devra permettre d'avoir des retombées économiques concrètes sur la Guinée, attestant ainsi que « le Contenu local n'est pas une option mais une obligation de performance».

Aussi a-t-il rappelé que c'est un moyen de répartition de la richesse nationale, de développement socio-économique et surtout d'aide à l'émergence d'une classe de femmes et d'hommes d'affaires et d'entrepreneurs locaux. La maîtrise de la chaîne de valeur étant aussi un impératif d'équilibre économique et social.

A l'issue de la rencontre, la délégation du Burkina Faso, après avoir partagé ses propres expériences, a marqué sa satisfaction pour la qualité des échanges et promis de poursuivre la collaboration notamment avec l'Alliance des fournisseurs Burkinabé de biens et services miniers et la Chambre des Mines du Burkina Faso.

M. KEITA

Rencontre entre la Chambre des Mines de Guinée et le Gouvernement : L'amorce de discussions franches autour de sujets visant une exploitation minière durable et responsable en Guinée 

Le mercredi 31 août 2022 à Conakry ; une importante rencontre a eu lieu entre le chef du gouvernement et les acteurs du secteur minier guinéen. L'objectif de cette rencontre était d'échanger sur les sujets de préoccupations de chacune des parties prenantes afin de créer ou de garantir un meilleur cadre de collaboration.

L'honneur est revenu à M. Ismaël Diakité, en sa qualité de Président de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), de prendre la parole pour, tout d'abord, témoigné la reconnaissance de sa corporation aux nouvelles autorités pour les différentes mesures prises, notamment l'assouplissement du couvre-feu, la levée de la fermeture des frontières terrestres et maritimes, qui ont permis aux entreprises minières de poursuivre leurs opérations, dès le lendemain de la prise du pouvoir par le CNRD.

M. Diakité, en tant qu'expert en la matière, a ensuite dépeint la réalité du secteur minier. Selon lui, « le secteur minier est loin d'être un long fleuve tranquille. Si ce ne sont pas les volatilités des coups des matières premières ou l'inflation des produits importés, ce sont les conditions sociales et communautaires qui marquent les sites de nos opérations. Nous vivons tout cela en mettant au-devant notre responsabilité sociétale et nos engagements en matière de gouvernance, de redevabilité et de développement durable... » (Voir l'intégralité du discours dans l'article précédent).

Avant de conclure son intervention M. Ismaël Diakité a sollicité une audience, auprès du Premier ministre, « pour discuter des questions une à une ».

Pour sa part, M. Moussa Magassouba, Ministre des Mines et de la Géologie a tenu à énumérer quelques réformes entreprises dans le secteur minier guinéen depuis l'arrivée des nouvelles autorités, au nombre desquelles « l'assainissement progressif du cadastre minier, l'application des dispositions du code minier relatif aux droits de commercialisation en son article 138, le règlement à l'amiable au lieu des contentieux judiciaires qui sont coûteux et peu productifs, la conclusion et la signature de l'accord cadre pour la mise en valeur du projet Simandou, le lancement des programmes de construction des projets de raffineries dans notre pays, l'adoption d'un prix de référence de la bauxite, la mutualisation des infrastructures minières et un suivi rigoureux du contenu local dans tous les secteurs, la maîtrise des quantités de bauxite exportées... ». En outre, le Ministre des Mines a confié que « le gouvernement s'engage à assurer la sécurité des zones qui sont aujourd'hui occupées, soit par des mines en exploitation, soit par des projets miniers. Ça c'est l'objectif principal et le rôle régalien de l'Etat guinéen. Sous le leadership du premier ministre, le ministère des mines va travailler avec chaque opérateur ici dans la résolution des problèmes spécifiques. Les discussions vont continuer... ».

Présidant la rencontre, Dr Bernard Goumou, Premier ministre, a rassuré les investisseurs miniers en ces termes : « La Guinée respecte et respectera tous les engagements, conventions et accords auxquels elle a souscrit. Je vous rassure de la volonté du gouvernement de poursuivre la matérialisation de cet engagement. Nous sommes convaincus que ce n'est qu'ensemble que nous pouvons réussir à faire de nos projets, des réalités tangibles. Je réitère donc la volonté manifeste du gouvernement ... à favoriser un climat des affaires propices dans notre pays. En plus de vos contributions au développement communautaire qui sont à saluer, je vous invite à renforcer la cohabitation harmonieuse avec les communautés locales gage d'une licence sociale. Dans cette perspective, je vous demande cordialement à protéger dans vos périmètres miniers, les zones agricoles pour quele tandem mines-agriculture soit une réalité pour un développement durable et inclusif... ».

Par ailleurs, le PM, après avoir lancé un appel en faveur de l'amélioration des conditions sanitaires des communautés riveraines, a informé que « le gouvernement vient de valider en conseil des ministres, un projet de loi sur le contenu local qui sera soumis très prochainement, au Conseil National de la Transition pour son adoption. Je vous rappelle la nécessité de la domiciliation des risques miniers en République de Guinée conformément au code des assurances. ».

Le PM a également rappelé les efforts et les projets du gouvernement pour la sécurisation des sites miniers, pour la structuration de l'exploitation artisanale de l'or et du diamant , pour la création d'une expertise locale, etc.

Pour répondre à la sollicitation de la CMG, Dr Bernard Goumou a instruit le Ministre des Mines de recevoir « individuellement, dès la semaine prochaine » la chambre pour échanger sur les grands défis de l'heure.

M, KEITA

Rencontre entre la CMG et le gouvernement : Discours de Monsieur le Président du Conseil d'Administration de la Chambre des Mines de Guinée - Mercredi le 31 août 2022 

Son Excellence Mr Bernard Gomou, Premier Ministre Chef du Gouvernement,

Son Excellence Mr Moussa Magassouba, Ministre des Mines et de la Géologie,

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Hauts Cadres des compagnies minières et Associés,

Mesdames et Messieurs,

Très chers collègues,

Dans cette salle archicomble, nous sommes très honorés d'avoir été invités pour cette initiative de rencontre très opportune.

Permettez-moi de vous en remercier et surtout d'être notre interprète auprès de l'ensemble du gouvernement et des hautes autorités de notre réelle satisfaction.

Je voudrais surtout vous dire et d'ailleurs à son Excellence Mr le Ministre des Mines et de la Géologie que nous nous sentons en famille, la famille des miniers de Guinée et du monde dont vous êtes membres. Pour vous pour ce que l'on sait de votre parcours, et pour le Ministre des mines et de la Géologie pour sa formation et son expérience professionnel.

Quand on est une famille, pour moi on est dans le sacré. Qu'il s'agisse de la famille en milieu social ou la famille professionnelle, il y a des règles, des droits, des devoirs et des sentiments de respect, d'appartenance et d'attachement naturel.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Nous nous rappelons encore lors des consultations nationales où nous avons été appelés comme toutes les autres composantes de la communauté nationale, à exposer nos points de vue sur la vie de notre secteur et sur les perspectives, par le CNRD et en présence de son Excellence Monsieur le Président de la République, Président du CNRD, Chef de l'Etat, Chef suprême des Armées.

Nous y avons répondu et nous nous sommes expliqués. Mr Moussa Magassouba, Directeur Général de la SAG d'alors a parlé ce jour au nom de la branche d'activité des mines de matières précieuses. Nous avons été écoutés avec beaucoup d'attention

Nous vous rappelons aussi les premières mesures de soutien du secteur édictées par le CNRD aux premières heures de la prise de pouvoir :

  • L'assouplissement des mesures du couvre-feu ;
  • De la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes ;
  • L'appel aux investissements sur les garanties et assurances relatives au respect des Accords et Conventions ;
  • L'accompagnement des projets et opérations en cours pour l'administration des mines.

Tout cela pour dire que « je me souviens », nous nous souvenons et nous ne sommes et serons pas ingrats, nos actionnaires se souviennent.

Encore et comme en famille, la reconnaissance est de mise.

Point n'est besoin de dire que nous restons engagés dans le cadre strict du respect de nos accords et conventions, des lois et institutions Guinéennes, de normes et standards régissant notre métier et les professions associées, à répondre à votre appel , à l'appel des autorités, car nous sommes tout simplement des administrés, des entreprises citoyennes, des gens responsables.

Vous nous avez toujours porté une attention.

J'en veux pour preuve :

  • Le plateau de RFI le 16 Juillet dernier où nous nous sommes exprimés librement ;
  • L'Accord de collaboration entre le Ministère des mines et de la Géologie ;
  • L'initiative de la Confédération des Entreprises de Guinée ;

J'en passe....

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Le secteur minier est loin d'être un long fleuve tranquille. Si ce ne sont pas la volatilité des cours des matières premières ou l'inflation importée, ce sont les convulsions sociales et communautaires qui marquent les sites de nos opérations.

Nous vivons tout cela en mettant au-devant notre responsabilité sociétale et nos engagements en matière de gouvernance, de redevabilité et de développement durable.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre des Mines et de la Géologie,

Mesdames et Messieurs,

De nombreux défis interpellent aujourd'hui nos entreprises :

dont nos relations avec les principales parties prenantes en Guinée notamment le Gouvernement et l'administration, les communautés riveraines, les employés et les syndicats.

Ensuite, il y a la complexité de certaines contraintes fortement tributaires d'un contexte international particulièrement instable.

Notre souhait est qu'après cette rencontre, il plaise à votre Excellence d'accorder une audience à notre Union Professionnelle/Sectorielle Patronale, la Chambre des Mines de Guinée.

En effet, la Chambre des Mines de Guinée regroupe la plupart des entreprises ici présentes elle se fera le devoir de partager avec vous nos sources de préoccupation dont les principales concernent :

  • L'insécurité dans les zones minières avec comme exemples notoires le cas des sociétés aurifères (envahissement des concessions, destructions des équipements, pertes de production, atteinte à l'intégrité physique des employés, etc.)
  • La récurrence et l'aggravation des conflits (de plus en plus violents), avec les communautés dont la cause réside essentiellement dans l'insatisfaction de certaines attentes dont (électricité, eau, santé, routes...)
  • Nos relations difficiles avec plusieurs services publics dont (i) l'administration minière et la Douane avec les retards enregistrés dans l'approbation des cahiers de charges; (ii) l'administration fiscale avec des injonctions intempestives ;
  • Les attentes souvent longues pour obtenir les autorisations de survol et d'atterrissage des aéronefs affrétés par nos soins.

Les problèmes peuvent être réglés dans la concertation et une collaboration ouverte et active. L'approche que vous voulez introduire dans vos relations avec les principaux acteurs du secteur minier privilégiant l'accessibilité, l'écoute et la concertation pour relever les défis est celle que nous estimons OBJECTIVE, PROACTIVE ET CONSTRUCTIVE.

L'absence de concertation continue d'impacter négativement les activités minières, d'affecter l'image de notre pays auprès de nos actionnaires qui avaient cependant été particulièrement bien rassurés par les prises de position très encourageantes du CNRD au lendemain des événements du 5 septembre 2021.

Permettez-nous de vous réaffirmer, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l'entière disponibilité de la chambre des mines de Guinée et de tous les associés et affiliés pour collaborer au succès de votre approche et à la réussite de l'action gouvernementale en cette période charnière de la vie de notre nation.

Pour joindre la parole à l'action une demande d'audience vous sera transmise des aujourd'hui afin que nous puissions justement abordés toute les questions liées au succès de nos engagements respectifs

Une date de rencontre à votre meilleure convenance nous honorera

Je vous remercie 

Partenariats : La BSTP, à la conquête de la Chambre des Mines de Guinée

Le siège de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a servi de cadre ce mardi 29 août 2022 à une rencontre entre la Chambre et la Bourse de sous-traitance et de Partenariats (BSTP).

La CMG était représentée par M. Youssouf Sylla, son 2ème Vice - Président et Directeur Général de Global Alumina Corporation, entouré de M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif et de M. Amadou Diouldé Souaré, Coordinateur du Réseau Environnement Bauxite.

Du côté de la BSTP, l'on notait la présence de M. Saifoulaye Baldé, Directeur Exécutif, M. Mohamed Kaba, Responsable Partenariats et M. Sanu Djibril, Directeur des opérations.

Il convient de noter que cette rencontre est à l'initiative de la Bourse qui a souhaité, après la mise en place de sa nouvelle équipe, relancer les discussions avec la Chambre afin de partager ses expériences et ses perspectives tout en recueillant auprès des miniers leurs attentes et les priorités dans le cadre de la promotion du contenu local.

La CMG, quant à elle, a réaffirmé son engagement pour la promotion du contenu local, si cher aux opérateurs miniers regroupés en son sein, avant d'insister sur la nécessité, pour la BSTP, de renforcer la visibilité de ses actions et de démontrer aux miniers tout l'intérêt qu'ils pourraient tirer d'un partenariat avec la Bourse, autrement dit « la plus-value » de la BSTP.

En guise de réaction, M. Baldé et ses pairs ont promis d'engager une véritable offensive auprès des sociétés minières pour atteindre cet objectif tout en favorisant la mise en relation, les séances de travail avec les décideurs des entreprises minières et la formation des PME pour l'acquisition de marchés. Tous ces points, ont-ils ajouté, seront développés dans un plan d'actions.

Par ailleurs, la CMG a rappelé l'importance d'engager la réflexion sur les causes de la réticence de certaines sociétés à collaborer avec la BSTP qui pourrait pourtant jouer un rôle de premier plan dans la promotion du contenu local qui interpelle la Chambre. En effet, selon le D.E de la CMG , hormis la Guinée, la CMG traite de cette question du contenu local dans le cadre de la fédération des chambres des mines de la CEDEAO.

Dans la même lancée, l'on a évoqué les expériences de certains projets antérieurs, mis en place en collaboration avec des partenaires, qui n'ont pas eu le succès escomptés. D'où des leçons à tirer.

Plusieurs autres sujets ont également été débattus, en l'occurrence l'adaptation du taux de cotisation au budget de fonctionnement de la BSTP, le rôle et les relations avec le Fonds de Développement Economique Local (FODEL), le management de la Bourse, la nécessité d'intensifier ces genres de rencontres, etc.

En définitive, la BSTP s'est engagée à rencontrer personnellement le Président de la CMG pour bénéficier éventuellement de ses conseils et de son soutien.

M. KEITA

Zoom sur l'arrêté conjoint portant institution d'un prix de référence applicable à la vente de la bauxite en République de Guinée

Selon le Ministère des Mines, le prix de référence de la bauxite est une approche simplifiée des prix de transfert, également appelé "régime de protection", pour les exportations de la bauxite brute. Il s'applique aux transactions entre sociétés liées et entre sociétés guinéennes et sociétés localisées dans un État ou territoire étranger dont le régime fiscal est privilégié.

Il est cependant important de souligner que le prix de référence de la bauxite n'est pas un prix fixe, déterminé unilatéralement par l'État. Ce prix est déterminé par une formule de prix qui s'ajuste chaque jour selon les réalités du marché international de la bauxite. Cette formule peut être révisée par l'État en fonction des évolutions du marché. La formule de prix de référence a été développée pour refléter la bauxite type de la Guinée, proche d'une teneur moyenne de 45% en alumine et 3% en silice.

A noter que l'arrêté entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2022

Pour consulter l'intégralité de l'arrêté : .Exclusif. Mines. La Guinée se fixe un « prix de référence » de la bauxite - Guinee7.com

Rencontre entre la CMG et le Professeur Saleem H. Ali de MIT (USA)

Le mercredi 10 août 2022, la Chambre des Mines de Guinée (CMG), en tant qu'Union patronale des opérateurs miniers en République de Guinée, a eu le plaisir de rencontrer à Conakry, le Professeur Saleem H. Ali, Ph.D., Chef du Département de Géographie et des Sciences spatiales de l'Université du Delaware aux Etats - Unis.

Au cours de son séjour prévu du 07 au 13 août 2022, le Professeur d'universités, chercheur et auteur de plusieurs ouvrages sur l'aluminium, rencontrera les Membres de la CMG pour discuter des pistes de collaboration et donnera les dernières informations sur ses travaux concernant le secteur minier.

Les professionnels du secteur minier auront donc l'opportunité de partager leurs expériences et d'aborder les sujets liés à l'essor de notre domaine d'activité.

M. KEITA

Développement du secteur minier guinéen : Signature d'un Protocole d'Accord entre la CMG et le MMG

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) et le Ministère des Mines et de la Géologie (MMG) ont procédé, ce vendredi 29 août 2022, à la signature solennelle d'un protocole d'accord visant à baliser le chemin de leur future collaboration.

La cérémonie de signature, présidée par M. Moussa Magassouba, Ministre des Mines, s'est déroulée en présence de nombreux cadres du MMG et d'une délégation de la CMG conduite par son nouveau Président M. Ismaël Diakité, accompagné de M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif, et ses assistants.

Après la signature du document retraçant les grandes lignes de l'accord, les deux protagonistes ont livré leurs sentiments :

M. Ismaël Diakité a avoué que cette cérémonie de signature est l'aboutissement d'un long processus, marqué par des efforts consentis par les cadres de la CMG et du MMG, pour convenir des axes de collaboration prenant en compte certaines exigences de la Chambre et les attentes du Ministère pour un partenariat mutuellement avantageux.

En outre, le Président de la CMG, réélu pour un second mandat de 3 ans, a, au nom du Conseil d'administration, sollicité l'appui et l'implication du MMG dans la résolution des problèmes auxquels plusieurs sociétés minières restent confrontées aussi bien sur leurs sites que dans leurs opérations.

Pour sa part, le Ministre Magassouba a reconnu que ce jour est «spécial », compte tenu de l'impact positif que la signature de ce protocole pourrait avoir sur le secteur minier, dans les interactions entre ses différents acteurs. Il a ensuite apprécié l'aide que la CMG ne cesse d'apporter au secteur en général et au MMG en particulier, depuis l'avènement des nouvelles autorités. En guise d'exemple, il a cité l'appui financier de la Chambre à la mission multidisciplinaire, dépêchée récemment dans les sites miniers, pour sensibiliser les communautés à la sauvegarde d'un climat de stabilité propice à l'exploitation minière.

Poursuivant, M. Magassouba a invité les miniers à œuvrer davantage dans la mise en œuvre de leur RSE avant de faire part des priorités de son Département, liés à la construction de bâtiments pour abriter les sièges du MMG, de la CMG et du Centre Africain pour le Développement Minier (CADM).

Le Ministre, tout en estimant que ce projet est réalisable assez rapidement, compte donc sur la conjugaison des efforts des deux partenaires. Ainsi, il a proposé la mise en place d'une commission pour examiner la possibilité de réalisation de ces 3 infrastructures.

Enfin, il convient de noter que, dans le protocole signé ce 29 août 2022, il est préalablement exposé ce qui suit :

Le Ministère et la Chambre, partagent ensemble, le souci de voir le secteur minier guinéen se développer à la satisfaction de toutes les parties prenantes.

A cet effet, chacune des Parties, animée de ce souci, souscrit, sans réserve, à entreprendre toutes activités, consentir les efforts nécessaires afin d'assurer de manière efficace la promotion des potentialités de la Guinée, en vue de leurs mises en exploitation judicieuse et bénéfique.

Dans ce cadre, la Chambre agissant en qualité d'Union Patronale du secteur spécifique des Mines et prenant acte des besoins exprimés par le Ministère, décide de s'impliquer davantage dans la résolution des questions essentielles qui se posent dans la mise en œuvre efficace de la politique minière du gouvernement.

Le Ministère apprécie cette volonté de la Chambre et reconnaît qu'il est utile d'impliquer celle-ci plus fortement dans la prise de décisions concernant la promotion, le développement et l'exploitation des ressources minérales dans l'intérêt bien compris des populations et des investisseurs miniers.

M. KEITA

Election du nouveau Bureau Exécutif de la CMG : La Société Minière de Boké rapplique à la Présidence de l'institution 

La première réunion du nouveau Conseil d'Administration de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), élue le 28 juin dernier lors de sa dernière Assemblée Générale Mixte, s'est tenue ce jeudi 28 juillet 2022 dans la salle de conférence de l'institution.

Elle a enregistré la participation de l'ensemble des membres du Bureau Exécutif sortant présidé par M. Ismaël Diakité, Directeur Général Adjoint de la Société Minière de Boké (SMB) et Conseiller spécial du PDG de Winning Consortium Simandou (WCS).

Avant de procéder au vote pour élire les nouveaux membres du Bureau, plusieurs sujets ont été débattus par les participants, à savoir :

 Le Projet de partenariat entre la CMG et RTI dans les domaines de la santé, de l'environnement, de l'énergie, etc.

 La formation des médecins des entreprises minières pour la lutte contre le paludisme

 La formation des syndicalistes pour une pacification des relations entre employeurs et travailleurs afin d'assurer la sécurité des opérations dans les sites miniers

 La situation des comptes de fermeture des mines qui reste une problématique à résoudre pour la plupart des entreprises minières en phase d'exploitation

 La représentation de la CMG aux Conseils d'Administration de certains organismes publics comme la Société Navale Guinéenne (SNG) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)

 Les actualités du secteur minier, notamment en ce qui concerne la Société Anglo Gold Ashanti de Guinée (SAG), toujours confrontée à l'envahissement de ses puits d'or par les communautés riveraines ; les avancées sur le projet d'exploitation du Mont Simandou ; l'arrêt des opérations d'exportation de l'or de la Société Minière de Dinguiraye à cause de la crise ukrainienne, etc.

Après avoir longuement discuté de ses questions intéressant le secteur minier guinéen, le nouveau C.A a finalement procédé à l'élection du nouveau Bureau Exécutif de la CMG. Elu pour une période de 3 ans, ledit Bureau est composé des sociétés suivantes :

  • Président : Société Minière de Boké (SMB)
  • 1er Vice - Président : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)
  • 2ème Vice - Président : Guinea Alumina Corporation (GAC)
  • Trésorier : Société Anglo Gold Ashanti de Guinée (SAG)

A ces 4 Sociétés élues, s'ajoute M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG qui est non élu, pour constituer le nouveau Bureau Exécutif de la CMG.

M . KEITA

Le Gouvernement guinéen, Rio Tinto-Simfer, Winning Consortium Simandou (wcs) ont signé ce mercredi 27 juillet 2022 la convention de création de la co-entreprise baptisée » Compagnie du Trans guinéen » pour le co-développement de ce mégaprojet estimé à 15 milliards de dollars.

Le gouvernement guinéen, Winning Consortium Simandou et Rio Tinto Simfer constituent la Compagnie du TransGuineen [ CTG ] pour codévelopper les infrastructures ferroviaires et portuaires du projet de minerai de fer de Simandou

  • Coentreprise constituée conformément à l'accord-cadre signé le 25 mars 2022, afin de faciliter les décisions d'investissement pour le cofinancement et le co-développement des infrastructures du projet Simandou.
  • Les partenaires se sont engagés à respecter les normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) internationalement reconnues.

Conakry, 27 Juillet 2022-Le gouvernement de la République de Guinée, Winning Consortium Simandou (WCS) et Rio Tinto Simfer ont constitué aujourd'hui la « Compagnie du TransGuineen » (CTG), une coentreprise pour faire avancer les plans de codéveloppement des infrastructures multi-usages et multi-services du projet de minerai de fer de Simandou.

La constitution de la coentreprise est une étape importante dans la mise en œuvre de l'accord-cadre signé entre les parties le 25 mars 2022. Elle a été entièrement enregistrée et établie en Guinée. A l'issue des négociations sur les accords définitifs de cette entité tripartite, la Compagnie du TransGuineen vise à être la structure centrale pour le codéveloppement des composantes ferroviaires et portuaires du projet de développement du minerai de fer de Simandou.

Suite à la constitution de la coentreprise, les parties vont maintenant travailler sur les prochaines étapes, y compris le pacte d'actionnaires, la finalisation des estimations de coûts et de financement, et l'obtention de toutes les approbations, et autres permis et accords nécessaires pour faire avancer le codéveloppement des infrastructures.

WCS et Rio Tinto Simfer sont déterminés à codévelopper les infrastructures ferroviaires et portuaires conformément aux normes environnementales, sociales et de gouvernance, de référence mondiale. Cette étape ouvre la voie aux échanges fructueux portant sur le pacte d'actionnaires, et à l'obtention des financements nécessaires pour la construction d'un corridor stratégique de plus de 600 kilomètres d'infrastructures ferroviaires s'étendant du sud au sud-ouest de la République de Guinée, ainsi que des infrastructures portuaires dans la préfecture de Forécariah, en Guinée Maritime.

Les infrastructures constituent l'épine dorsale du projet Simandou, qui représentent une importante opportunité de croissance économique pour la République de Guinée, en plus des activités minières qu'elles entraîneront.

Sun Xiushun, président de Winning Consortium Simandou, a déclaré : « Nous sommes extrêmement reconnaissants à nos partenaires de coentreprise, le gouvernement Guinéen et Rio Tinto Simfer pour l'esprit de coopération dont ils ont fait preuve en accomplissant cette étape majeure. La création de la Compagnie du Transguinéen est une avancée positive, et établit une base solide pour la réalisation du projet Simandou. Plus important encore, elle montre que WCS respecte ses engagements de manière concrète : construire et développer la Guinée et permettre un renforcement significatif de l'économie du pays. WCS se félicite de la signature d'aujourd'hui et remercie tous ses collaborateurs sur le terrain et en particulier nos employés guinéens et les communautés environnantes sans lesquels tout cela n'aurait pas été possible ».

Bold Baatar, membre du Comité Exécutif de Rio Tinto en charge du projet Simandou et directeur général de Rio Tinto Copper, a déclaré : « La signature de cet accord souligne l'importance du gisement Simandou dans le monde d'aujourd'hui en décarbonisation. Son développement complétera le solide portefeuille de minerai de fer de Rio Tinto. C'est également un moment très important pour la Guinée et pour les Guinéens, pour qui le corridor d'infrastructures sud du projet a le potentiel d'apporter des avantages significatifs au développement économique régional. Les normes internationales ESG confèrent un avantage certain au projet. Nous sommes très reconnaissants au gouvernement de Guinée et à WCS pour leur collaboration, et sommes impatients de faire de la promesse de Simandou une réalité ».

Djiba Diakité, Président du Comité stratégique du projet Simandou et ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République, a souligné : « sous le leadership du Chef de l'Etat, le Colonel Mamadi Doumbouya, la République de Guinée rassure les partenaires et le monde de sa ferme volonté de développer le projet Simandou dans l'intérêt supérieur des populations guinéennes, mais également des partenaires. Les ressources minières de la Guinée appartiennent sans exclusive, à l'ensemble de ses filles et fils. Par conséquent, rien ne se fera à leur détriment. Bien évidemment, notre pays reste ouvert à tout investissement minier responsable et sérieux qui contribuera à soutenir le développement durable de notre économie et s'engage par ricochet à maintenir un climat des affaires stable et serein. »

WCS et Rio Tinto Simfer, respectivement titulaires des droits sur les blocs 1-2 et 3-4, sont pleinement engagés avec toutes les parties prenantes aux niveaux national et local pour transformer le potentiel du minerai de fer de la chaîne de montagnes Simandou en une source durable de richesse pour le peuple guinéen et pour les générations futures.

Notes aux rédacteurs

  • L'actionnariat de la nouvelle Compagnie du Transguinéen sera partagée entre les partenaires de développement, Simfer Jersey Ltd et WCS, recevant chacun une part du capital de 42,5%, le gouvernement guinéen prenant une participation gratuite de 15% au capital.
  • WCS est un consortium de la société singapourienne, Winning International Group (45%), Weiqiao Aluminium (qui fait partie du China Hongqiao Group) (35%) et United Mining Suppliers International (20%). WCS est titulaire des droits sur les 1-2 de Simandou Nord (dont le gouvernement guinéen détient 15 % et WCS détient 85%) et des infrastructures associées.
  • Le projet de minerai de fer Simandou Sud des blocs 3-4 est exploité dans le cadre de la coentreprise Simfer en Guinée. Cette coentreprise comprend Simfer S.A., qui développe la mine et dans laquelle le gouvernement guinéen détient 15 % et Simfer Jersey Limited 85 %. À son tour, Simfer Jersey Limited, qui co-développe l'infrastructure avec WCS, est détenue par Chalco Iron Ore Holdings (CIOH) (47%) et Rio Tinto (53%). CIOH est actuellement détenue par Chinalco (75%), Baowu (20%), China Rail Construction Corporation (CRCC) (2,5%) et China Harbour Engineering Company (CHEC) (2,5%).

LE DÉBAT AFRICAIN : En Guinée, un changement de cap sur l'exploitation minière ?

Le débat africain sur Radio France International, avec sur le plateau, plusieurs invités guinéens, spécialistes du secteur minier et l'environnement :

- Louopou Lamah, ministre guinéenne de l'Environnement et du Développement durable

- Mohamed Dia, conseiller spécial du ministre des Mines

- Ismaël Diakité, président de la Chambre des Mines de la République de Guinée, Conseiller principal du PDG de Winning Consortium Simandou

Transcription du débat

ALAIN FOKA : Comment peut-on être aussi riche et manquer quasiment de tout ? Deuxième producteur mondial de bauxite, le minerai dont on extrait l'aluminium, elle détient plus de la moitié des réserves de la planète. Elle possède également d'importantes réserves de fer. Il suffit seulement de se baisser dans la région de Siguiri pour en ramasser. Elle est également parmi les 10 premiers producteurs d'or du continent, avec plus de 700.000 onces par an. Ce n'est pas tout : Elle possède du diamant, 700.000 onces par an également. Comment expliquer qu'avec un tel potentiel, une telle richesse, la Guinée croupisse toujours dans la misère et la pauvreté ?

Beaucoup de guinéens qui avaient salué le coup d'état du colonel Mamadi Doumbouya espéraient qu'il changerait la donne et que le secteur minier, gangréné par la corruption, permettrait enfin, au moins, de prendre son envol. 9 mois après, où en est-on ? Qu'est ce qui a changé ?

Les rumeurs vont évidemment bon train.

Avant de commencer le débat, un état des lieux : les Guinéens et les africains en général qui s'intéressent aux questions minières ont envie de comprendre comment avec un tel potentiel, la Guinée reste pauvre. Qu'est ce qui n'a pas marché ? C'est la question que tout le monde se pose.

KEMOKO TOURE : la première chose qui me vient à l'esprit, c'est que nous travaillons dans les mines comme nous travaillons au niveau de l'Etat. C'est-à-dire qu'il n'y a pas toujours ce que j'appelle cette conscience collective de la responsabilité individuelle, indépendamment des modes d'attribution des concessions minières ou des pourcentages alloués à la Guinée pour son droit à la terre. Indépendamment de ces aspects qui peuvent être discutés séparément, la Guinée a quand même des revenus sur les mines qui sont infimes par rapport à ce qu'ils devraient être...Lorsque l'on négocie, c'est comme dans une famille - j'aime bien certaines formules en Guinée, mais l'application ne tient pas - il y a 13 millions de Guinéens et il y a quelques-uns qui sont choisis pour négocier avec les autres le sort de la Guinée....

ALAIN FOKA : Mettez des mots sur les raisons de ce paradoxe : Riche mais pauvre !

ISMAEL DIAKITE : chez nous les miniers, la richesse potentielle n'a rien à voir avec la richesse exploitable. Nous évaluons la richesse potentielle sur la base des données factuelles, pas virtuelles. La géologie et les mines constituent une science exacte qui n'ont de but que d'évaluer et d'estimer les ressources qui sont exploitables... Les ressources minérales, étant non renouvelables, avant de s'engager à les exploiter, on prend un certain nombre de dispositions pratiques et scientifiques. Donc, ce dont il s'agit : Quelle quantité de ressources ont été exploitées en Guinée, compte tenu du niveau de connaissance actuelle et de la réalité des marchés, de la technologie et des débouchés commerciaux. C'est de cela qu'il s'agit. On est dans du concret, dans du business...Vous savez, la Guinée a toujours utilisé sa loi minière à travers un certain nombre de dispositions, notamment conventionnelles, pour attirer les investisseurs directs étrangers qui viennent avec des capitaux, la technologie, les marchés et l'expertise. Alors, les conventions sont par nature un ensemble de dispositifs où les obligations sont aussi bien à la charge de l'Etat que de l'investisseur. Il faut donc que toutes les parties agissent pour comprendre...

ALAIN FOKA: Les ressources de la Guinée sont concrètes et palpables. ..Or, ce sont les autres qui exploitent, qui s'enrichissent. Qu'est ce qui n'a pas marché ?

MOHAMED DIA : Je dirais que ce problème, on ne va pas le mettre complètement à l'actif des miniers. C'est un problème de gouvernance générale. Je vais commencer par répéter ce que M. Diakité a dit : Nous, en tant que techniciens, on a évalué les ressources, on sait qu'il y a tel nombre de réserves mais toutes ces ressources ne sont pas exploitées et on a fait plusieurs phases, on a évolué, les textes n'étaient pas les mêmes. En 1995, on a fait un nouveau code attractif parce que le système de gouvernance qui était procommuniste est devenu libéral. Donc, on a commencé un apprentissage, on a essayé d'appeler beaucoup d'investisseurs à travers ce code attractif et on a sorti quelque chose. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien eu, il y a eu beaucoup de choses

ALAIN FOKA : Il y eu quoi, concrètement ?

MOHAMED DIA : Il ne faut pas oublier que j'ai parlé de gouvernance générale. Pendant plusieurs années, ce sont les mines qui ont supporté la Guinée parce que nous étions dans un système où il n'avait pas de commerce privé, les douanes, les impôts, beaucoup de choses ne marchaient pas. Maintenant, on a changé, on a beaucoup de choses et certaines choses ont marché entre temps.

ALAIN FOKA : J'ai envie qu'on mette des noms sur les choses. Très concrètement, aujourd'hui, Mme la ministre de l'Environnement. Vous êtes de l'Environnement mais vous vous intéressez également aux mines. Est-ce qu'on peut dire « voici ce qui n'a pas marché » parce que pour parler de ce qui marche, de changement, il faut qu'on ait fait un état des lieux honnête et franc en mettant les noms sur les choses. Mais pour l'instant, j'ai le sentiment que personne ne veut dire très clairement « voici ce qu'on a loupé ». Or quand on regarde les pays des Emirats, ils ont commencé en 1971 à découvrir leurs reserves et ce sont de grands pays aujourd'hui ? A un moment, on doit se dire « on a loupé quelque chose ». Qu'est ce qu'on a loupé, très concrètement, en Guinée ?

Louopou :

ALAIN FOKA, poursuit : Faisons un état des lieux : Pourquoi la Guinée ne bénéficie pas de ce que la nature lui a donné, de façon optimale. J'ai envie qu'on mette des noms : Est-ce la corruption ? Est-ce l'ignorance ?

ISMAEL DIAKITE : Je pense qu'il y a deux éléments fondamentaux sur lesquels il faut porter l'analyse. Le premier élément, c'est qu'on est dans un contexte où l'administration n'avait pas toutes les capacités juridiques, commerciales pour aller sur les marchés, aller chez les investisseurs pour comprendre les mécanismes de mise à marché et les mécanismes qui peuvent permette à la Guinée de s'approprier un certain nombre de données essentielles, commerciales, technologiques et même légales. Donc, il y a un problème de faiblesse de capacités en face des investisseurs. Beaucoup de fois, on s'est retrouvé avec des conseils externes pour aider l'Etat lorsque nous étions dans les négociations de grands projets. Ça, c'est un élément fondamental. Il n'y a pas suffisamment de capacités en face pour tenir tête aux grandes multinationales dans le cadre des,négociations., aussi bien avec ces multinationales spécialisées dans l'exploitation de minerais mais également les financiers, les grandes banques et les fonds d'investissement qui viennent pour accompagner les grandes entreprises dans les investissements à faire. Le cadre des investissements étrangers, la façon de recevoir les investissements étrangers n'était pas appropriée parce qu'on n'avait pas de capacités en face. Le deuxième élément fondamental, c'est que les mines sont quand même complexes. Vous avez parlé de pas mal de minerais, si vous comparez les Emirats avec la Guinée, c'est très difficile. Là-bas, on est dans le pétrole et le gaz et en Guinée, on est dans les mines métalliques et les matières précieuses. C'est une autre spécialité Donc, C'est une autre façon de voir les marchés, une autre façon de financer, c'est une autre façon d'aller chercher les technologies pour pouvoir valoriser nos ressources. Donc, ces deux éléments-là n'ont pas aidé la Guinée ; ça se comprenait, on était une jeune nation et on était aussi dans un cadre, M. Dia l'a dit tout à l'heure, qui n'est pas un cadre d'économie libérale. Donc, tout était centralisé au niveau de l'Etat, le secteur privé n'était pas concerné, donc il y a une bonne partie des ressources guinéennes, intellectuelles et professionnelles qui manquaient à la Guinée mais il y a un point qui est important par rapport à l'état des lieux que je vais vous dire : En 1958, on a commencé et il n'y avait que l'usine d'alumine et jusqu' à dix ans, la Guinée ne faisait pas 20 millions de tonnes de bauxite sur le marché international. Donc, parler de plus de 40 ans après l'indépendance, qu'on n'a pas atteint le niveau qu'il fallait pour atteindre un développement significatif de la Guinée et sur le revenu des ménages, je crois que c'est un peu se tromper sur la question parque c'est maintenant que la Guinée est connue. Même en ayant les deux tiers des réserves connues dans le monde, même en ayant toutes les quantités que vous avez indiquées comme potentiel pour la Guinée, on n'avait pas encore atteint un régime de croisière. C'est maintenant qu'on a atteint ce régime de croisières, c'est maintenant qu'il faut évaluer...

A suivre

Lien : ttps://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-débat-africain/20220715-en-guinée-un-changement-de-cap-sur-l-exploitation-minière</p>

Transcrit par M. Keita

Entreprises minières : Gros plan sur le Contenu local 

La politique de contenu local élaborée par le gouvernement guinéen en collaboration avec ses partenaires, notamment les opérateurs industriels, la Société financière internationale (SFI), la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, doit permettre une forte contribution des projets miniers à l'économie nationale et un renforcement des compétences tant des travailleurs de l'industrie minière que des autres secteurs.

Maximiser l'impact des projets miniers pour les communautés locales

Pour maximiser les impacts positifs des projets miniers et leur permettre d'exercer un effet démultiplicateur pour l'ensemble de l'économie, un certain pourcentage des dépenses engagées doit permettre de financer la formation et l'emploi des communautés locales, l'approvisionnement en biens et services par des PME/PMI locales, la réalisation de projets sociaux (santé, éducation) et l'équipement en infrastructures.

Former des experts guinéens, créer des opportunités d'emplois et des activités économiques

La politique de contenu local s'appuie sur trois volets liés à la création d'opportunités économiques : les emplois, les fournisseurs et le renforcement des capacités.

L'administration guinéenne s'engage à mettre en place un cadre légal et fiscal stable pour permettre aux entreprises d'être compétitives sur les marchés de contrats d'affaires, dont les retombées doivent renforcer la croissance économique.

Sur le plan de la gestion des ressources humaines, les partenaires des projets miniers s'engagent à offrir des possibilités d'emploi et de formation aux Guinéens et permettre aux entreprises enregistrées en Guinée de concourir et d'obtenir des contrats de sous-traitance dans le cadre du développement des projets :

Transferts de compétence ;

Accès à la formation continue pour les emplois directs - du niveau apprentissage aux compétences managériales ;

Formation en gestion et sur le terrain pour les employés des PME et les communautés locales.

Financements de projets sociaux et de nouveaux équipements stratégiques

Outre le soutien économique via les investissements directs dans les projets miniers, l'apport des entreprises se fait par le financement de projets sociaux et d'infrastructures.

Dans les domaines de l'éducation et de la santé, de nombreux projets témoignent de l'implication des industries extractives dans le développement durable de la Guinée : construction d'écoles et de centres de santé, campagnes de soutien à l'alphabétisation et de prévention contre le VIH et le paludisme, appui à la lutte contre Ebola, soutien aux femmes et développement de l'agriculture.

Enfin, le programme de construction et de mise à niveau des infrastructures engagé dans les « Corridors de croissance » va permettre de dynamiser de nombreuses activités et de participer au désenclavement des régions concernées en incluant les communautés locales.

Ports, voies ferrées, routes, réseaux électriques et de communication vont bénéficier à l'ensemble de la population et offrir de nouveaux débouchés aux activités traditionnelles telles que l'agriculture, l'horticulture, l'aquaculture ou l'exploitation forestière.

Gouvernement (Synthèse M. Keita))

Transformation locale de la bauxite en alumine : " la question énergétique demeure fondamentale " (Biro Condé) 

Spécialiste des investissements en Afrique à la Banque de développement du gouvernement américain connue sous le nom de « DFC » à Washington DC, Biro Condé dirige des investissements dans des projets énergétiques et d'infrastructures en Afrique subsaharienne dans le cadre de l'initiative PowerAfrica mise en place par le président Barack Obama en 2013. Guineenews lui a posé trois questions sur l'aspect énergétique de la volonté des autorités guinéennes de parvenir à une transformation locale de la bauxite en alumine.

Guineenews©: Monsieur Condé, quel commentaire faites-vous des nouvelles exigences des autorités guinéennes vis-à-vis des sociétés minières, notamment celles bauxitiques ? Pensez-vous que les conditions énergétiques sont réunies pour une transformation locale de la bauxite en alumine ?

Biro Condé : en effet, la récente exigence des autorités guinéennes à l'adresse des sociétés minières exploitant la bauxite de s'orienter vers la transformation locale de la bauxite en alumine soulève de nombreux débats. Il ne fait aucun doute que l'industrialisation du secteur minier donnerait une impulsion significative à l'économie guinéenne. Toutefois, une question cruciale liée à cette exigence de transformation locale d'alumine demeure à ce jour occultée dans les différents débats. La question de la capacité de production énergétique demeure fondamentale à la réussite d'une telle ambition d'industrialisation du secteur minier. À cet effet, un rapport détaillé évaluant la demande en énergie de l'industrie minière en République de Guinée jusqu'à l'horizon 2030 a été publié par PowerAfrica.

Guineenews©: Que dit ce rapport de PowerAfrica ?

Tout d'abord, il convient de retenir de ce rapport que sur la base des prévisions actuelles de production de bauxite, la Guinée devra doubler sa capacité totale de production d'énergie installée à plus de 1 400 MW afin de transformer 16% de sa production de bauxite en alumine en 2023. En outre, afin de transformer 64% de la bauxite produite en alumine et 1% en aluminium d'ici 2030, la Guinée devra rehausser sa capacité de production énergétique à plus de 6 000 MW.

Guineenews©: Sur quelle (s) base (s) cette demande d'énergie a-t-elle été déterminée par PowerAfrica ?

Les critères qui ont été pris en compte pour déterminer cette demande d'énergie se déclinent comme suit:

-L'exploitation de la bauxite est une activité fortement consommatrice d'énergie. La production de minéraux bruts (excavation, concassage, broyage) nécessite souvent des quantités importantes d'électricité, tandis que les étapes de traitement (traitement chimique, fusion par électrolyse) qui transforment les produits minéraux bruts en un produit apte à l'exportation peuvent nécessiter plus d'électricité que la production minière en elle-même. Il faut environ 4 à 5 tonnes de bauxite pour produire 2 tonnes d'alumine, donnant 1 tonne d'aluminium.

-La demande d'électricité estimée du secteur minier en Guinée en 2020 était d'environ 862,591 MWh par an. Cette demande nécessiterait environ 246 MW de capacité de production installée, soit plus de 35% de la capacité de production installée totale actuellement estimée en Guinée. Les prévisions annuelles de 2020 à 2030 révèlent le rôle dominant de la production de bauxite dans la demande d'électricité en Guinée.

Parmi les minerais que la Guinée produit actuellement, la bauxite représentait environ 53% de la demande totale d'électricité en 2020. Ce niveau de référence pourrait augmenter de plus de 58% de 2020 à 2030.

Par conséquent, cela nécessiterait plus de 316 MW de capacité installée d'ici 2030 pour l'extraction de la bauxite. La Société Minière de Boké (SMB) et la Compagnie des Bauxites de Guinee (CBG) représentaient près de 280,000 MWh sur les 462,484 MWh de demande d'électricité estimés dans ce rapport pour les opérations d'extraction de bauxite en 2020, nécessitant environ 82 MW de capacité installée pour SMB et CBG uniquement.

-Le réseau national n'a actuellement pas la portée géographique pour répondre à la demande du secteur minier. Les sociétés minières opérant loin du réseau existant utilisent quasi constamment des moteurs à diesel ou des génératrices stationnaires utilisant du mazout (HFO) ou du diesel pour combler leur besoin en électricité.

- La Jamaïque, un pays avec une longue histoire de transformation de la bauxite et d'une taille économique similaire à la Guinée, a transformé environ 64% de sa production nationale de bauxite en alumine en 2018. Cela a servi de référence dans cette analyse.

- Le minerai de fer pourrait remplacer la bauxite en tant que principal moteur de la demande d'électricité. Si les grands projets miniers tels que Simandou, Nimba et d'autres commencent la production dans ce délai approximatif de 2025, la demande d'électricité de minerai de fer sera supérieure à 850 MW de capacité installée d'ici 2030.

Dans ce scénario, où la transformation de la bauxite dans le pays reste aux niveaux actuels de 1%, la demande d'électricité augmentera d'environ 347% de 2020 à 2030 (contre une augmentation de seulement 41% si la production de minerai de fer reste à zéro et que la transformation de la bauxite dans le pays reste aux niveaux actuels de 1%).

En résumé...

En résumé, la Guinée devrait appréhender la demande en énergie du secteur minier à court, moyen et long termes afin de tirer pleinement profit de ses importantes ressources minérales. Cela devrait conduire à aligner ces activités minières à des plans d'investissements privés et publics de long terme dans le réseau et la capacité énergétique nationale. Une lecture du rapport de PowerAfrica permettrait de comprendre davantage de quoi je parle.

Propos recueillis par Tokpanan DORÉ

La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) lance un Appel à manifestation d'intérêt pour la sélection d'un Cabinet de recrutement


Assemblée Générale Mixte de la Chambre des Mines de Guinée : Election des nouveaux membres du Conseil d'administration (C.A) 

L'assemblée générale mixte de la Chambre des Mines de Guinée s'est tenue le mardi 28 juin 2022 à Conakry autour de certains sujets à l'ordre du jour, notamment la présentation du rapport de gestion du C.A sortant et la révision des statuts. Cette assemblée a été également marquée, à défaut d'une élection formelle, par la désignation par consensus des nouveaux membres du Conseil d'administration.

Voici la liste des sociétés minières désormais membres du Conseil d'Administration de la Chambre des Mines de Guinée :

1- Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)

2- Société Anglogold Ashanti Guinée (SAG)

3- Société Minière de Dinguiraye (SMD)

4- Alliance Minière Responsable (AMR)

5- Bel Air Mining (BAM)

6- Guinea Alumina Corporation (GAC)

7- Société Minière de Boké (SMB)

8 - Alliance Mining Commodities (AMC)

9- Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG)

10- I Am Gold

11- United Mining Supply (UMS)

12- Winning Alliance Port (WAP)

13- Groupement d'Ingénierie et Management (GIM).

M. KEITA

Préservation de l'Environnement : la CBG lance une campagne de reboisement de plus de 250 hectares 

Kamsar, 22 juin 2022, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l'industrie de la bauxite a annoncé aujourd'hui le lancement d'une campagne de reboisement de 254 hectares de terre à la mine de Sangarédi.

M. Souleymane Barry, Directeur de la mine par intérim, explique l'objectif visé par la CBG : «cette campagne s'inscrit dans le cadre des efforts continus de la CBG à préserver et restaurer nos écosystèmes pour renforcer la résilience des communautés voisines. Elle vise à réhabiliter les zones de la concession de la CBG qui ont déjà été viabilisées. »

. Barry précise que «cette année, notre Compagnie CBG ambitionne de mettre en terre un total de 200 000 plants sur les plateaux de Boundouwadé, N'Dangara à Sangarédi et Bidikoun à Télimélé ».

Cette campagne, tout comme les précédentes, est réalisée exclusivement par la main d'œuvre locale sous le contrôle de trois Toutes Petites Entreprises (TPE), créées par la CBG. La création de ces TPEs a contribué à réduire significativement le chômage des jeunes dans la région de Boké, notamment dans les localités de Sangarédi et de Kamsar.

Un des objectifs d'entreprise de la CBG est de s'assurer que ses activités minières contribuent à insuffler et à soutenir un développement local durable, comme l'explique Johny Rabenantoandro, Responsable en charge de la Biodiversité de la Compagnie : « A la CBG, nous mettons tout en œuvre pour la préservation de notre environnement. Et en réalisant cette campagne, nous créons de l'emploi pour des centaines de jeunes et nous léguons en même temps un meilleur héritage à nos futures générations ».

C'est pourquoi, depuis 1990, souligne M. Rabenantoandro, nous avons reboisé 1 500 hectares, et d'ici 2025, nous aurons mis en terre 3 000 000 de plants et reboisé 2 500 hectares.

M. Mamadou Oudy Bah, Maire de la commune de Sangarédi, s'est réjoui de cette initiative de la CBG et des retombées potentielles en faveur des communautés locales et de l'environnement : « Je suis plus que satisfait de cette démarche de la CBG à sauvegarder notre tissu vert. C'est un accomplissement énorme que la compagnie est en train réaliser ici. Tout le monde doit s'impliquer dans cette campagne de reboisement et prendre soin des futures plantes, puisque sans arbres, il n'y'a pas de vie ».

Comme l'arrivée d'un nouveau bébé en famille, continue M. Bah, cette activité de la CBG est une joie immense pour nos populations avec l'espoir que les plants mis en terre auront un impact positif sur leur vie quotidienne.

Service de communication de la CBG

 Session Ordinaire du Conseil des Ministres du jeudi 23 juin 2022 : Communication sur le prix de référence de la bauxite et le chronogramme de construction des raffineries 

La Session Ordinaire du Conseil des Ministres tenue ce jeudi 23 juin 2022, sous la haute autorité du Président de la Transition, a communiqué sur certains points intéressant le secteur minier guinéen :

. Le prix de référence de la bauxite

Le Président de la Transition a invité les membres du conseil, plus précisément les Ministères des Mines et le Pool financier du gouvernement à s'impliquer davantage pour que les prix fixés soient en conformité avec les standards internationaux, et ce, dans le strict respect du contenu du code minier.

. Le chronogramme de construction des raffineries

Sur le chronogramme de construction des raffineries, le Chef de l'État a déploré qu'en dépit des instructions qu'il a données, relatives à l'établissement d'un chronogramme de construction des raffineries, force est de constater qu'on est loin des résultats attendus.

Il a donc instruit le ministre des Mines de faire la situation dans un bref délai afin de favoriser la prise, par ses soins, de dispositions idoines dans l'intérêt supérieur de la Nation.

Le Président de la Transition a rappelé que sa détermination à défendre la Guinée était totale. À cet effet, Il a ordonné que les dispositions au cas par cas soient prises, jusqu'au respect par les sociétés de leurs engagements

CCG

Géraud Moussarie, DG de Rio Tinto : "Simandou a le potentiel de transformer véritablement la Guinée..." 

CONAKRY-Le Groupe Rio Tinto Simfer détenteur des blocs 3 et 4 de Simandou a réitéré, mercredi 22 juin 2022 son engagement à jouer sa partition pour la réalisation de ce méga-projet minier qui nécessite une mobilisation de 15 milliards de dollars.

Conscient de l'ampleur et de la complexité de ce projet, Géraud Moussarie, Directeur Général du géant minier anglo-australien a aussi souligné la nécessité pour toutes les parties de travailler en partenariat.

« Il s'agit d'un méga-projet d'une ampleur et d'une complexité extraordinaires, le plus important de la région et peut-être du monde à l'heure actuelle. Nous reconnaissons que personne ne peut construire cela seul. Bien faire les choses, c'est travailler en véritable partenariat. Nous sommes pleinement déterminés à travailler en collaboration -avec le gouvernement, nos partenaires, les communautés (...) -pour faire en faire une réalité. Il est donc crucial que tous les acteurs, je veux citer le gouvernement, les partenaires au développement, la société civile et les sociétés minières se réunissent en tant qu'alliance autour du développement durable », a déclaré Géraud Moussarie.

Cet engagement cadre avec la volonté exprimée par le président de la transition guinéenne, colonel Mamadi Doumbouya quant à la création d'une co-entreprise chargée de la construction des différentes infrastructures mais aussi le respect des normes environnementales.

Alors qu'il s'exprimait à l'occasion d'une rencontre consacrée aux mines et au développement durable, ce haut dirigeant du Groupe Rio Tinto Simfer a aussi souligné l'importance de protéger l'environnement. M. Mussarie assure que son entreprise ne faillirait pas.

« La protection de notre environnement doit progresser en accord avec les projets de développement économique de la Guinée au bénéfice de sa population, de ses femmes, de ses enfants et de ses générations futures. Nous, Rio Tinto, reconnaissons notre devoir et notre rôle en tant qu'opérateur de grand projet pour veiller à ce que les générations futures puissent profiter de la générosité de la nature et tirer parti du développement que les industries minières et connexes apportent à la société, comme par exemple l'agri-business. Au nom de notre entreprise et de chaque employé, je vous réitère, l'engagement de Rio Tinto à respecter ces normes élevées. Non seulement les sociétés minières, mais aussi les partenaires et investisseurs internationaux reconnaissent et respectent cet engagement », a déclaré le Directeur Général de Rio Tinto.

Par ailleurs, Géraud Moussarie est aussi revenu sur les avantages liés à la réalisation du projet Simandou, un des plus importants au monde. Selon lui, Simandou a le potentiel de transformer véritablement la Guinée grâce à l'investissement, à son contenu local, au renforcement des compétences et des capacités pour la jeunesse ainsi qu'au développement des infrastructures nationales.

Ce projet, dira-t-il, peut catalyser le développement d'autres entreprises et industries, créant de nouvelles opportunités là où il n'en existe pas aujourd'hui. Mais il n'y a pas que ça.

À une époque où le monde est confronté à des impacts croissants du changement climatique, explique-t-il, la Guinée à travers le projet Simandou a un rôle essentiel à jouer.

« Le minerai de fer à haute teneur de Simandou jouera un rôle crucial dans la réduction des émissions de carbone lors de la fabrication de l'acier, aidant ainsi à mettre sur le marché un acier à faible teneur en carbone (...). L'acier de Simandou, à faible teneur en carbone, contribuera ainsi à rendre le développement mondial plus durable », a indiqué M. Mussarie.

Africaguinee.com

Africa CEO Forum 2022 - Abidjan : La CBG plaide pour une activité minière plus responsable

14 juin 2022 - Le Directeur Général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), Souleymane Traoré, a participé au sommet annuel de l'Africa CEO Forum, aux côtés de 1500 dirigeants d'entreprise, chefs d'État et de ministres, lors de la plus grande rencontre internationale du monde des affaires en Afrique.

Cette conférence de deux jours s'est tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, les 13 et 14 juin. Plus de 70 pays étaient représentés lors de réunions de haut niveau visant à mettre en évidence le rôle moteur du secteur privé dans le développement du continent.

Le Directeur Général de la CBG, Souleymane Traoré, a pris part à un panel qui a porté sur des minéraux verts et de la manière de saisir pleinement cette opportunité historique. Dans ses interventions, il a partagé son point de vue sur le secteur minier, sur le développement de ces minéraux ainsi que sur le rôle futur de l'Afrique sur ce marché.

La transition mondiale vers les énergies propres ouvre d'immenses perspectives de valorisation des « minéraux verts » tels que le cuivre, le lithium, le cobalt, la bauxite, le graphite et le nickel. Utilisés pour les batteries des véhicules électriques et les panneaux solaires, les prix de ces minéraux ont explosé en 2021, le cobalt ayant augmenté de 120 % et l'aluminium de 40 %. L'Afrique détient sans aucun doute de riches réserves de la plupart des minéraux verts et « a le potentiel pour prendre une part importante du marché de ces minéraux - pas seulement de l'aluminium - mais cela n'est possible que si nous construisons d'autres infrastructures pour traiter nos matières premières plus efficacement », a déclaré M. Souleymane.

Lors du forum, les participants ont abordé un certain nombre de questions, notamment la nécessité de répondre aux attentes des investisseurs, la gouvernance du secteur historiquement critiquée, et les problèmes liés au maintien d'une chaîne d'approvisionnement durable.

La CBG a été créée au début des années 1960 et a commencé ses activités dans les années 1970 en tant que joint-venture entre le gouvernement guinéen et Halco Mining, produisant de manière responsable et sûre 500 tonnes métriques de bauxite - le minerai primaire de l'aluminium. La société soutient l'une des industries minières les plus importantes de la Guinée et fait de son mieux pour aider à transformer l'économie du pays basée sur les ressources naturelles - tout en mettant l'accent sur le développement des personnes, et en fournissant des efforts considérables pour préserver l'environnement.

Tout en travaillant avec le gouvernement à tous les niveaux, l'entreprise a contribué de façon significative au développement des infrastructures afin de construire l'économie locale et, ces dernières années, elle a reconnu qu'il était temps d'aller encore plus loin.

« Je pense que la solution à ce problème d'infrastructures limitées est de continuer à créer des partenariats public-privé qui peuvent aider les gouvernements africains à améliorer la chaîne d'approvisionnement et à s'assurer que chaque partie surveille les engagements et les décisions de l'autre », a déclaré M. Souleymane.

Avec une demande actuelle de 2,4 millions de tonnes d'aluminium, qui devrait passer à au moins 4,6 millions de tonnes d'ici deux décennies pour les seuls projets d'énergie solaire, les opportunités pour le continent africain, riche en minéraux, sont immédiatement évidentes.

La CBG réhabilite les zones bauxites qu'elle valorise. Elle a déjà reboisé une zone de 2000 hectares et poursuivra la réhabilitation tout au long de son existence en Guinée. L'entreprise s'est également engagée à mener une gestion responsable de l'environnement en préservant les ressources locales et la biodiversité, et en s'attaquant à tout impact historique sur les ressources en eau ou la qualité de l'air grâce à un contrôle approfondi.

« En fin de compte, la chaîne de valeur des minéraux verts présente une opportunité historique, et nous voulons qu'elle réussisse car les sources d'énergie alternatives et propres sont le seul moyen d'assurer l'avenir de notre monde ».

Pour en savoir plus sur cette discussion approfondie, vous pouvez regarder le forum de deux jours ici : https://www.theafricaceoforum.com/fr/

RENCONTRE ENTRE LES SOCIETES MINIERES ET LA DIRECTION GENERALE DES DOUANES (DGD) : Echanger sur le traitement des cahiers de charges 

Le Jeudi 9 juin 2022, le siège de la DGD a servi de cadre à une rencontre entre les sociétés minières et le Colonel Moussa Camara, Directeur Général , entouré de l'ensemble de ses proches collaborateurs

Le représentant de Mr Ismaël DIAKITE, Président de la CMG et les Directeurs ainsi que les responsables logistiques des sociétés membres (SAG, SMB, CBG, GAC, SMFG, SMD, ALCOA Guinée, BAM, CDM Chine, Rio Tinto SIMFER, WCS, WAP, AMC, KGM, Predictive Discovery, RUSAL, I AM GOLD) ont pris part à ladite rencontre.

Cette rencontre, initiée par la DGD, s'inscrivait, selon le Colonel Camara, dans le cadre du renforcement des relations de partenariat entre le secteur privé et les services de douanes guinéennes.

Elle s'est articulée autour de 3 points :

• Informations générales

• Gestion des cahiers de charges

• Divers

A l'entame, le DGD a remercié les participants pour leur présence massive à la rencontre avant de préciser ses objectifs : Partager les informations sur les acquis, les perspectives de la DGD et s'enquérir des difficultés des opérateurs miniers afin de leur faciliter les formalités ou les procédures douanières.

Le DGD est ensuite entré dans le vif du sujet en faisant part, notamment :

- des innovations au niveau du système informatique afin de faciliter le traitement des dossiers d'exonération

- des courriers adressées à certaines sociétés minières leur demandant de fournir les informations sur leurs activités maritimes de transbordement des minerais ; une seule aurait répondu à l'appel sur la dizaine de sociétés approchées

- des facilités accordées par la DGD comme l'enlèvement provisoire, la prolongation de la validation de l'ancien cahier de charges, l'imputation anticipée, etc.

- l'invitation faite aux sociétés minières de tout mettre en œuvre pour finaliser leurs cahiers de charges avant la fin du mois de juin 2022 car à partir du 1er juillet 2022, certaines facilités, comme l'imputation anticipée, ne seront plus octroyées

- l'invitation faite aux sociétés minières de prendre les dispositions nécessaires pour faire valider leurs cahiers de charges à temps

Après cette communication du DGD, la parole est revenue aux représentants des sociétés minières, notamment les Directeurs Généraux et les Responsables logistiques. Ils ont fait part de leurs préoccupations sur la problématique des cahiers de charges :

- Le retard ou la lourdeur administrative dans le processus d'approbation des cahiers de charges avant de proposer une solution : donner un droit de transmission aux services qui reçoivent les C.C afin de raccourcir le délai pour l'enlèvement provisoire des importations

- La nomenclature de certains items existant aujourd'hui n'a pas encore été créée

- Certaines commandes relatives aux véhicules de type pickup sont supprimées, dans le traitement des C.C Or ces véhicules utilitaires sont nécessaires dans les opérations de production des sociétés minières

- Ces suppressions de commandes obligent à recourir à de nouvelles demandes ou commandes additives

- La nécessité de coordonner les actions des différents départements et de constituer un pool d'experts des différents services (MMG, CPDM, Ministère du Budget et DGD) pour traiter, dans le même temps, les C .C

- Dans le cadre du contenu local, une requête pour établir et élargir la liste des items

- L'importance de la régularité de ces genres de rencontres entre la DGD et les sociétés minières

Enfin, il convient de noter que le DGD et ses collaborateurs ont répondu sur place à la plupart des préoccupations soulevées par les miniers et se sont engagés à remonter les questions en suspens au niveau des départements concernés.

Prochaines étapes Le Colonel Camara a informé de l'application du Tarif Extérieur Commun (TEC), à compter du 1er juin 2022, de la suppression de l'imputation anticipée à fin juin 2022 tandis que la procédure d'enlèvement provisoire pourrait se poursuivre ; Il n'exclue pas la possibilité que les réflexions en cours favorisent la création d'un Guichet Unique dédié au traitement des cahiers de charges.

M. KEITA

Session Ordinaire du Conseil des Ministres du jeudi 09 juin 2022 : Mise en place des raffineries, fixation du prix de référence de la bauxite, création de la Co-entreprise (Simandou

Le Président de la transition a orienté son message du jeudi 09 juin 2022 sur quatre (4) points dont trois ont retenu l'attention du secteur minier guinéen  : la mise en place du prix de référence de la bauxite ; le chronogramme pour la mise en place des raffineries ; la création de la Coentreprise entre la Guinée, Rio Tinto Simfer et WCS :

  • Concernant la fixation du prix de référence de la bauxite, le Président de la Transition a informé le Conseil que les conclusions de la mission du FMI ont permis d'illustrer que des progrès sont en train d'être faits dans l'amélioration des recettes minières.

Il a déploré l'inégalité du prix de la bauxite dans les différentes sociétés comme si nous n'étions pas dans le même pays.

Le Président a ensuite ordonné aux départements des mines, du budget et des finances de se pencher sur le cours mondial de la bauxite et de soumettre au Premier ministre le 15 juin le rapport pour examen avant transmission par celui-ci le vendredi 17 juin 2022 du projet d'arrêté conjoint fixant le prix de référence de la bauxite.

  • S'agissant du chronogramme pour la mise en place des raffineries, le Président de la Transition a informé les membres du gouvernement qu'à l'issue de sa rencontre avec le secteur minier sur le sujet de l'application des conventions de base relatives à la réalisation des raffineries, un moratoire a été donné pour lui faire parvenir le chronogramme.

A ce jour, il a été constaté, qu'aucune société ne s'est exécutée. En conséquence, le Président de la Transition a instruit au ministre des Mines et de la Géologie de signifier aux sociétés concernées qu'à compter de la réception du courrier qui leur sera transmis, qu'elles disposent d'un délai de 10 jours, pour faire parvenir leur chronogramme.

  • Sur la création de la Co-entreprise (Simandou), le Président a expliqué qu'en vue de matérialiser l'application de l'Accord-cadre du 25 mars 2022 signé entre l'État guinéen, Rio Tinto Simfer et WCS, qu'un Comité Stratégique de suivi du Projet Simandou a été créé.

A cet effet, il a informé le Conseil que demain vendredi 10 juin 2022 sous sa présidence, qu'une réunion de haut niveau est prévue entre l'Etat et ses partenaires, dont l'objectif est de finaliser et de donner de la substance à la co-entreprise en application de cet Accord-Cadre.

Le Chef de l'État a rappelé que tout manquement à l'atteinte de cet objectif exposera la ou les entreprises à la prise de décisions conformément à cet Accord-Cadre.

Le Président de la transition  crée un Comité stratégique de suivi du projet Simandou placé, sous son autorité

Le Président de la transition guinéenne, colonel Mamadi Doumbouya a créé le mercredi 8 juin 2022, un « Comité stratégique de suivi du projet Simandou » qu'il a placé sous son autorité.

Le Comité stratégique de suivi du projet Simandou a pour mission la mise en œuvre du programme des infrastructures associées à l'exploitation des gisements de fer de Simandou. Plus précisément, il est chargé de la mise en œuvre diligente de l'accord-cadre du 25 mars 2022 portant sur le co-développement des infrastructures du projet Simandou, signé entre le Gouvernement guinéen, la société Winning consortium Simandou et le Groupe Rio Tinto Simfer. A ce titre, il est chargé notamment de :

Fixer les orientations générales et les aspects stratégiques de l'Etat dans le co-développement des infrastructures du projet Simandou,

Veiller au respect de l'atteinte des objectifs de l'Etat dans le co-développement des infrastructures du projet Simandou,

S'assurer de la mise en œuvre correcte de la stratégie de négociation de l'Etat avec ses partenaires,

Veiller à la mise en place des outils de suivi et de gestion,

Assurer l'interface avec le Gouvernement,

Faciliter la délivrance des permis et autorisations nécessaires,

Veiller à la mise en œuvre du contenu local.

Le Comité stratégique de suivi du projet Simandou pourra faire recours à toute autre compétence, solliciter les prestations intellectuelles ou avis de toute personne ou cabinet de consultant dont les compétences sont reconnues ou jugées utiles. Il est mis à la disposition du Comité stratégique de suivi du projet Simandou des moyens techniques, matériels et financiers pour son financement.

Membres :

Le ministre secrétaire général de la présidence de la République

Le ministre Directeur de cabinet de la Présidence de la République, président de comité

Le ministre des mines et de la géologie

Le ministre du Budget

Le conseiller principal du Président de la République

Le conseiller juridique de la présidence de la république

La Directrice juridique de la Présidence de la République

Le conseiller chargé des mines et de l'énergie de la primature

L'administrateur général du contrôle des grands projets

Rencontre : La CMG et le FMI échangent sur la situation économique de la Guinée

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) a reçu, le jeudi 02 juin 2022 à son siège , une délégation du Fonds monétaire internationale (FMI).

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre normal des échanges entre le FMI et certains acteurs (secteur privé, société civile, Etat) nationaux sur les grands enjeux et les perspectives de l'économie guinéenne.

A l'entame des échanges, Mr Ismaël DIAKITE, Président de la CMG, a fait une présentation générale de son institution en mettant en exergue ses accomplissements dans la défense des intérêts de ses membres. Dans son intervention, il parlera des actions menées par la CMG pour alléger le poids de certaines fiscalités et des surestaries sur les opérations des sociétés minières, sans oublier les efforts qui continuent en faveur du remboursement des crédits TVA et d'autres difficultés.

Prenant la parole à son tour, Mme Clara MIRA, en tant que cheffe de mission de la délégation du FMI, a tenu à préciser que cette mission d'une semaine en Guinée est « normale » et vise à recueillir les avis des différents acteurs sur la situation de l'économie guinéenne. Elle posera ensuite des questions sur les sujets de préoccupations : l'évolution de l'économie guinéenne ; l'impact de la guerre entre la Russie et l'Ukraine sur l'économie guinéenne, notamment le secteur de la bauxite ; l'exploitation artisanale et industrielle de l'or ; les perspectives du projet Simandou ; les droits de transport et de commercialisation de la bauxite ; le rapatriement des recettes issues de l'exploitation minière ; exiger des explications des compagnies qui offrent des prix de transport bas par rapport à la concurrence, etc.

Les discussions ont été fructueuses et augurent de bonnes perspectives tandis que la mission du FMI a pris bonne note des avis et des recommandations de la CMG.

M KEITA

Collaboration entre la CMG et IFC : IFC propose des formations pour les cadres de la CMG et des sociétés minières

Depuis le 31 mai 2022 et ce jusqu'au 2 juin 2022, une trentaine de cadres désignés par la Chambre des Mines de Guinée (CMG) et des et sociétés minières se familiarisent à des notions comme la gestion des projets et le genre.

Cette formation est une initiative de la Société Financière Internationale ou IFC. Elle concerne trois modules, à savoir la gestion des projets, l'intégration du genre dans les projets miniers ainsi que la planification et le développement local.

La cérémonie d'ouverture a été présidée, le mardi 31 mai 2022, par M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG. M. Diallo a saisi l'occasion pour magnifier la collaboration existante entre la CMG et IFC. Il a également souligné l'importance et la pertinence des thèmes retenus dans le cadre de la formation avant d'inviter les participants à lui accorder toute l'attention qu'elle mérite.

La première journée a été marquée par l'enseignement des fondamentaux du mangement de projets, le management du contenu du projet, la planification du projet, le pilotage de l'exécution de projet, la prévention et le traitement des risques..., assorti de l'étude de cas.

M, KEITA

Conseil d'administration de la Chambre des Mines : Délibération sur plusieurs points inscrits à l'ordre du jour

Les administrateurs de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) se sont retrouvés, le mardi 24 mai 2022, de 11h à 14h30 minute, dans la salle de réunion de l'institution, pour examiner plusieurs points inscrits à l'ordre du jour.

Présidée par M. Ismaël Diakité, Président du Conseil, la réunion s'est penchée, notamment sur :

- l'approbation du rapport de gestion sur l'exercice 2021 présenté par le Directeur Exécutif lors de la réunion du Conseil d'Administration du 11 Janvier 2022, consacrée au Budget 2022 ;

- l'examen du rapport du Commissaire aux Comptes relatif à l'exercice 2021 ;

- l'arrêté des comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2021 ;

- l'état des mandats des administrateurs, en prélude à l'Assemblée Générale élective de juin 2022 ;

- l'examen et adoption de l'ordre du jour de l'Assemblée Générale Ordinaire Annuelle 2022.

Au titre des Divers, la réunion a connu la participation de certains partenaires venus exposer des sujets de préoccupations pour les entreprises minières Parmi les interventions, l'on retient :

  • La présentation, par le Représentant Résident de IFC, sur l'Energie dans la région de Boké, avec le projet de gaz liquéfié, sans oublier l'accord de partenariat CMG-IFC sur le FODEL, la formation du staff de la CMG et des employés des sociétés minières ;
  • La recherche d'un domaine pour la construction du siège de la CMG ;
  • La mise en place d'une base de données à la CMG par le Ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ;
  • La représentation de la CMG au sein des Conseils d'administration des différents organismes publics ;
  • La requête du Ministère du Travail et de la Fonction Publique relative à la mise à disposition de la liste des travailleurs nationaux ;
  • Le renouvellement des organes de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO (EFEDCOM).

Les principales résolutions et recommandations issues de ces discussions vous seront livrées

M KEITA

Or : La blockchain sera utilisée pour tracer l'approvisionnement mondial en or (World Gold Council)

(Agence Ecofin) - L'exploitation de l'or est une source de devises majeure pour plusieurs pays africains (Mali, Ghana, Afrique du Sud, Burkina Faso). Si le problème de la contrebande est résolu, ces pays pourront tirer encore plus de recettes de ce secteur.

Le World Gold Council et la London Bullion Market Association ont annoncé le mercredi 11 mai la sélection de plus de 30 acteurs bénévoles sur le marché mondial de l'or. Ils vont intégrer la phase pilote du programme Gold Bar Integrity annoncé en mars dernier et destiné à la création d'un système international de traçabilité des lingots d'or.

Le système est mis en œuvre par deux start-up actives dans la technologie blockchain, aXedras et Peer Ledger. Sur deux à trois mois, les méthodes de vérification et de certification de ces partenaires seront utilisées par les bénévoles sélectionnés pour suivre le métal jaune de la mine au client final. C'est aussi une occasion de vérifier l'efficacité et la compréhension du système en situation réelle, et de l'améliorer si nécessaire, grâce à l'ensemble de l'industrie.

« Les consommateurs et les investisseurs veulent savoir que leur or a été produit de manière responsable et durable, et la traçabilité de l'origine des lingots d'or contribuera à faire respecter les normes les plus élevées tout au long de la chaîne d'approvisionnement », explique David Tait, DG du World Gold Council.

Si le premier objectif reste donc de garantir l'approvisionnement responsable de l'or, le projet pourrait également favoriser la lutte contre le trafic illicite d'or, un fléau qui fait perdre chaque année des milliards de dollars aux pays producteurs africains d'or.

Emiliano Tossou

Décrets du Président de la transition : La Chambre des Mines de Guinée (CMG) au sein des conseils d'administration de plusieurs entreprises d'Etat

Le mardi 17 mai 2022, à travers une série de décrets, le Président de la transition a nommé de nombreux cadres aux Conseils d'administration de plusieurs régies financières du pays, notamment à la Société Navale de Guinée (SNG), au Fonds d'entretien routier (FER) , au Port autonome de Conakry (PAC) , ainsi qu'au Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC). Parmi ces promus, deux membres de la Chambre des Mines :

  • M. René Désiré Morel, Directeur général adjoint de Guinée Alumina corporation (GAC) représentant la CMG au Conseil d'administration de la Société Navale de Guinée (SNG)


  • M. Ibrahima Kalil Tounkara, Directeur des relations de gouvernance de Bel Air Mining (BAM), représentant la Chambre des mines au Conseil d'administration du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC)

Santé : Mise à jour de la situation épidémique de la Guinée (Source l'ANSS) 


  • Fièvre Lassa

02 CAS CONFIRMÉS DE FIÈVRE DE LASSA

Notification du 1er cas: 20/21 avril 2022 (Guéckédou)

Déclaration officielle de l'épidémie : 22 avril 2022

Notification du dernier : 29 avril 2022

285 contacts listés dont 151 sortis sains du suivi le 10/05/2022

  • COVID-19


Cérémonie de départ de 20 guinéens pour une formation de praticiens sociaux à Yaoundé au Cameroun : Une belle opportunité offerte par la Fondation Alcoa

Un réceptif hôtelier de Conakry a servi de cadre, le vendredi 13 mai 2022, à la cérémonie de départ de 20 guinéens pour une formation de praticiens sociaux à Yaoundé au Cameroun.

A la suite de la cuvée de 2021, une deuxième promotion de Guinéens se rend donc à Yaoundé pour entamer 4 mois de formation de praticiens sociaux au Centre d'Excellence Sociale (CSE) de la Fondation Earthworm, une opportunité financée par la Fondation ALCOA.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence de M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), des représentants du Ministère des Mines et de celui de l'Environnement, des sociétés minières, de la Fondation Alcoa et des autorités locales, ainsi que des diplômés de la promotion 2021 du CSE Guinée et la nouvelle cuvée 2022.

Toutes ces personnalités ont magnifié les objectifs de la formation et son impact sur le développement durable des communautés et du secteur minier guinéen. Pour sa part, M. C. Y. Diallo, a, au nom du Président CMG, tenu à saluer l'initiative de la formation et les efforts de Alcoa en faveur du renforcement des capacités des acteurs du secteur minier, toute chose qui a permis de fédérer les membres de la Chambre autour de ces idéaux. Après avoir témoigné de tout l'intérêt que la CMG accorde à la formation, le Directeur Exécutif a exhorté les participants de cette deuxième promotion à faire preuve de responsabilité, à se sentir comme des ambassadeurs de la Guinée au Cameroun et à privilégier la formation en dépit de leurs préoccupations personnelles.

En tout état de cause, la cérémonie de ce jour marquera le début d'une deuxième formation pour les praticiens sociaux guinéens entièrement financée par la Fondation Alcoa. Le groupe de 20 professionnels guinéens représente différentes entreprises, organisations et institutions, et comprend cinq participants issus des communautés locales affectées par les opérations minières dans la région de Boké. Ils suivront une formation théorique de quatre mois au Cameroun (mai - septembre 2022) sur la gestion sociale proactive dans le secteur minier guinéen, suivie de projets pratiques de six mois sur le terrain, de retour en Guinée (septembre 2022 - janvier 2023).

M. KEITA

Dossier : CRÉER DES OPPORTUNITÉS POUR LES FEMMES ET LE SECTEUR PRIVÉ  Stratégies visant à combler les écarts entre les sexes

Les sociétés du secteur PGM voulant réduire leurs écarts entre les sexes devront adopter une approche comportant plusieurs axes pour atteindre cet objectif. Plusieurs stratégies clés à garder à l'esprit sont présentées ici .

Créer un environnement de travail physique inclusif : Pensez à l'infrastructure physique et au lieu de travail. Quelles mesures d'adaptation sont prises pour s'assurer qu'hommes et femmes peuvent travailler en toute sécurité et de manière efficace sur le lieu de travail ? Par exemple, les toilettes et les vestiaires sont-ils mixtes ? Les uniformes sont-ils conçus et ajustés aussi bien pour les hommes que pour les femmes ? L'Outil 1.1 comprend des questions pour déterminer le niveau de sûreté et le caractère pratique de l'environnement de travail physique et de l'équipement.

Élaborer une stratégie organisée d'équité entre les sexes s'appliquant aux objectifs, au suivi et à la redevabilité sociale : Les sociétés désirant progresser en matière de genre doivent identifier des stratégies pour accroître la diversité et mettre en place des mécanismes de responsabilisation.

Les efforts d'intégration du genre sont-ils déployés de façon ponctuelle par certains membres du personnel, ou bien les cadres supérieurs ont-ils déclaré publiquement aux employés et aux parties prenantes que cela constituait un engagement institutionnel ? La diversité des genres devrait faire partie de la formation à la gestion et des indicateurs de performance clés (KPI). La stratégie devrait également être axée sur la création d'opportunités et d'un environnement plus favorable, ainsi que sur l'identification de moyens pour réduire les goulets d'étranglement pour les femmes autres que les systèmes de quotas. L'Outil 1.4 donne un aperçu de l'élaboration d'une telle stratégie.

• Revoir les documents de politique de recrutement pour mieux cibler les hommes et les femmes :

Dans les industries à dominante masculine telles que les secteurs gaziers, pétroliers et miniers, les campagnes de recrutement mettent souvent en avant des hommes comme employés et pour décrire le style de vie sur site, ce qui peut envoyer des messages implicites décourageant pour les femmes. Si l'on entend favoriser la diversité des postulants, il faut œuvrer davantage pour indiquer de façon explicite qu'il existe des possibilités pour tous. Les publicités dans la presse écrite ou les médias devraient présenter des images et des voix inclusives, par exemple en montrant aussi bien des hommes que des femmes occupant des postes de direction ou non traditionnels. Les brochures sur le recrutement pour des emplois sur site pourraient présenter des images d'une culture de travail sur site inclusive et attractive pour tous. Des descriptions de postes utilisant un langage inclusif, comme « contremaître/contremaîtresse » seront aussi plus attrayantes que celle usant du seul terme asexué « contremaître »,39 et les annonces devraient ainsi souligner qu'aussi bien les hommes que les femmes peuvent postuler.40 L'Outil 1.11 donne un aperçu des stratégies de recrutement visant à attirer les candidatures féminines.

Susciter l'appui de la haute direction en faveur de la diversité des genres : Dans les sociétés du secteur PGM, les cadres supérieurs sont majoritairement des hommes, qui sont donc les garants de l'accès aux postes de pouvoir.41 L'intégration efficace du genre repose ainsi sur le leadership du PDG et de l'ensemble des cadres de direction. L'Outil 1.12 donne des indications sur la manière dont les cadres supérieurs peuvent soutenir la diversité des genres.

• Soutenir les modalités de travail flexible : Des politiques de travail flexible devraient favoriser la pleine participation à la vie privée, tant pour les employés de sexe masculin que de sexe féminin. Il s'agit, entre autres options, de créer la possibilité d'avoir des horaires de travail plus raccourcis ou condensés, ou de pouvoir échanger les quarts. Il s'agit également de mettre en place des politiques de retour pour les femmes ayant quitté la société pour élever leurs enfants.

La fourniture de services ou de soutien pour la garderie ou la lessive, ou encore des services bancaires sur site, peuvent aider les parents qui travaillent à mieux gérer leurs responsabilités familiales et professionnelles - et donc à disposer d'une main-d'œuvre plus efficiente et plus efficace.

Soutenir les opportunités d'avancement professionnel pour les hommes et les femmes :

Créer une culture de travail plus inclusive et plus favorable à l'égalité des sexes : Pour attirer retenir le personnel de sexe féminin, et pour donc récolter les avantages d'une main-d'œuvre diversifiée, les sociétés doivent entretenir une culture organisationnelle qui inclut à la fois les hommes et les femmes. La création d'un environnement de travail inclusif du point de vue du genre ne se réduit pas à une question de politiques visant à recruter davantage de femmes. Il s'agit également de créer un environnement dans lequel chacun reconnaît les avantages de la diversité et d'adopter des politiques assurant des possibilités de promotion équitables du point de vue du genre, en favorisant le leadership et le perfectionnement professionnel des femmes, en appuyant les formules de travail flexible, en s'attaquant concrètement au harcèlement sexuel ou à la discrimination, et enne pénalisant pas les employés qui cherchent à concilier travail et obligations familiales. L'Outil 1.13 aide les sociétés PGM à identifier et à surmonter les obstacles pour créer une culture et un environnement plus inclusifs sur le lieu de travail.

Boké-Éducation: L'Ecole Primaire de Khougnèwadé2 rénovée et équipée par la Société UMS 

Trois cents vingt cinq millions (325.000.000) de francs guinéens. C'est l'enveloppe financière qui vient d'être injectée dans les travaux de rénovation et d'équipement de l'Ecole Primaire publique du quartier Khougnèwadé2 dans la Commune urbaine de Boké.

C'est l'œuvre de la Société United Mining Supply (UMS), à travers la Fondation Wazni. La cérémonie de remise de l'infrastructure s'est déroulée ce vendredi, 6 mai 2022, en présence des autorités administratives et scolaires, de la Délégation de la société UMS, des représentants de l'association des parents et amis de l'école (APAE) ainsi que des parents d'élèves et le personnel de l'école primaire publique de Khougnèwadé 2.

Les travaux de rénovation ont consisté à la réfection totale de la toiture, du sol des six salles de classe, des huit (08) blocs de latrines, de la peinture de l'école entière ainsi qu'à l'équipement des salles de classe en tables-bancs et des matériels bureautiques, selon le responsable du Département des Relations Communautaires de la Société UMS, Moussa 2 Doumbouya.

C'est la 7ème école rénovée et équipée conséquemment par la Société UMS qui s'engage à accompagner l'Ecole guinéenne à travers l'amélioration des conditions d'études des enfants de Guinée. A la cérémonie, le 1er Vice Maire de la Commune Urbaine de Boké, Mohamed Aly Camus Camara a félicité la fondation Wazni qui vient de faire face à une autre charge de la Mairie de Boké.

L'école primaire Khougnèwadé2, selon son directeur, Florentin Lamah, compte 588 élèves dont 316 filles par 12 enseignants parmi lesquels, on dénombre 11 femmes pour neuf (09) groupe pédagogiques. C'est une immense joie pour le directeur préfectoral de l'éducation de Boké, IbrahimaFofana qui remerciela société UMS qui, selon lui, ne cesse d'apporter son soutien au développement de la Guinée et à la qualification du système éducatif guinéen.

Il invite les bénéficiaires à l'entretien quotidien de ce bijou flambant neuf grâce au soutien du gouvernement du CNRD du président de la Transition, Colonel Mamadi Doumbouya. De son côté, le gouverneur de la région administrative de Boké, Colonel Sékouba Trésor Camara encourage la société UMS pour ce geste. Et de préciser que rénover et plus difficile que construire tout en invitant le personnel de l'école et aux responsables du quartier à maintenir la propreté au sein cet établissement scolaire.

Il a réitéré la disponibilité des autorités administratives pour la pérennisation des acquis de développement.Pour la réussite de la cérémonie, la société UMS a mis à contribution, le jeune conteur, M. Doumbouya a émerveillé les enfants et le public à travers le titre « Tougnègnê »C'est par une visite guidée des salles de classe et la remise des matériels didactiques que la cérémonie a pris fin. 

Mamadouba Camara

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Cérémonie de départ de 20 guinéens pour une formation de praticiens sociaux à Yaoundé au Cameroun

 La deuxième promotion de Guinéens se rend à Yaoundé pour entamer 4 mois de formation de praticiens sociaux au Centre d'Excellence Sociale (CSE) de la Fondation Earthworm, une opportunité financée par la Fondation ALCOA.

 Vendredi 13 mai 2022. Hôtel Palm Camayenne - Conakry 

 QUOI : Vingt Guinéens embarquent pour un programme de formation de 4 mois, de mai à septembre 2022, au Centre d'Excellence Sociale (CSE) de la Fondation Earthworm à Yaoundé au Cameroun, le 13 mai 2022, lors d'une cérémonie de départ à l'hôtel Palm Camayenne - Conakry. 

 Cette cérémonie de départ marquera le début d'une deuxième formation pour les praticiens sociaux guinéens entièrement financée par la Fondation Alcoa. Le groupe de 20 professionnels guinéens représente différentes entreprises, organisations et institutions, et comprend cinq participants issus des communautés locales affectées par les opérations minières dans la région de Boké. Ils suivront une formation théorique de quatre mois au Cameroun (mai - septembre 2022) sur la gestion sociale proactive dans le secteur minier guinéen, suivie de projets pratiques de six mois sur le terrain, de retour en Guinée (septembre 2022 - janvier 2023). 

 Cette cérémonie se déroulera en présence de représentants de la Chambre des Mines, de l'ANAFIC, du Ministère des Mines, des sociétés minières, de la Fondation Alcoa et des autorités locales, ainsi que des diplômés de la promotion 2021 du CSE Guinée. 

 QUI : La Fondation Earthworm et le Centre d'Excellence Sociale (CSE), la Fondation Alcoa et le gouvernement guinéen. 

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 Pour plus d'informations : - A propos de la Fondation Earthworm : https://www.earthworm.org/ - A propos du CSE : https://www.earthworm.org/our-work/programmes/cse - A propos de la Fondation Alcoa : https://www.alcoa.com/foundation/en

Burkina Faso : la Chambre des Mines promet des mesures pour renforcer la sécurité des opérations minières

(Agence Ecofin) - Pour des raisons de sécurité, le russe Nordgold a annoncé début avril la suspension de ses activités à la mine d'or Taparko au Burkina Faso. Craignant que cette décision ne donne naissance à une vague de départ des investisseurs, le pays s'attèle à restaurer un climat de travail plus sûr.

Au Burkina Faso, la Chambre des Mines, association qui représente le secteur minier privé, indique que des mesures seront prises pour renforcer la sécurité des opérations minières, fragilisée par les nombreuses attaques terroristes de ces dernières années. Après la cessation des activités à la mine d'or de Taparko par le russe Nordgold en début de mois, il s'agit surtout pour le pays d'éviter une « spirale de suspensions » selon les dires de Adama Soro (photo), président de l'association.

Suite au communiqué de suspension d'activités publié par Nordgold le samedi 9 avril, une réunion a eu lieu le jeudi 14 avril entre le chef de l'armée et la Chambre des Mines pour discuter de la situation. Des stratégies seront mises en place, confirme Adama Soro à Reuters, sans pour autant donner davantage de précisions. Ce dernier a en outre invité les investisseurs à rester dans le pays en attendant, malgré l'augmentation des coûts opérationnels du fait du climat d'insécurité.

En effet, les travailleurs doivent, pour se rendre à la mine par la route, être escortés par des agents de sécurité ou être transportés par avion. Les sites miniers sont également sous protection, assurée en général par l'Etat. Notons aussi que l'exploration minière a dû être ralentie, et ce depuis l'enlèvement et le meurtre d'un géologue canadien en 2019.

Pour le moment, 16 mines d'or et une mine de zinc sont suffisamment protégées par l'armée pour poursuivre leurs activités, précise le président de la Chambre des Mines. Soulignons que selon le rapport d'attractivité du Fraser Institute de l'année 2021, sur les 84 juridictions minières évaluées sur le plan mondial, le Burkina Faso occupe le 58ème rang.

Compagnies bauxitiques : Concertation concernant l'exploitation de la Bauxite, notamment les projets de construction de raffineries d'alumine 

Une réunion du Bureau Exécutif la Chambre des Mines de Guinée (CMG), élargie aux membres du Conseil d'Administration, s'est tenue le mardi 19 Avril 2022, au siège de l'institution. Les participants (Sociétés minières membres et non membres de la CMG) ont examiné de nombreux sujets de préoccupations aussi bien pour les sociétés du secteur bauxitique que pour l'ensemble des miniers. Cette rencontre, présidé par M. Ismaël Diakité, PCA de la CMG, a également été mise à profit pour discuter et prendre des décisions sur d'autres sujets en rapport avec la vie de la CMG.

Au titre du principal sujet à l'ordre du jour, à savoir la concertation sur les sujets d'actualités concernant l'exploitation de la Bauxite ? Les participants ont débattu de la posture du Gouvernement qui demande aux sociétés productrices de bauxite de proposer un chronogramme pour le démarrage de la phase de construction de raffineries afin de transformer ce minerai sur place. Après un tour de table qui a permis de recueillir les avis des uns et des autres, il a été convenu de ce qui suit :

- Fournir des informations officielles à l'Etat sur les sociétés et leurs différentes conventions, à travers une fiche synoptique conçue à cet effet

- Préparer une note sur la mutualisation à l'attention des autorités

Enfin, les participants ont salué le rôle majeur joué par la CMG pour la défense des intérêts des opérateurs miniers tandis que les sociétés bauxitiques ont tous marqué leur satisfaction quant à la tenue des échanges fructueux sur le principal sujet à l'ordre du jour. A l'issue de la rencontre, deux nouvelles sociétés (KIMBO et SBG) ont proposé leur adhésion à la CMG.Il convient de noter que, pour les prochaines étapes, les sociétés bauxitiques sont appelées à fournir les informations demandées, au plus tard le mercredi 20 avril 2022. Ces informations seront ont été ensuite envoyées aux autorités dont le MMG, dès le jeudi 21 avril 2022..

M. KEITA

L'inspection Générale du Travail prend contact avec la Chambre des Mines de Guinée

Le siège de la Société Minière de Boké (SMB) a servi de cadre, le jeudi 14 avril 2022, à une rencontre entre l'Inspection Générale du Travail (IGT) et la Chambre des Mines de Guinée (CMG).

L'initiative de la rencontre vient de l'IGT : Elhadj Mamadou Aliou Diallo, en sa qualité de nouvel Inspecteur Général de Travail (IGT), entouré de ses collaborateurs, a tenu à prendre contact avec les dirigeants de la CMG pour faire connaissance et pour, dans le cadre de la révision de la convention Mines et carrières en cours, définir le cadre d'un partenariat propice aux bonnes relations entre les acteurs sociaux, notamment les employeurs et les employés.

Prenant le premier la parole, M. Ismaël Diakité, Président du Conseil d'administration de la CMG a vivement remercié l'IGT pour l'initiative de la rencontre avant de faire part de l'engagement de la CMG à garantir les meilleures conditions de vie et de travail aux employés des sociétés minières, sans oublier son attachement à la pratique de la Responsabilité Sociétale (RSE). Dans la foulée et dans un autre registre, il a informé l'assistance du départ d'une mission conjointe pour sensibiliser et faciliter la cohabitation entre les communautés et les sociétés dans les zones aurifères de la Haute - Guinée.

Pour sa part, l'IGT a reconnu la place prépondérante qu'occupent les entreprises minières, en tant que « vrais partenaires de terrain ». D'où, la nécessité de renforcer le partenariat avec le secteur minier.

Il convient de noter que le PCA de la CMG était entouré du Directeur Exécutif de la CMG et des représentants des sociétés CBG, AMC, SMFG et SMD. Ainsi, ceux - ci sont intervenus, notamment, pour :

  • Témoigner de leur participation à la collecte d'observations sur le projet de révision de la convention Mines et carrières, initiée par la CMG
  • Saluer l'initiative de l'IGT de prendre contact avec la CMG, au lieu de la « convoquer », comme cela se faisait auparavant
  • Attester de la bonne collaboration entre les sociétés minières et les inspecteurs régionaux du travail
  • Informer du projet de formation des syndicats des employés des sociétés minières, porté par la Fédération des Syndicats
  • Décider de la mise en place d'un pool de Directeurs de Ressources Humaines (DRH) pour travailler sur les différentes observations afin de produire un document consensuel
  • Rappeler le statut particulier de la CMG qui, en tant qu'Union patronale libre, respecte des valeurs et un code d'éthique, à la différence des autres organisations. Cela confère à la CMG seule, la légitimité de négocier au nom des entreprises minières
  • Demander l'élaboration d'un chronogramme précis pour la révision de la convention
  • Affirmer la disponibilité de la CMG à accompagner et appuyer l'IGT, notamment en matière de logistique
  • Demander d'imposer ou de rendre obligatoire, l'adhésion à la convention, à toutes les entreprises minières, membres ou non membres de la CMG

En tout état de cause, la rencontre aura permis aux deux institutions de mieux se connaitre et de baliser le chemin pour un futur partenariat gagnant - gagnant.

M. KEITA

Dossier :  CRÉER DES OPPORTUNITÉS POUR LES FEMMES ET LE SECTEUR PRIVÉ 


Cet article est une contribution de IFC qui met à disposition une « Boîte à outils d'actions et de stratégies pour les sociétés pétrolières, gazières et minières ». Pour cette première publication et à la faveur du mois de la femme, nous vous proposons une réflexion sur

L'ACCROISSEMENT DE LA DIVERSITÉ DES GENRES, DEPUIS LE PERSONNEL JUSQU'AU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Outils pour aider les sociétés à combler les écarts entre les sexes

APERÇU : Diversité des genres et participation des femmes au sein des industries PGM

Une étude, réalisée par la Chambre de commerce américaine en France et le Comité consultatif économique et industriel auprès de l'OCDE (CCEI), a révélé que parmi les sociétés américaines figurant dans le classement Fortune 500, celles qui ont le plus de femmes membres du conseil d'administration surclassent celles qui en ont le moins - des performance 53 % plus élevées sur les capitaux propres.

• Amélioration de la performance des conseils d'administration : Les conseils d'administration ayant une plus grande diversité des genres et une meilleure participation des femmes affichent également une plus grande responsabilisation et une amélioration de leur gouvernance (mesurée par le temps consacré à la surveillance interne et par l'efficacité des procédures du conseil).4

Une plus grande diversité des genres au sein des conseils d'administration augmente la conformité aux conventions et règlements nationaux et internationaux, et renforce les obligations des sociétés vis-à-vis du public.5

Cette différence de performance peut découler des différences entre les styles de leadership des hommes et des femmes et/ou de la diversité des parcours de ceux amenés à occuper des postes au conseil d'administration. Les hommes sont souvent recrutés par le biais de réseaux issus des milieux universitaires, sociaux et professionnels, auxquels les femmes n'ont souvent pas accès. Ces dernières ont ainsi parfois moins de scrupules que certains de leurs homologues masculins qui, prisonniers de leurs réseaux, auront davantage de réticences à demander des comptes à leurs collaborateurs, ou à les confronter pour des manques de performance.6

• Augmentation de l'attrait du secteur pour les femmes : Il existe une corrélation positive entre le nombre de femmes au niveau du

« Les organisations [qui ont une plus grande diversité de genres] obtiennent de meilleurs résultats parce qu'elles recrutent à partir d'un plus grand réservoir de talents, accédant ainsi à davantage de compétences et exploitant ces ressources dans toute la chaîne de valeur commerciale pour améliorer leurs résultats commerciaux....

Les organisations ayant des réservoirs de talents plus diversifiés, en particulier aux échelons supérieurs, sont caractérisées par une culture d'ouverture, de mérite et de prise de décision rationnelle, qui a des répercussions positives sur le résultat net. ».

A suivre...

Source : Chambre de commerce américaine en France et CCEI

Chambre des Mines de Guinée (CMG) - Délégation Générale du Québec à Dakar (DGQD) : Séance de travail pour le renforcement des liens de partenariat

Le vendredi 25 mars 2022, de10 h 30 mn à 12 h 30 mn, M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif (D.E) de la CMG, entouré de ses collaborateurs, a eu une séance de travail avec les représentants de la DGQD, en l'occurrence Mme Khady Séne, attachée de la DGQD basée à Dakar accompagnée de Mme Fatoumata Baldé, Consule honoraire du Canada en Guinée.

Au cours de la rencontre, les deux parties sont convenues de :

  • Faire le point sur l'état d'avancement et les perspectives de leur partenariat, suite à la rencontre du mois de février dernier qui a été marquée par la signature d'un protocole d'accord. Cette rencontre, marquant le départ de leur collaboration, a permis notamment d'organiser un atelier, placé sous l'égide du Réseau Environnement Bauxite (REB) de la CMG, sur la protection de l'environnement. Dans le cadre de la poursuite du projet sur l'environnement piloté par le REB, le D.E a profité de l'occasion pour faire part de la sélection du Centre d'Etudes et de Recherche Environnemental (CERE) de l'Université de Conakry pour élaborer un manuel de procédures pour la restauration environnementale avant d'ajouter que toutes les étapes nécessaires à la mise en œuvre du projet, ont été validées.
  • Préparer la participation au Symposium Mines devant se tenir du 20 au juin 2022. Parallèlement à ce symposium, une mission des entreprises québécoises devrait se rendre à Conakry puis à Dakar. D'où la nécessité de bien préparer le séjour de cette mission à Conakry. En tout état de cause, les deux parties sont convenues de l'importance de disposer de stands pour assurer leur visibilité au cours de ce grand événement avant de parler de la tenue de la rencontre d'Indaba en Afrique du Sud, dédiée également aux Mines. Pour tous ces évènements, une approche sera définie en fonction du calendrier des acteurs concernés et des activités prévues dans le cadre de la CMG (Assemblée Générale élective en avril 2022) et de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO
  • Accueil de la mission d'une entreprises canadienne dénommée CSL, qui séjourne actuellement en Guinée. Cette entreprise évoluant dans la logistique et les transports projette de rencontrer des entreprises guinéennes comme la Société Navale Guinéenne (SNG), Guinea Alumina Corporation (GAC), la Société Minière de Boké (SMB), la Compagnie des Bauxites (CBG) et une institution comme la CMG.

En définitive, il convient de noter que cette séance de travail qui intervient après la signature du protocole d'accord liant la CMG et la DGQD a permis de discuter largement de la mise en œuvre des activités en cours et d'entrevoir les perspectives.

M. KEITA

Mines: après l'accord cadre, Wining Consortium Simandou autorisée à reprendre ses activités

COMMUNIQUE lu à la télévision nationale le dimanche 27 mars, 2022 par Ousmane Gaoual Diallo, Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire, porte porte-parole du gouvernement qui a annoncé qu'un accord cadre historique a été trouvé et signé le vendredi 24 mars 2022 entre les trois parties prenantes du projet Simandou à savoir l'État guinéen, Rio Timto Simfer et Wining consortium Simandou :

 « Le gouvernement guinéen a décidé de l'arrêt de toutes les activités de construction des infrastructures minières, ferroviaires et portuaires de Wining consortium Simandou sur son projet de gisement de fer de Simandou.

 Cette décision gouvernementale a été prise afin que son excellence, le président de la transition puisse s'assurer que tous les intérêts de notre pays soient pris en compte par les opérateurs miniers de gigantesques projets et considérés comme étant le plus grand projet minier étudié à date dans le monde pour les 20 prochaines années. 

Sous la clairvoyance du président du CNRD, une commission représentant l'État guinéen a été mise en place en vue d'aider les deux parties. L'opérateur minier Rio Timto Simfer et Wining Consortium Simandou ont aplani les divergences pour un codéveloppement, un Co investissement du trans guinéen long de 670 km reliant la préfecture de Beyla au port de Morebaya en eau profonde dans la préfecture de Forecariah. Cette option est la plus bénéfique pour la Guinée. Après plusieurs mois de négociations, le gouvernement guinéen est heureux d'annoncer qu'un accord cadre historique a été trouvé et signé le vendredi 24 mars 2022 entre les trois parties prenantes du projet Simandou à savoir l'État guinéen, Rio Timto Simfer et Winning consortium Simandou. 

La vision stratégique clairement articulée par le président de la transition a permis aux négociateurs de l'État à apporter de l'innovation dont les incidences économiques et sociales sur la vie de nos populations profondes. Parmi ces innovations, il convient de citer pour la réalisation du chemin de fer Beyla Forécariah et de grand port de Morebaya, la République de Guinée avant 0% conformément aux conventions de base qui liait déjà l'État aux deux opérateurs miniers. Le nouvel accord cadre permet la création d'une coentreprise qui garantit à la république de Guinée en plus de ses 15% de minerais, une participation gratuite et non diluant au capital du chemin de fer et du port à hauteur de 15%.Selon la convention de base Rio Timto et de Wining consortium Simandou, le chemin de fer et de port de Morebaya ne revenaient à l'État guinéen qu'après 35 ans d'utilisation. L'accord cadre actuel qui vient d'être signé permet à la Guinée de disposer de ses infrastructures dès la fin de leur construction. 

L'État assura la gestion durant toute la vie des mines. Le chemin de fer n'était prévu que pour le transport de minerais dans les conventions de base de deux sociétés minières. L'accord cadre ainsi obtenu fait le chemin de fer, d'infrastructures ferroviaires multi services et multi utilisateurs y compris le transport de minerais, des produits agricoles des personnes et de leurs biens.

L'accord cadre donne à la Guinée un calendrier d'exécution très précis des projets avec des contraintes de pénalité majeure allant jusqu'au retrait pur et simple du titre minier pour la société minière qui ne resterait pas ses engagements. Selon ce calendrier, la construction des infrastructures ferroviaires et portuaires doivent être achevées à la fin de 2024, tandis que la première production commerciale du minerais de fer doit commencer le premier trimestre 2025.L'accord cadre met un accent particulier sur la qualité des infrastructures, le respect strict des normes environnementales, sociales, d'hygiène, de santé et de gouvernance pour les travailleurs ainsi que pour toutes communautés affectées directement ou indirectement. 

Quant au contenu local, le présent accord cadre encadre la promotion des entreprises guinéennes de telle sorte que les sociétés étrangères qui auront les contrats d'exécution des projets doivent trouver des sociétés locales pour former des coentreprises. En matière de transfert de savoir et de savoir-faire, l'accord cadre fait de la formation guinéenne une priorité conformément à la vision du chef de l'État. Les deux sociétés minières s'engagent à former les jeunes guinéens dans les domaines d'activité socio-économique conformément aux dispositions du code minier."

Éducation: Le Consortium SMB-WINING offre des kits scolaires à plus de 1000 élèves de Boké et Télimélé 

Afin de promouvoir l'excellence et encourager les jeunes talents en milieu scolaire, le Consortium SMB-Wining a lancé ce mercredi 23 mars 2022, une vaste opération de distribution des fournitures scolaires à 1.492 meilleurs élèves évoluant dans 67 écoles dont 63 au niveau de la préfecture de Boké.

Le coup d'envoi de cette action de solidarité d'envergure a été donné par le directeur préfectoral de l'éducation (DPE), Ibrahima Fofana à l'école primaire de Katougouma, commune rurale de Tanènè dans la préfecture de Boké.

C'était en présence d'une délégation de la direction générale du Consortium SMB-WINING, des membres de l'association des parents et amis de l'école (APAE), des notabilités, de la direction et du personnel de l'école ainsi que les parents des élèves bénéficiaires.

Selon le responsable du département des Relations communautaires du Consortium SMB-WINING, N'Famara Kourouma, le don est composé de stylos, de cahiers et autres fournitures scolaires pour 1.492 élèves répartis entre 67 écoles, dont 4 à Santou dans la préfecture de Télimélé, l'une des zones d'opération de la SMB.

Depuis son implantation en 2014 à Boké, le Consortium SMB-Wining, au-delà de la distribution des lampes solaires, de construction de forage, d'aménagements de routes rurales et tant d'autres gestes humanitaires, a déjà rénové, sur fonds propres, une dizaine d'écoles et en a construit sept (07) dans la préfecture de Boké.

M. N'Famara Kourouma a réitéré l'engagement de Consortium à œuvrer pour souvenir l'école Guinéenne en encourageant les apprenants.

Le vice-président du district de Katougouma, Amadou Diallo se réjouit du don et demande à la jeunesse de coordonner les efforts pour le développement inclusif de Katougouma en liesse.

Présent à la cérémonie directeur préfectoral de l'éducation (DPE) a indiqué que l'école de Katougouma doit comprendre la portée morale et éducative de ce don de fournitures scolaires destinées aux meilleurs élèves des communautés impactées par l'exploitation minière. Il a remercié le Consortium SMB-Wining pour ses multiples gestes en faveur de l'école guinéenne qui lui restera reconnaissante.

De l'avis de M. Fofana, la SMB est connue dans la région pour ses gestes humanitaires au bénéfice de la population de Boké.

Le DPE invite les encadreurs et les parents d'élèves à veiller sur l'éducation scolaire de leurs enfants pour favoriser l'émulation en milieu scolaire.

Et d'ajouter que les appuis constants du Consortium SMB-WINING a un impact positif sur le système éducatif en pénurie de mobiliers et d'infrastructures.

Le Coordinateur Adjoint du Consortium SMB-WINING, M. Zhang a expliqué que l'objectif de ce projet est d'encourager tous les élèves à bien étudier pour bénéficier des opportunités de la vie et pourquoi pas changer leur vie à travers l'Education et la Formation sur lesquelles repose le développement.

L'éducation dit-il, est la première richesse d'un homme où qu'il soit sur cette terre.

Au nom de ses collègues bénéficiaires, Hawa Touré élève en 6ème année à l'école primaire Katougouma Laïc a remercié le Consortium SMB-WINING pour cet autre cadeau destiné à encourager les meilleurs élèves.

guineemining

Lettre circulaire de la BCRG à l'attention des exportateurs de la République de Guinée 

En prélude au lancement de la plateforme du Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée (GUCEG), à partir du 1er février 2022, j'ai l'honneur de rappeler aux exportateurs de la République de Guinée les mesures règlementaires suivantes :

Pour les comptoirs d'achat d'or :

- Délai de rapatriement : 60 jours

- Proportion de rapatriement obligatoire : 60% de la valeur des exportations

Pour les sociétés minières bénéficiant d'une convention minière :

- Délai de rapatriement : 90 jours

- Proportion de rapatriement obligatoire : en fonction des clauses des conventions d'établissement

Pour les autres exportateurs :

- Délai de rapatriement : 90 jours

- Proportion de rapatriement obligatoire : 100% de la valeur des exportations.

Pour tout exportateur, la compensation de l'obligation de rapatriement avec les importations est formellement interdite, étant entendu que toute intention d'importation reste soumise aux règles prescrites à cet effet.

J'attache particulièrement du prix à l'application stricte de ces mesures dont les services de la BCRG, des Douanes, ainsi que l'APB sont chargés du suivi.

Dr Karamo Kaba, Gouverneur de la BCRG

Les services du FMI achèvent leur visite au Guinée

le 10 mars 2022

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d'administration du FMI. La mission en question ne fera pas l'objet de délibérations au sein du conseil d'administration.

  • L'activité économique devrait s'accélérer en 2022, tirée par la production minière et la reprise en cours dans le secteur non minier, même si les incertitudes mondiales et nationales assombrissent les perspectives.
  • L'inflation s'est accélérée en 2021 en raison des contraintes d'approvisionnement liées au Covid, de la hausse des prix mondiaux et des politiques macroéconomiques accommodantes, et elle devrait diminuer progressivement cette année.
  • Le conflit en Ukraine constitue une menace potentielle pour la production et l'investissement miniers guinéens. Les retombées du conflit pourraient également entraîner une hausse des prix internationaux du carburant et des denrées alimentaires, ce qui aurait un impact négatif sur l'économie guinéenne.

Washington, DC: Une équipe du personnel du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme Clara Mira, a organisé une visite virtuelle du personnel du 28 février au 4 mars 2022, pour discuter de l'évolution et des perspectives économiques. À la fin de la visite, Mme Mira a fait la déclaration suivante:

« L'économie guinéenne continue de faire preuve de résilience, enregistrant une croissance élevée et soutenue du secteur minier et une reprise progressive - modérément plus lente que prévu précédemment - du secteur non minier. La croissance devrait se renforcer en 2022 et pourrait être proche de 5 ½ pourcent, soutenue par une forte production minière couplée à la poursuite de la reprise dans le secteur non minier, renforcée par l'atténuation des perturbations liées au Covid et le remboursement attendu des arriérés de paiement du gouvernement.

« Les prix moyens ont augmenté de 12½ pourcent en 2021, en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires et du fret et de l'assouplissement des politiques budgétaires et monétaires pour soutenir la reprise post-pandémique. À l'avenir, le remboursement par le gouvernement des avances de la banque centrale et la récente appréciation du franc guinéen devraient compenser une partie des pressions inflationnistes découlant de la hausse des prix internationaux des produits de base.

"Les risques restent orientés à la baisse et l'incertitude est prononcée. Le conflit en Ukraine constitue une menace potentielle pour la production et les investissements miniers guinéens. Les retombées du conflit pourraient également entraîner une hausse des prix internationaux du carburant et des denrées alimentaires, ce qui aurait un impact négatif sur l'économie guinéenne, augmenterait les pressions budgétaires et exacerberait les niveaux déjà élevés de pauvreté. Sur le plan intérieur, une incertitude politique prolongée pourrait peser sur les perspectives.

"Les services du FMI et les autorités ont discuté de la nécessité pour la politique monétaire de suivre de près l'évolution économique et de gérer activement la liquidité si les pressions sur les prix intérieurs s'intensifient. Sur le front de la politique budgétaire, les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, en particulier dans le secteur minier. L'engagement des autorités à rembourser les arriérés soutiendra un secteur privé plus dynamique et contribuera à améliorer l'intermédiation du crédit. L'engagement des autorités à utiliser l'allocation de DTS avec prudence et transparence devrait soutenir les investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux. Continuer à protéger les plus vulnérables contre les conditions difficiles est essentiel.

« L'équipe a rencontré le Premier ministre Mohamed Beavogui, le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan Lanciné Condé, le gouverneur de la Banque centrale Karamo Kaba, le ministre du Budget Moussa Cissé, le ministre de l'Énergie, de l'Hydraulique et des Hydrocarbures Ibrahima Abé Sylla et d'autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, de la société civile et de la communauté des partenaires au développement. La mission du FMI tient à exprimer sa gratitude aux autorités guinéennes et aux autres parties prenantes pour les discussions constructives et fructueuses lors de la visite.

Département de la communication du FMI

Economie : le DG du Port autonome de Conakry en visite au Port autonome d'Abidjan 

Depuis sa nomination, le nouveau directeur général du Port autonome de Conakry (PAC) ne cesse de marquer son territoire. Mamadou Biro Diallo, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était la semaine dernière l'hôte des autorités portuaires du Port Autonome d'Abidjan (PAA). Cette visite, placée sous le signe de la coopération, s'inscrit dans le cadre d'une série de déplacements du premier responsable du Port autonome de Conakry dans les ports membres de l'Association de Gestion des Ports d'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC).

Avec son homologue Hien Yacouba SIÉ, directeur général du Port Autonome d'Abidjan, Mamadou Biro Diallo a eu un échange fructueux portant notamment sur le renforcement de la coopération entre les deux ports qu'ils dirigent, « surtout en matière de développement et de gestion efficace des infrastructures portuaires», rapporte le service communication du port autonome d'Abidjan.

Puis, la délégation guinéenne a aussi eu droit à une visite des installations portuaires et des projets de développement en cours de réalisation dans l'enceinte du Port autonome d'Abidjan.

La relance de l'économie guinéenne, tant chère aux autorités de la transition en Guinée, passera aussi par une bonne gouvernance pour une meilleure rentabilité du port Autonome de Conakry. D'ailleurs, le Port Autonome de Conakry tourne désormais tous les jours 27H/24. Cette tournée du nouveau directeur général pourrait ainsi permettre d'acquérir d'autres inspirations pouvant aider à accroitre la compétitivité du Port autonome de Conakry.

Guinee114

Assemblée Générale du Réseau Environnement Bauxite : Une cérémonie placée sous le sceau de la reconnaissance des acteurs et de la consolidation des acquis

Le Réseau Environnement Bauxite (REB) a tenu son assemblée générale le mardi 8 mars 2022 à Conakry, en présence de nombreux invités dont les représentants des compagnies minières, des partenaires techniques et financiers et du gouvernement guinéen.

M. Ismaël Diakité, Président de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a, le premier, pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants avant de féliciter le REB pour le travail accompli depuis sa création. Par ailleurs, M. Diakité a tenu à rassurer le REB de son soutien et de l'engagement des compagnies minières, à travers la CMG, à accompagner le Réseau dans la lutte pour la protection de l'environnement qui s'apparente à une question de survie pour ces compagnies. En outre, le Président a remercié certains partenaires, dont la consule du Canada en République de Guinée, pour leur appui et encouragé d'autres à leur emboiter le pas.

Pour sa part, Mme Aissatou Bobo Diallo, Présidente du REB, a rappelé l'historique du Réseau, initié par 6 compagnies minières de la région de Boké pour la mutualisation de leur Responsabilité Sociétale (RSE) dans la gestion des impacts environnementaux dans leur zone. Elle a également partagé les grades lignes du plan d'actions du REB, décliné en 6 axes, avant d'énumérer les activités réalisées, notamment la promotion des associations des jeunes œuvrant dans le domaine de la protection de l'environnement, le reboisement de têtes de sources et la conception d'une base de données, pour ne citer que celles-là. Enfin, Mme Diallo a annoncé les nouveaux défis qui interpellent le REB, tout en remerciant, à l'image du Président de la CMG, les partenaires pour leur soutien qui mettrait d'être accru.

Prenant la parole à son tour, la Consule du Canada en Guinée, a témoigné de l'importance que le Canada accorde à la question de l'environnement, d'où son intérêt pour le REB qui bénéficie déjà de son appui. Dans la foulée, elle a jugé nécessaire d'accompagner davantage ce Réseau qui démontre à suffisance l'engagement de la CMG dans la problématique de l'environnement.

A la suite de ces trois personnalités, des partenaires comme le PNUD et la Banque mondiale sont intervenus pour exprimer leur fierté quant au progrès enregistrés par le REB depuis son lancement avant de s'engager à accroitre leur appui en sa faveur.

Il convient de noter que tous les intervenants ont rendu hommage à la femme à la faveur de cette journée du 8 mars qui lui est consacrée. Aussi, l'occasion a été mise à profit pour décerner des satisfaits aux acteurs qui se sont distingués dans la promotion du REB. Au nombre des récipiendaires du REB, figure en bonne place, M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, qui a considéré cette distinction comme un « défi » qui impose d'œuvrer davantage pour le rayonnement du Réseau avant de la dédier à l'ensemble des travailleurs de la Chambre des Mines.

Quant à Mme Diallo, elle a également bénéficié d'un satisfecit de la part de la CMG pour son sacrifice et son combat désintéressé pour la promotion du REB.

Enfin, les participants ont échangé sur le plan de travail annuel du REB et des recommandations ont formulées, au nombre desquelles, la diversification des sites à reboiser, la mise en place de la production du matériel végétal, la mise en place d'un programme d'éducation environnementale pour les compagnies minières membres du REB, etc.

M. KEITA

Boké-Mines: Le ministre Julien Yombouno se dit impressionné par les infrastructures du Consortium SMB-WINNING, WAP et UMS

Le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Julien Yombouno a poursuivi ce mercredi, 2 mars 2022, sa tournée de prise de contact avec les entreprises minières sur les installations du Consortium SMB Winning situé dans le district de Kaboyé, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Dans son allocution de bienvenue à la délégation ministérielle, le président du district de Katougouma, Cheick Mohamed Sylla à dit que la présence du Consortium SMB-WINNING dans leur collectivité, est une fierté pour la communauté d'accueil dont les fils ont bénéficié des milliers d'emplois garantis.

Dans un exposé liminaire, le manager des ressources humaines (DRH) du Consortium SMB-WINNING, Mohamed Thomas Lucas Camara a fait savoir que son institution compte 6.606 employés, 6.528 issus de la communauté.

Le Consortium SMB Winning dispose d'un Centre de formation en gestion management avec la facilitation des formateurs qualifiés, de 11 postes de santé équipées conséquemment avec une prise en charge sanitaire des employés.

Selon lui, dans ce centre, les travailleurs apprennent la langue chinoise niveau primaire, la gestion du personnel, la soudure, la conduite d'engins roulants avec des opérateurs excavateurs.

En perspective, l'amélioration des salaires e base, l'indemnité de logement, la prime de production, des heures supplémentaires et heures majorités, les primes du développement pacifique.

Présents à la rencontre, les délégués syndicaux du Consortium SMB-WINNING, WAP et UMS sollicitent l'implication du Ministre du Travail et de la Fonction Publique pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs, l'inscription des employés à la CNSS, la révision de la convention Mine et Carrières, la catégorisation des travailleurs.

Le directeur de la Mine du Consortium SMB-WINNING, Wang Zhaosheng s'est exprimé en ces termes: « Deouis la création de société en 2015, le succès de la SMB repose sur la Communauté. »

La SMB, selon son directeur de la Mine, s'engage à contribuer au développement de la Guinée.

Venu pour s'enquérir des réalités du terrain, le ministre se dit impressionné par la qualité des infrastructures du Consortium SMB-WINNING qui, espère-t-il, entretiendrait de bonnes relations avec ses employés.

Tout au long de ses interventions, le ministre Yombouno a renouvelé l'engagement du CNRD à protéger les investisseurs miniers.

Il invite les employés au respect scrupuleux des Lois guinéennes, à la patience, à la retenue et à la discipline.

A noter que le ministre Yombouno se dit satisfait des dispositions sécuritaire mises en place au sein du Consortium SMB-WINNING.

Bref le Consortium SMB-WINNING ambitionne la construction d'une raffinerie d'alumine pour permettre à la Guinée de tirer le maximum de profit de ses potentialités minières.

guineeming

La Guinée validée dans la mise en œuvre de la Norme ITIE avec un score général élevé 

Le Collège des Entreprises au comité de pilotage de l'ITIE - Guinée a pris part à la réunion du comité, tenue le 1er mars 2022 au Ministère des Mines et de la Géologie. La Chambre des Mines de Guinée (CMG ) était représentée par :

 Mr Chaikou Yaya DIALLO, Directeur Exécutif

 Mr Morifing CONDE, CBG

 Mr Andrey TOLKANOV, RUSAL

 Mr Fodé Saidou Kobélé CAMARA, SMD

 M. Moumouni SYLLA, BAM

La rencontre s'inscrivait dans le cadre des réunions ordinaires du comité de pilotage de l'ITIE - Guinée qui a prévu spécifiquement à son ordre du jour de partager la décision prise par le Conseil d'administration de l'ITIE internationale, suite au processus de validation de la Guinée démarré le 1er octobre 2021.

Les parties prenantes (Gouvernement, Société civile et Sociétés minières) après avoir adopté le procès-verbal de la réunion du 6 janvier 2022 et débattu des activités de la commission ad hoc de rédaction du rapport ITIE-Guinée pour les exercices 2019 et 2020, se sont penchées sur le principal sujet à l'ordre du jour : Les résultats de la validation de la Guinée.

La Guinée a obtenu un score général élevé dans la mise en œuvre de la Norme ITIE 2019 (88 points). Le score global reflète une moyenne des scores des trois composantes sur « l'Engagement des parties prenantes », « la Transparence », « les Résultats et l'impact ».

Ainsi, selon le rapport publié, « le Conseil d'administration de l'ITIE félicite la Guinée pour avoir obtenu un score élevé pour l« les Résultats et l'impact » (91 points). Bien que la pandémie de COVID-19 ait ralenti le rythme de la diffusion des conclusions de l'ITIE par le Groupe multipartite, l'ITIE Guinée a contribué au dialogue politique et aux réformes sur les questions liées à l'industrie extractive. Le Conseil d'administration encourage la Guinée à poursuivre sa transition vers des divulgations ITIE dans un format ouvert afin de renforcer l'impact de la mise en œuvre et d'améliorer l'interopérabilité des données ITIE avec les systèmes de divulgation existants des gouvernements et des entreprises. L'ITIE Guinée a la possibilité d'établir un lien plus étroit entre sa planification annuelle des travaux et les priorités nationales et son examen annuel des résultats et de l'impact, en intégrant une approche davantage axée sur les résultats pour le suivi et l'évaluation ».

Enfin, il faut noter que les parties prenantes, notamment la Société civile,, ont salué ce résultat et félicité l'ensemble des acteurs pour les efforts consentis dans son atteinte avant de conseiller de poursuivre la dynamique enclenchée. Par ailleurs, ces parties ont préconisé des actions et des stratégies pour la production, dans les meilleurs délais, du rapport ITIE-Guinée pour les exercices 2019 et 2020 prévue au plus tard le 31 mars 2022. Dans cette optique, ils ont exhorté la cour des comptes à prendre les dispositions nécessaires pour certifier les déclarations ITIE à temps.

En outre, la réunion a demandé aux représentants de la CMG de revenir avec les observations de leurs directions générales respectives sur la Propriété Effective avant l'adoption du projet de Loi, initiée par les autorités compétentes.

M. KEITA

Le Président de la transition crée la Commission nationale des Mines

 Le mardi 1er mars 2022, à travers un décret lu à la télévision nationale, le président de la transition a créé la Commission nationale des Mines t; ses attributions, sa composition et son fonctionnement. 

Voici la teneur dudit décret :

Chapitre 1 : Création

Article 1er : En application des articles 1er et 9 du Code minier, il est créé une commission dénommée Commission nationale des Mines composée des représentants de l'Etat et des autres composantes de la nation.

Chapitre 2 : Attributions

Article 1 : La Commission nationale des Mines participe à l'examen des dossiers d'attribution, de prorogation, de renouvellement, d'amodiation et de retrait des titres miniers sur la base des dispositions du Code minier. Ce rôle varie en fonction de la nature du titre minier concerné. En ce qui concerne le permis de recherche, l'avis simple de la Commission nationale des Mines n'est requis qu'en cas de contestations par le titulaire de toutes décisions relatives au renouvellement ou au retrait et particulièrement à la rétrocession des périmètres accompagné de toutes les informations géologiques.

Pour le permis d'exploitation et de concession, l'avis favorable de la Commission nationale des Mines est requis pour toutes dispositions relatives à l'approbation des études de faisabilité, d'impact environnemental et social, au renouvellement et au retrait de ce titre.

Pour la concession minière, l'avis favorable de la Commission nationale des Mines est également requis pour toutes décisions relatives à la signature, au retrait, à l'annulation, ainsi qu'à la cession totale ou partielle des droits consacrés par la convention.

Article 3 : La Commission nationale des Mines examine les dossiers relevant de ses attributions en vue de s'assurer que les dispositions du Code minier et de ses textes d'application ainsi que d'autres textes légaux applicables à l'activité minière envisagée sont respectés.

Article 4 : Les travaux de la Commission nationale des Mines doivent dans tous les ces déboucher sur un avis soit d'acceptation, soit de rejet adressé au ministre en charge des Mines et de la Géologie dans les meilleurs délais.

Chapitre 3 : Composition et fonctionnement

Article 5 : La Commission nationale des Mines se compose comme suit: quatre représentants du ministère des Mines et de la Géologie, un représentant du ministère de l'Environnement et du Développement durable, un représentant du ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, un représentant du ministère de l'Économie, des Finances et du Plan, un représentant du ministère du Budget, un représentant du ministère des Infrastructures et des Transports, un représentant du ministère de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, un représentant de la Société civile.

Le président de la Commission nationale des Mines nommé par décret doit être un cadre intègre de haut niveau disposant de larges expériences dans le secteur minier. Les membres de la Commission nationale des Mines doivent avoir une expertise et une expérience approfondies dans le secteur minier et être intègres. Ils sont également nommés par décret du président de la République sur proposition de leurs structures d'origine.

Le président et les autres membres sont nommés pour une période de 5 ans renouvelable une seule fois. Ils cumulent les fonctions de membres de la Commission nationale des Mines avec celles qu'ils exercent au moment de leur nomination en qualité de membres de la Commission nationale des Mines. Le changement de fonction ne doit affecter la qualité de membre de la Commission nationale des Mines.

Article 6 : Le Secrétariat de la Commission nationale des Mines est assuré par un représentant du ministère des Mines et de la Géologie chargé d'assurer la transmission de demande par avis à la Commission nationale des Mines, la préparation et l'organisation des travaux de la Commission nationale des Mines et la réception de ses avis. Il assure en outre la gestion de l'ensemble des dossiers et archives de la Commission nationale des Mines.

Article 7 : La Commission nationale des Mines se réunit à la demande de son président chaque fois que le ministère en charge des Mines et de la Géologie la saisit d'un dossier relevant de sa compétence. Elle peut également se réunir à la demande de la majorité de ses membres. Les décisions sont prises par la majorité des membres présents ou représentés par un pouvoir dûment signé par tout membre qui ne pourrait y être lors de la prise de décision.

Article 8 : Le membre de la Commission nationale des Mines qui a un intérêt direct ou indirect dans toutes questions devant être examinées doit indiquer la nature de son intérêt à la Commission nationale des Mines. La divulgation de cet intérêt doit être consignée dans un procès-verbal de réunion de la Commission nationale des Mines.

Le membre concerné doit se récuser de toute délibération ou décision de la Commission nationale des Mines relative à cette question. Tout contrevenant aux dispositions du présent paragraphe sera passible d'exclusion de la Commission nationale des Mines

Article 9 : La Commission nationale des Mines, dans un délai n'excédant pas 15 jours ouvrables à compter de la date de sa saisine, se prononce nécessairement sur les dossiers qui lui sont soumis. Ces travaux sont sanctionnés par un procès-verbal. Elle adresse au ministère en charge des Mines au plus tard 90 jours après la fin d'une année calendaire, un rapport annuel portant sur ses activités y compris les demandes présentées et les décisions prises au plus tard 30 jours après réception par le ministre.

Ce rapport doit être transmis à l'organe législatif et publié dans le Journal officiel et sur le site Web du ministère des Mines et de la Géologie.

Article 10 : La convocation à une réunion de la Commission nationale des Mines est adressée à chaque membre par le président de la commission 7 jours avant la date prévue pour tenue de la réunion. Cette convocation est accompagnée de l'ordre du jour de la réunion, de la copie des documents nécessaires à la bonne compréhension des questions inscrites à l'ordre du jour.

Article 11 : Les dépenses relatives au fonctionnement de la Commission nationale des Mines sont prises en charge par le budget du ministère des Mines et de la Géologie pour chaque exercice budgétaire.

Chapitre 4 : Dispositions finales

Article 12 : Le délai relatif aux attributions, à la composition et au fonctionnement de la Commission nationale des Mines non pris en compte dans le présent décret sont précisés par un arrêté du ministère des Mines et de la Géologie.

Article 13 : Le ministre des Mines et de la Géologie est chargé de l'application du présent décret.

Formation et emploi : La SMB signe un accord de partenariat avec l'Enseignement supérieur 

Le consortium SMB-Winning et le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation ont signé un accord de partenariat et une convention ce mercredi 23 février 2022. Cette collaboration en faveur du développement du système d'enseignement supérieur vise à faire la promotion de la formation et de l'emploi.

« Il est important pour moi de rappeler ici que le Consortium SMB-Winning est un acteur majeur qui avait volontairement accompagné l'Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké alors que j'étais la Directrice générale, par un montant de 100 000 dollars américains, pour le premier fonds de financement du projet de construction en cours du bloc administratif de cette institution. C'est encore l'occasion pour moi de féliciter et remercier cette société et son PDG M. SUN, pour l'attention toute particulière qu'elle accorde à l'Enseignement supérieur en République de Guinée », a rappelé la ministre de l'Enseignement supérieur, Dr Diaka Sidibé, avant d'indiquer que la signature de cet accord vise à qualifier davantage « le capital humain indispensable au développement de notre système d'enseignement supérieur et de recherche et surtout notre ambition de réaliser de participer au développement durable du secteur minier à travers la formation des cadres de qualité. »

Selon Dr Diaka Sidibé, ce partenariat va permettre la formation des formateurs ; les stages en faveur des étudiants, les facilités accordées aux enseignants, enseignants-chercheurs pour leur permettre de mener à bien leur recherche, l'appui à la réalisation des activités pédagogiques et de recherche ; l'appui aux échanges entre les institutions d'enseignement et celles-ci et les institutions d'enseignements et de recherche chinoise.

Le PDG du Consortium SMB-Winning, Sun XIUHUN, s'est engagé à accompagner la Guinée pour son développement : « Je suis persuadé que notre coopération sera couronnée de succès. Et je suis persuadé qu'on abordera plus d'opportunités et plus de chances pour des jeunes guinéens. ».

guineenews

Signature d'un accord de partenariat entre la CMG et la DGQD, sur la protection de l'environnement dans la zone de Boké


Accusée, la SMB répond à ses détracteurs : « nous sommes en règle, tout est vérifiable... » 

Les responsables de la Société minière de Boké (SMB) ont animé une conférence de presse ce jeudi 17 février 2022 pour parler de leurs acquis depuis 2015 et les perspectives avec le projet Simandou. Ils ont également fait savoir que la transparence dans leurs activités ne fait aucun défaut et que le consortium UMS-Winning Shipping-Shandong Weiqiao est en règle vis-à-vis de la fiscalité guinéenne.

Accusée par certains médias étrangers d'avoir caché certains de ses biens au fisc guinéen, la société fait savoir que tout ce qui se raconte ne la concerne pas. « Vous avez dit transparence. Il y a un certain nombre de rapports publics, il y a des informations qui sont publiques. Vous pouvez aller les chercher sans même nous poser des questions parce qu'elles sont publiques et que les gens arrivent à les trouver publiquement. La SMB aujourd'hui c'est trois actionnaires qui sont UMS, Weiqiao, Winning. Et l'État participe en tant qu'actionnaire étatique. En ce qui concerne les chiffres de production, ils sont publics et sont transmis puisque nous payons des taxes d'extraction et d'exportation dans toutes les administrations. La SMB a démarré en faisant 11 millions de tonnes jusqu'à 39 millions de tonnes sur un rythme de 30 à 35 millions de tonnes. Ce n'est passé sous aucun secret parce que nous voyons encore qu'il suffit de poser des questions. C'est factuel. On n'est pas dans 'est-ce qu'on aurait fait, on aurait vendu des milliards et des milliards'. Sur le plan de la fiscalité, tout est en règle. Toutes nos compagnies, tous les actionnaires sont avec des auditeurs internationaux et tout est vérifiable. Ce qui se passe après ne concerne pas la SMB », a expliqué Frédéric Bouzigues, Directeur général de la SMB.

Ismaël Diakité, Directeur général adjoint de la SMB, insiste sur le fait que la transparence est le crédo de sa société : « Nous sommes une société citoyenne et une société conventionnelle. Du fait de cela, seule la matérialité des choses compte, donc des informations réelles. Il n'y a pas de mines sans investissements. Il n'y a pas d'investissement sans compte rendu, sans redevabilité vis-à-vis des actionnaires. »

Depuis le démarrage de ses activités en 2015, la SMB, selon Frédéric Bouzigues, a investi 3 milliards à Boké : « Le consortium c'est une activité qui a démarré en 2015 avec un projet de la bauxite dans la région de Boké. Cette activité là aujourd'hui représente un peu plus de 20 mille emplois directs. Je vais prendre, UMS, nos collègues à la marine et à la logistique maritime, les constructeurs, ceux qui font les routes pour nous. Je vais prendre tous ces emplois qui sont directement liés, qui sont aussi une partie importante de notre projet. Ces 20 mille emplois directs depuis 2015 ont généré pratiquement 1 milliard de dollars de contribution directe à l'économie guinéenne. C'est un projet important qui a permis de réaliser de grandes choses. C'est plus de 3 milliards de dollars d'investissements cumulés dans la région de Boké. »

L'autre projet dans lequel la SMB travaille, c'est celui de Simandou. Là aussi, il y a lueur d'espoir, puisque, fait savoir Frédéric Bouzigues, c'est 1 milliard de dollars que l'Etat percevra chaque année : « Aujourd'hui le consortium est particulièrement intégrant du projet Simandou. Le projet Simandou c'est aussi 15 milliards d'investissement sur les prochaines années en deux phases détaillées qui, à la mise en service, permettra aussi de générer 1 milliard de dollars par an de recettes de contribution directe à l'Etat. ».

guineenews

S'engager : les critères ESG devraient être au cœur des activités Minières en Afrique 

Tribune de Souleymane Traoré, Directeur Général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), Conakry, Guinée

Le secteur minier a la responsabilité de développer de nouvelles pratiques responsables afin de minimiser et d'atténuer son impact sur l'environnement, de transformer la vie des personnes vivant à proximité des zones minières et de respecter les droits humains fondamentaux. C'est pourquoi, à l'instar de nombreuses autres industries, il est nécessaire de passer rapidement à une nouvelle stratégie commerciale fondée sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Car la rhétorique ne suffit plus, surtout dans les pays en voie de développement.

La différence entre les investissements ESG et les investissements sociaux traditionnels des entreprises est que les premiers exigent des plans d'action transparents et des chiffres concrets que les investisseurs et le public peuvent suivre et mesurer. Ces indicateurs quantifiables doivent être la preuve du travail accompli pour changer des vies, ce qui signifie qu'une organisation est tenue de ne pas se cacher derrière des promesses vides.

Chez CBG, nous utilisons les critères ESG comme fondation de notre stratégie de développement, car nous voulons nous assurer que nous laissons derrière nous un monde meilleur - en équilibrant la nécessité de créer des opportunités économiques, mais aussi en nous assurant que nous évitons des pratiques abusives sur le plan environnemental.

En Afrique, l'activité minière et les infrastructures connexes contribuent largement au potentiel économique du continent. Il a été estimé que la valeur des projets connexes en Afrique s'élèvera à au moins 50,87 milliards de dollars américains d'ici 2030, mais la protection de l'environnement, les pratiques commerciales responsables, le développement communautaire et les cadres politiques protecteurs seront les éléments clés pour maintenir un tel empire.

La Guinée possède les plus grandes réserves de bauxite au monde, mais le potentiel économique est encore inexploité, et pour tant il pourrait contribuer à transformer la vie des + 12 millions de Guinéens.

Depuis le démarrage de ses opérations il y a près de 50 ans, la CBG a produit plus de 500 millions tonnes de bauxite de manière sécuritaire et responsable pour l'exportation - soutenant l'une des plus importantes industries minérales du pays et faisant de notre mieux pour aider à transformer l'économie nationale guinéenne - tout en mettant l'accent sur le développement des personnes.

Nous avons réalisé l'importance du secteur privé, non seulement pour la croissance de l'économie, mais aussi pour une véritable durabilité grâce au développement des infrastructures, à l'amélioration de la situation des communautés, au transfert de compétences, à la création d'emplois et aux initiatives de protection de l'environnement. Si la CBG reconnaît les avantages inhérents aux chaînes de valeur minières africaines, celles-ci ne peuvent être développées durablement - et être rentables sur le long terme - qu'à travers les principes adoptés dans la stratégie ESG.

Tout au long de son activité en Guinée, la CBG a toujours considéré ses communautés comme une partie prenante essentielle de l'entreprise, avec la volonté de créer des emplois et de former des guinéens et guinéennes pour éviter de dépendre de la main-d'œuvre internationale. Actuellement, la CBG emploie directement environ 2400 personnes, dont 90% sont d'origine guinéenne. Cependant, c'est la création d'emplois indirects qui est au cœur de la stratégie de développement communautaire de l'entreprise, où plus de 3000 personnes sont employées par des modestes entreprises locales en sous-traitance avec la compagnie.

Selon des données récentes de l'Agence guinéenne pour la Promotion des Investissements Privés (APIP), plus de 90 % des entreprises économiques du pays relèvent au secteur informel, et cette tendance doit être inversée. Grâce à un programme qui permet et soutient le développement des petites entreprises, la CBG a offert des prêts sans intérêt et des programmes de formation qui ont créé quelque 3000 emplois directs dans la région de Boké - dont certains ont été engagés pour aider aux opérations de la CBG.

Alors que la plupart des travaux d'investissement social des entreprises (ISE) tendent à se concentrer sur le développement économique, dans le monde en voie de développement, on oublie parfois que des infrastructures améliorées et compétitives au niveau mondial font cruellement défaut. Au cours des dernières décennies, la CBG a investi plus de 60 millions de dollars américains dans diverses infrastructures et services sociaux de base, en mettant notamment l'accent sur le développement éducatif et médical. Il s'agit d'écoles, de cliniques et de services d'eau améliorés.

Plus récemment, nous avons mis en place un programme d'investissement social plus complet qui permet d'investir 2,5 millions de dollars américains par an, en accordant une attention particulière aux activités génératrices de revenus pour nos communautés.

Au-delà des dimensions humaines d'une entreprise durable, on ne peut ignorer l'impact environnemental de l'industrie minière, surtout en Afrique, où les législations de protection sont sous-développées ou difficiles à appliquer. La législation minière de la Guinée a été transformée au cours des 15 dernières années, la plus importante étant le Plan d'Action National pour l'Environnement, et un code minier qui a été révisé. Le code exige une conformité totale en matière de protection de l'environnement, et tous les opérateurs miniers qui demandent des permis d'exploitation doivent inclure des études d'impact environnemental et social afin de minimiser autant que possible les dommages environnementaux.

La CBG s'est elle-même engagée à réhabiliter toutes les zones minières qu'elle a mises en valeur. Elle a déjà réussi à restaurer une zone de 2000 hectares et poursuivra la réhabilitation tout au long de son existence en Guinée.

L'entreprise s'est également engagée à mener une gestion responsable de l'environnement en préservant les ressources locales et la biodiversité, et en s'attaquant à tout impact historique sur les ressources en eau ou la qualité de l'air par le biais d'une surveillance approfondie.

L'aspect gouvernance sur la base des critères ESG signifie également que les acteurs du secteur doivent réévaluer leurs propres politiques à la lumière de la législation gouvernementale et se responsabiliser afin de s'assurer que la gestion de l'environnement et le développement communautaire restent au premier plan de leurs activités. En souscrivant aux normes environnementales et sociales de la Société financière internationale, de « Aluminium Stewardship Initiative » (dont la certification est en cours), aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme (UNGP), la CBG démontre son engagement et son soutien à l'établissement de normes mondiales pour un secteur minier responsable et durable.

La protection des vies et des moyens de subsistance est une considération à multiples facettes pour l'industrie minière, mais la CBG s'est toujours concentrée sur l'innovation, la préservation et la conviction centrale que si les ressources minérales sont limitées, les communautés et leurs environnements environnants devraient prospérer pour toujours.

Tribune de Souleymane Traoré,

Directeur Général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG),

Conakry, Guinée

Procédure d'octroi des autorisations de survol et d'atterrissage pour les avions : La CMG plaide pour son allègement afin de maintenir les mouvements des employés et de la production des compagnies minières 

Suite à une requête de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), transmise par courrier à son département, M. Yaya Sow, Ministre des Infrastructures et des Transports a accordé une audience à une délégation de la Chambre le lundi 31 janvier 2022. Le Ministre avait à ses côtés, le Chef de Cabinet M. Ahmed Tidiane Camara.

Quant à la CMG, sa délégation était conduite par M. Ismaël Diakité, Président de la CMG, et comprenait outre le Directeur Exécutif de la Chambre, les représentants des sociétés minières suivantes :

  • SAG : M Abdourahmane Diaby, Directeur Pays et M Ousmane Bah, Chef du Bureau de Conakry
  • SMD : M Bachir Faye, Directeur Bureau de Conakry
  • CBG : M Morifing Condé, Chef du Bureau de Conakry
  • SMFG : M Ibrahim Baldé, Directeur chargé des Relations Gouvernementales
  • UMS : M. Julien Bec, Pilote

Au cours de l'audience, les représentants de la CMG ont rappelé l'importance du transport aérien pour le mouvement du personnel, l'exportation de la production aurifère, les urgences médicales et autres protocoles d'assistance.

Ils ont exposé au Ministre les dommages causés aux sociétés depuis la mise en place de la nouvelle procédure sur les autorisations de survol et d'atterrissage des aéronefs. Parmi ces dommages il faut mentionner la perturbation des plannings d'expédition de l'or, des mouvements des employés et les coûts qu'ils induisent.

Pour sa part, le Ministre a rappelé les causes de la situation actuelle liées à la sécurité aux frontières et à la délinquance financière (sortie massive de valeurs ou de matières précieuses) et mentionné que le Comité National de Rassemblement pour le Développement (CNRD) a pris la décision de mettre fin à cette situation

Par ailleurs, faut-il préciser, la procédure touche également les vols affrétés par d'autres institutions tel que le Système des Nations Unies, DHL.

Il faut noter enfin qu'une commission a été mise en place par la présidence de la République pour gérer la situation. Le Ministre compte bien saisir cette commission pour obtenir un allègement de la procédure d'octroi des autorisations de survol et d'atterrissage pour les avions. Le Ministre exhorte cependant les compagnies minières à s'adapter à cette situation qui n'est que transitoire. Il annonce que des autorisations mensuelles seront délivrées en attendant. Le Ministre recommande aux sociétés de prendre suffisamment tôt les dispositions requises afin de réduire les risques

M. KEITA

Appel à manifestation d'intérêt pour assurer des logements sociaux au bénéfice des travailleurs de la CBG

Décret : les missions du ministère des Mines et de la Géologie revues 

Un décret du Président Mamadi Doumbouya publié dans la nuit du vendredi par la télévision nationale fixe les nouvelles attributions du ministère des Mines et de la Géologie :

L'article 1 de ce décret indique : « le ministère des Mines et de la Géologie a pour mission la conception, l'élaboration et la mise en œuvre de la politique du gouvernement dans les domaines des mines et de la géologie et d'en assurer le suivi. A ce titre, il est particulièrement chargé d'élaborer les textes législatifs et règlementaires dans les domaines des mines et de la géologie et de veiller à leur application ; de procéder à la mise en œuvre de la politique du contenu locale et de veiller au respect de la responsabilité sociale des entreprises dans le secteur minier ; de veiller au respect de la législation et de la réglementation relatives à la gestion et condition sécuritaire des produits explosifs à usage civil en collaboration avec les administrations concernées ; d'élaborer les stratégies, plans, programmes et projets de développement dans le secteur des mines et de la géologie ; de réaliser les études prospectives dans les domaines des mines et de la géologie ; de réaliser les infrastructures géologiques, géochimiques, géophysiques, hydrogéologiques et géotechniques du territoire national ; d'inventorier et d'évaluer les ressources minérales y compris les eaux souterraines ; d'exécuter ou de faire exécuter les travaux géologiques, hydrogéologiques, géophysiques, géotechniques de télé-détection et d'assurer le traitement et l'interprétation des données qui en résultent ; d'organiser l'exploitation minière artisanale et la commercialisation de la production artisanale ; d'assurer le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des plans d'action proposer par les sociétés et les projets miniers ; d'assurer le suivi et le contrôle de tout programme de recherche et/ou de prospection initiée par l'Etat et/ou par les investisseurs privés dans les domaines des mines, de la géologie, de la géochimie, de la géophysique, de l'hydrogéologie et de la géotechnique ; d'assurer la surveillance sismologique du pays ; de participer à la prévention et à la gestion des conflits dans les localités minières ; de négocier et de conclure tout accord et convention dans le cadre de la gestion du patrimoine minier et géologique ; d'assurer la gestion du système d'information géologique et minière ; de veiller à la mise en place des infrastructures filières d'évacuation des minerais; de veiller au renforcement des capacités humaines de l'administration minière ; d'appuyer l'émergence d'un secteur privé minier national dynamique ; d'assurer la sécurisation des ressources minières et à l'exportation ; d'instruire les condition d'attribution, de renouvellement et de retrait des titres miniers et autorisations diverses ; d'assurer le développement et la promotion du secteur minier ; de veiller à la bonne cohabitation entre les communautés locales, les sociétés et projets miniers ; de veiller à la sécurisation des investissements et des investisseurs dans les zones minières ; de veiller à la restauration des sites miniers ; de veiller à la contribution des sociétés et projets miniers au développement local ; de prendre en compte la dimension environnementale dans les programmes et projets du secteur minier ; de promouvoir le genre et l'équité dans les activités du secteur ; de participer aux rencontres nationales, sous-régionales, régionales et internationales traitant des questions relatives aux mines et à la géologie. »

L'article 11 du chapitre 3 du décret, relatif aux dispositions finales, indique que « des décrets du Président de la République fixe séparément les statuts des organismes publics autonomes, le mode d'organisation et de fonctionnement de l'inspection générale, du bureau de stratégie et de développement, des programmes et des projets publics et des services déconcentrés, ainsi que des services rattachés de niveau hiérarchique équivalent à celui d'une direction de l'administration centrale

L'article 12 indique que « des arrêtés du ministre des Mines et de la Géologie fixent les attributions et l'organisation des directions nationales, ainsi que des services rattachés et des services d'appui au niveau hiérarchique équivalant à celui d'une direction ou d'une section de l'administration centrale

Transcrit et transmis par Tokpanan DORÉ / Guineenews

Burkina Faso : les compagnies minières poursuivent leurs activités, malgré l'arrivée au pouvoir des militaires

(Agence Ecofin) - Selon les données de l'ITIE, les mines représentent plus de 8 % des recettes de l'Etat burkinabé et contribuent à 12 % au PIB. De ce point de vue, la poursuite des activités minières participe au bon fonctionnement de l'économie.

Le coup d'Etat annoncé au Burkina Faso le 24 janvier 2022 n'a pas perturbé les opérations minières. C'est ce qu'il faut retenir des communiqués quasiment identiques, publiés entre lundi et mardi 25 janvier par les compagnies présentes dans le pays ouest-africain.

Pour le canadien Fortuna Silver Mines, les « activités se poursuivent normalement » à sa mine d'or Yaramoko. Même son de cloche à la mine d'or Sanbrado de l'australien West African Resources, ainsi que chez le géant aurifère Endeavour Mining.

Ce dernier a indiqué le 24 janvier, au lendemain d'un week-end marqué par des tirs dans la capitale Ouagadougou, que « ses opérations et ses chaînes d'approvisionnement au Burkina Faso n'ont pas été affectées par la situation politique actuelle ».

Si d'autres compagnies comme Orezone Gold ou Iamgold n'ont pas encore réagi, la situation ne devrait être guère différente de leurs côtés, si on se réfère aux conséquences des coups de force similaires qui ont eu lieu ces derniers mois en Guinée et au Mali, deux autres poids lourds du secteur minier africain.

En raison notamment de la place centrale qu'occupe l'exploitation minière dans les recettes publiques de ces Etats, les nouveaux dirigeants s'empressent souvent de rassurer les investisseurs pour la poursuite normale des activités économiques. Cependant, la fermeture « jusqu'à nouvel ordre » des frontières aériennes et terrestres annoncée par la junte au pouvoir demeure un sujet d'inquiétude pour l'approvisionnement à moyen et long terme des compagnies, ainsi que pour leurs exportations.

Pour rappel, c'est le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, dirigé par Paul Henri Sandaogo Damiba, qui a revendiqué le coup d'Etat contre le président Roch Christian Kaboré.

Emiliano Tossou

Partenariat public privé (PPP) : Discussions autour d'un accord de partenariat entre les sociétés minières opérant en Guinée et la GIZ, à travers la Chambre des mines de Guinée


La GIZ, organisation de la coopération allemande, et la Chambre des Mines de Guinée (CMG) ont entamé des discussions, le 25 janvier 2022 au siège de la Chambre, autour d'un accord de PPP.

A l'entame de la réunion, les représentants de la GIZ ont fait une présentation de quelques activités que mène leur institution en Guinée dans le cadre des projets de PPP et la nécessité d'initier d'autres PPP avec le secteur minier, qui pour la GIZ, reste un maillon fort permettant à contribuer à l'amélioration des conditions de santé de la population. Les représentants de la GIZ ont aussi rappelé l'historique de cette initiative avec les sociétés minières à travers la Chambre des mines datant de 2 ans.

Pour la Chambre des mines, les représentants ont fait la présentation de l'institution et ses membres statutaires (voir annexe). Il faut rappeler que la Chambre des mines de Guinée est une organisation patronale regroupant les entreprises évoluant dans le secteur minier en République de Guinée. La Chambre des mines de Guinée constitue un cadre de concertation de premier choix pour ses membres et d'autres partenaires, dans le cadre du développement du secteur minier et en appui au Gouvernement pour le développement socio - économique de la Guinée.

S'agissant des principaux points débattus, il faut retenir que:

- Il a été proposé d'intégrer la thématique santé de la reproduction (dépistage et prise en charge du cancer du col utérin) dans le projet ;

- Il a été rappelé les rôles que joueront les deux (2) parties dans la mise en œuvre de ce projet de PPP une fois l'accord sera trouvé :

 GIZ : Assurer l'appui technique dans la mise en œuvre du projet et la mise en œuvre des activités au sein de la communauté couverte par le projet ;

 Partenaire : mise en œuvre des activités touchant les employés des sociétés minières.

- Le Directeur Exécutif de la Chambre des mines a mentionné que le Gouvernement guinéen est en faveur de la stratégie de mutualisation des efforts du secteur minier allant dans le cadre des initiatives pour l'amélioration des conditions de la population ;

- La Chambre des mines dit être favorable à la mise en place d'un PPP regroupant plusieurs entreprises minières et ces entreprises seront prêtes à payer 55% ou plus du budget global du PPP ;

- Le Directeur Exécutif Président de la Chambre des mines dit être rassuré qu'en allant avec plusieurs entreprises minières, la Chambre peut mobiliser la contrepartie pour la concrétisation de ce PPP ;

- Les participants de la GIZ ont été informé à travers les représentants de la Chambre des mines que les entreprises membres de la Chambre ont mis en place une résolution afin de s'unir désormais dans les activités en faveur des communautés ;

- La Chambre des mines dit être prête pour l'accord de partenariat. Elle sera l'interlocutrice directe entre les entreprises minières et la GIZ. Cependant, les entreprises minières devant participer dans ce PPP seront signataires sous la bannière de la Chambre des mines ;

- Il faut noter que le bureau exécutif de la Chambre des mines de Guinée est composé des directeurs généraux des entreprises minières ;

- La GIZ a rappelé que notre partenaire DeveloPPP ne peut initier un PPP qu'avec une entreprise à but lucratif, répondant à un certain nombre de critères auxquels la Chambre des mines n'obéit pas, et le partenaire doit tirer profit du partenariat ;

- Il a été proposé que les discussions se poursuivent auprès de DeveloPPP afin de revoir les critères de partenariat pour le cas particulier de ce PPP ou de voir s'il y a d'autres formules afin de trouver un terrain d'entende pour ce PPP pouvant contribuer considérablement à l'amélioration des conditions de santé de la population ;

- La Chambre des mines reste disponible pour d'éventuelles rencontres pour murir les idées sur ce projet de PPP et dit être disposée à prendre part aux réunions avec DeveloPPP pour trouver un terrain d'entente.

Kékoura Camara

Santé : La CMG reçoit une importante mission de l'ONG IntraHealth International

Ce mercredi 26 janvier 2022, le siège de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), sis à la cité ministérielle, a servi de cadre à une rencontre entre la direction exécutive de l'institution et l'ONG IntraHealth International.

Cette ONG internationale séjourne en Guinée dans le cadre d'une mission de recherche d'informations et de prise de contacts avec différents acteurs afin d'éclairer l'activité de renforcement du système de santé local (LHSSA) prévue en Guinée.

C'est M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines, qui a reçu et souhaité la bienvenue à la mission conduite par Dr Boubacar Guèye, chef de mission résidant à Dakar. La mission était également composée de Mesdames Snell Jen et Budu Sujata en provenance des Etats-Unis, accompagnées de la représentante de IntraHealth en Guinée.

Il convient de préciser que IntraHealth International est une organisation à but non lucratif basée à Chapel Hill, en Caroline du Nord, aux États-Unis, dédiée à travailler avec les pays en développement pour améliorer leurs capacités de santé publique.

A l'entame de la rencontre, Dr Boubacar Gueye a tenu à témoigner de la bonne perception et de la bonne réputation dont jouit la CMG auprès de partenaires comme l'USAID ou la Banque mondiale ; toute chose qui a incité IntraHealth à prendre contact avec la CMG afin de bénéficier de son expérience avérée dans la conduite de projets de santé, notamment dans le secteur privé et d'explorer les possibilités de collaboration entre IntraHealth et la CMG.

Pour sa part, M. Chaikou Yaya Diallo, a fait un bref aperçu sur le Projet Santé de la Chambre des Mines et indiqué la place qu'occupent les activités de santé au sein des compagnies minières qui en sont membres. Il a rappelé le rôle joué par l'USAID qui a été le premier partenaire de la Chambre dans la conception et la mise en œuvre du programme de lutte contre le VIH dans les zones minières. Les résultats acquis dans ce cadre, ont permis d'initier de nouveaux partenariats dont ceux avec la Banque Mondiale (à travers le CNLS), Partenaires Contre le Sida (France), la GIZ, PSI et avec le Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

En tout état de cause, les discussions entamées aujourd'hui, entre la CMG et IntraHealth, ont permis de voir une parfaite convergence de vues et ont abouti à la décision de poursuivre l'élan amorcé afin d'identifier des axes de collaboration pour le renforcement du système de santé en Guinée.

M. KEITA

Important communiqué de la Société UMS

Après avoir pris connaissance de différents articles parus dernièrement dans la presse locale, la société UMS souhaite apporter son éclairage objectif sur les regrettables évènements qui l'ont conduit au Lock-Out sur décision de la Direction Générale approuvée par l'Inspection Générale du Travail, le 13 janvier dernier.

L'entreprise avait en effet été conduite à suspendre ses activités sur Boké afin de sécuriser les biens et les personnes des suites de graves violences de certains employés armés de bâtons et de machettes au sortir d'une réunion avec la Direction.

Les personnes mises en causes sont sous sanctions disciplinaires conformément aux dispositions prévues par le Code du Travail, sous le contrôle de l'Inspection Générale du Travail et de l'inspection Générale des Mines  et avec l'implication du Syndicat des Travailleurs.

La Direction a également déposé une plainte pénale contre les mis en cause et l'affaire est entre les mains des autorités judiciaires.

Le travail a désormais repris sur les différents sites dans un climat apaisé.

La direction de la société UMS, ses représentants syndicaux et tous ses employés, ainsi que les Communautés de Boké restent unis et solidaires face aux comportements intolérables, aux violences et à la diffamation qui portent atteintes à l'image et l'intégrité des employés et de la société.

Citée parmi les dossiers d'audits transmis à la Cour d'appel, la SMD par le biais de son DGA, regrette et s'explique. Exclusif !!!

Selon le Procureur Général près de la Cour d'appel de Conakry, Alphonse Charles Wright : « il a été porté à la connaissance du procureur général près de la cour d'appel de Conakry, des dossiers d'audits résultants des travaux du comité d'audit et de surveillance des secteurs stratégiques de l'économie ». Et que parmi ces dossiers figure celui de la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

Interrogé par notre rédaction sur cette déclaration du procureur général, le directeur général adjoint de la société minière de Dinguiraye qui exploite dans les préfectures de Siguiri et de Dinguiraye (Haute Guinée), Maître Camara Ibrahima Kadiatou, affirmé qu'il n y'a rien à voir avec la SMD. « Depuis bientôt 13 ans je suis à la SMD mais jamais cette Société n'a commis un acte délictuel ou criminel en Guinée. Peut-être que le procureur général parle du dossier de cession des actions de l'État (15%) dans le capital de la SMD que l'Agent Judiciaire avait demandé et reçu de la SMD en 2011. Si c'est le cas, l'acheteur de ces actions avait payé le prix au Trésor Public Guinéen sans corruption ni détournement. Mais qu'est-ce que les dirigeants à l'époque avaient fait de ce payement officiel, seuls eux peuvent répondre, pas la SMD » a-t-il souligné.

Maitre Camara a rappelé que : « Cette cession d'actions de (15%) dans le capital de la SMD par la République de Guinée date de 2006 et à l'expiration de la convention minière de la SMD en 2018, un Avenant numéro 3 à la convention a été signé par le Gouvernement et ratifié par l'Assemblée nationale prolongeant la durée à 15 ans et à cette occasion l'État Guinéen est revenu dans le capital social avec les mêmes 15% après en avoir régulièrement perçu le prix en 2006 de Crew Gold. Actuellement SMD est Nordgold » a-t-il ajouté.

Les dossiers de présumés détournements de deniers publics ou de corruption, font objet de déclarations publiques à la télévision nationale et à des heures de grande écoute. Par rapport à cet état de fait, Maitre Camara invite : « les autorités politiques, administratives et judiciaires actuelles de se concentrer sur l'essentiel. En matière judiciaire, il faut prendre le temps de regarder les dossiers et avoir l'intelligence de distinguer le vrai du faux, le bon du mal, l'honnête du malhonnête pour éviter de jeter le discrédit sur tout ce qui existe. Citer le nom d'une Société minière de la trame de SMD cotée en bourse à la télévision publique et sur les réseaux sociaux, contribue à ternir son image, ralentir son développement et compromettre tout le bonheur qu'elle procure aux investisseurs, à la Guinée et aux Guinéens. Faisons attention à nos actes pour le bien de la Guinée et des Guinéens » a-t-il déploré.

Pour clore son propos, le DGA de la société minière de Dinguiraye (SMD), maître Ibrahima Kadiatou Camara qui est également Avocat à la Cour en Guinée et Juge Consulaire au Tribunal du Commerce de Conakry souhaite à ce que : « La transition engagée par le Président Colonel Mamadi DOUMBOUYA avec le CNRD qui ont redonné l'espoir à la Guinée et aux Guinéens soit sereine, apaisée et réussie avec la contribution de tous les Guinéens pour le grand bien de notre Patrie ».

Oumar M'Böh

UNICITE DES PATRONATS : COMMUNIQUE DE PRESSE 


Nous, Associations, Chambres et Groupements, à savoir :

· Association des Entreprise Industrielles de Guinée (AEIG)

· Chambre des Mines de Guinée (CMG)

· Chambre de Notaires de Guinée

· Associations Professionnelles des Banques (APB)

· Association Professionnelle des Assureurs de Guinée (APAG)

· Groupe SONOCO

· Confédération Nationale des Organisations paysannes de Guinée

Nous sommes réunis, ce jour, jeudi 20 Janvier 2022 à Conakry, en vue d'examiner la volonté exprimée par son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l'Etat, relative à l'Unicité des Patronats.

Suite aux différentes réunions de travail avec le Ministre du Commerce, de l'Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Chargé du Secteur Privé, portant sur le même sujet, nous nous sommes inscrits dans l'esprit de sa lettre Nr 0240/MCIPME/CAB/CP/2022 en date du 14 Janvier 2022, adressée aux Présidents de la CPEG, du CNPG et du PAC.

En conséquence, nous marquons notre engagement à poursuivre le schéma qui y a été proposé, à savoir, la mise en place d'un Comité de Suivi provisoire avant le 15 Février 2022, en particulier, nous citons :

  • La mise en place d'un Comité de suivi consensuel au sein duquel le Secrétaire Général, Monsieur Mohamed BAKAYOKO, représentera le Ministre dans les principales rencontres et les démarches qui seront programmées. Ces rencontres seront sanctionnées par un procès-verbal ;
  • Des démarches inclusives seront entreprises en direction de la Chambre des Mines, de l'Association des Industriels de Guinée, de l'Association Professionnelle des Banques, de l'Association Professionnelle des Assureurs de Guinée, des différents ordres professionnelles et des principaux acteurs de la vie économique de notre pays pour leur adhésion au processus d'unification du Patronat,
  • L'élaboration par le comité de suivi d'un projet de Charte ou de statut ainsi que le règlement intérieur aux standards internationaux pour leur adoption ;
  • La mise en place de ce Patronat Unifié et des documents juridiques y afférents entraineront la dissolution des patronats existants (PAG, CPEG, CNP-Guinée) ;
  • L'élection par consensus en Assemblée générale du Bureau exécutif définitif du Patronat unifié d'ici le 15 Février 2022 ; à défaut d'un consensus d'unification au-delà de cette date, un Congrès électif sera organisé.

Nous adhérons à ce schéma et invitons toutes les parties, sans exception, à s'y conformer

Conakry, le 20 Janvier 2022

Signé les Associations, Chambres et Groupements professionnels sus cités.

Prêts adossés aux ressources naturelles: cas de la Guinée (Mohamed Camara)

L'accord cadre GUINÉE/CHINE prévoit le financement par la Chine de 20 milliards de dollars d'infrastructures en Guinée. La somme pouvant être progressivement décaissée entre 2017 et 2036. En échange, la Guinée accordera des concessions minières à des entreprises chinoises.

Parmi les projets prévus dans l'accord figurent une raffinerie d'alumine de China Power Investment Corp et deux mines de bauxite pour Aluminium Corp of China (chinalco) et China Henan International Cooperation Group, rapporte Reuters, qui précise que ces trois projets seront situés près de la ville de Boffa.

Projets d'infrastructure: L'argent doit financer la reconstruction de la route Coyah-Mamou-Dabola d'un coût de 329 millions ; la réhabilitation des voiries et de l'assainissement de Conakry pour 200 millions de dollars ; le démarrage de la reconstruction de quatre universités pour plus de 300 millions de dollars ; l'interconnexion du réseau électrique avec la Haute-Guinée pour 250 millions de dollars.

Les fonds prévus dans cette première enveloppe sont principalement destinés à la construction d'un parlement guinéen et à l'extension de l'hôpital de l'amitié sino-guinéenne, selon le ministre des Investissements. Le ministre a en outre annoncé que la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti allait faire l'objet d'une signature entre les deux gouvernement dans les prochains jours.

QUEL EST CE NOUVEAU MODE DE FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT ?

Au cours du boom des matières premières sur les vingt dernières années, de nombreux gouvernements et entreprises publiques des pays en développement ont signé d'importants accords de « prêts adossés à des ressources naturelles » (en anglais resource-backed loans, ou RBL). Grâce à ces prêts, les gouvernements ont accès à des financements en échange de futurs flux de revenus issus de leurs richesses naturelles telles que le pétrole ou les produits miniers, ou d'une garantie s'appuyant sur ces ressources. L'étude 2020 de NRGI sur les RBL, qui explore l'expérience des emprunteurs de RBL en Afrique subsaharienne et en Amérique latine entre 2004 et 2018, a révélé que le montant des prêts RBL octroyés par des entités chinoises s'élevait à 152 milliards de dollars, soit plus de 90 % du montant total des prêts identifiés comme RBL.

NRGI et d'autres organisations ont fréquemment critiqué l'opacité des opérations RBL. Lors de notre étude, nous ne disposions pas de toutes les informations essentielles, telles que le taux d'intérêt, de 33 contrats sur les 52 étudiés, et un seul document de prêt était accessible : le prêt de Sicomines signé en 2011 par la République démocratique du Congo (RDC). Cependant, depuis la publication de notre rapport il y a un an, des signes de progrès vers la transparence sont visibles.

Au début du mois, AidData a rendu accessible un nombre important d'accords de prêt entre des entités chinoises et des emprunteurs souverains de pays en développement. Les chercheurs ont examiné en détail les systèmes de gestion des informations sur les dettes, les registres officiels et les gazettes, et les sites Internet parlementaires et ont trouvé 100 accords de prêt avec des entités chinoises mis à la disposition du public dans 24 pays. La base de données AidData, ainsi que le rapport connexe intitulé « How China Lends » comparant les conditions avec d'autres accords de prêt, confirment et élargissent notre compréhension des accords de dette souveraine impliquant des prêteurs publics chinois.

L'une des principales conclusions du rapport d'AidData est l'utilisation courante de clauses de confidentialité de grande portée dans les accords avec les prêteurs chinois qui limitent la divulgation des informations sur les prêts par les emprunteurs, ce qui confirme les inquiétudes quant à l'opacité et le besoin de limiter les dispositions de confidentialité des accords de dette souveraine, tel que souligné précédemment. Cependant, le fait qu'un nombre important d'accords avec les prêteurs chinois était accessible au public malgré ces dispositions de confidentialité pourrait aider à identifier les leviers pour promouvoir la transparence. Une piste prometteuse consiste à s'appuyer sur les lois et procédures des pays emprunteurs exigeant une ratification parlementaire et/ou une divulgation des accords de dette souveraine. Les exceptions à la confidentialité, lorsque la loi exige une divulgation, sont relativement communes, ce qui explique probablement les pratiques actuelles de divulgation et notamment la présence dans la base de données AidData de nombreux accords malgré les clauses de confidentialité.

Alors que de nombreux pays en développement sont de plus en plus endettés, une transparence accrue sur les prêts avec des acteurs chinois et en particulier les financements adossés à des ressources naturelles est de la plus haute importance. L'accès aux informations sur les précédents accords permettra aux pays emprunteurs qui recherchent de nouveaux financements ou qui envisagent une renégociation de leur dette de mieux les structurer et d'obtenir des conditions plus favorables. D'autres prêteurs pourront également s'en inspirer pour accorder des financements à des conditions plus viables. La transparence sur les dettes souveraines est également essentielle pour les organisations de la société civile et d'autres acteurs qui assurent le contrôle et la veille. D'après les auteurs du rapport « How China Lends » :

CAS DE LA GUINÉE ( extraits du rapport ITIE 2018)

Tout d'abord, avec 4 903 milliards de GNF (env. 544 millions d'USD), la Guinée a enregistré en 2018 une augmentation de 7,8% de ses revenus miniers par rapport à l'année précédente, d'après ce rapport ITIE publié fin 2020 et qui porte sur l'année 2018. L'augmentation modérée (comparée à 2017) des revenus miniers en Guinée en 2018 semble due à un double recul de l'impôt sur les sociétés (-8.4%) qui contribue pour près d'un tiers aux revenus miniers et des droits de douane (-28%), qui a fait passer presque inaperçue l'explosion (+55%) des taxes à l'extraction et à l'exportation : L'évolution de l'impôt sur les sociétés (nous y incluons la TSPM-Taxe spéciale sur les produits miniers appliquée à la CBG-Compagnie des Bauxites de Guinée) semble due à la poursuite en 2018 des travaux d'extension de la CBG, premier contributeur historique à ce flux. Elle reflète aussi la retenue de 6,2 millions d'USD par CBG sur ses paiements à l'Etat pour se rembourser des sommes versées en 2016 à l'agence publique nationale d'aménagement des infrastructures minières (ANAIM). Le rapport explique ce mécanisme et révèle un reste à déduire de 11,4 millions d'USD à fin 2018. Les revenus miniers 2018 proviennent majoritairement de la bauxite (62%) dont les exportations ont grimpé de plus d'un quart à 62,3 millions de tonnes, et de l'or (Graphique 2). Première entreprise du secteur avec 56% des exportations, la Société Minière de Boké (SMB) est également en tête des paiements à l'Etat avec 25%, suivie de CBG (24%) et de la SAG-Société AngloGold Ashanti (15%).

Dans ce rapport, et pour la première fois, l'accord-cadre de 20 milliards d'USD signé en 2017 entre la Chine et la Guinée est présenté de manière détaillée et éclairante pour les citoyens. On y apprend que le Ministre des Mines et de la Géologie a fourni en 2020 à un collectif d'organisations de la société civile qui l'avait sollicité de nouvelles informations qui ont été complétées par le Ministère de l'économie et des finances. En 2018, la Guinée a tiré sur cette importante ligne de crédit deux emprunts de 829 et 186 millions d'EUR, auprès d'ICBC-Industrial and Commercial Bank of China, chacun de 19 ans dont 4 de différés, pour financer des infrastructures routières. Ces travaux, en cours de réalisation, concernent la voirie de Conakry et la route nationale N°1 Coyah-Dabola, et la Guinée remboursera sur la base des redevances minières relatives aux projets attribués aux entreprises chinoises CDM Henan, Chalco et SPIC (ex CPI). Le remboursement démarre bientôt, en 2022, dans un contexte encore marqué par la crise sanitaire et un prix de l'aluminium toujours à la baisse. Il serait donc prudent pour l'Etat et les parties prenantes de passer en revue les conditions de ces emprunts pour anticiper d'éventuelles difficultés. En tout état de cause, notons que les trois entreprises minières

Le gouvernement a divulgué des informations sur les deux prêts adossés aux ressources déjà tirés en 2018 de cette ligne. Ces deux prêts, d'un montant respectif de 329 millions EUR et de 186 millions EUR, sont assortis d'une période de grâce de quatre ans. Le remboursement qui s'appuie sur les redevances provenant de la production de trois sociétés minières chinoises est donc censé commencer en 2022, date de livraison des infrastructures que ces prêts ont servi à financer (à noter que les infrastructures sont réalisées par d'autres entreprises chinoises). En raison du ralentissement de ces travaux d'infrastructures à la suite des restrictions de déplacements, ainsi que des répercussions de la pandémie sur les recettes minières publiques, il est peu probable que le plan de remboursement soit respecté.

RECOMMANDATIONS :

La divulgation de tous les contrats de dette, aussi difficile soit-elle sur le plan politique, doit devenir la norme plutôt que l'exception. Elle permettrait aux citoyens de demander des comptes aux gouvernements au sujet des contrats de dette signés en leur nom. La dette publique doit être publique.

Le gouvernement pourrait envisager une revue de ses deux prêts adossés aux ressources. Grâce à la publication des conditions de ces accords en 2020, le gouvernement a créé les conditions pour que l'ensemble des parties prenantes contribue utilement à la réflexion et au débat. Une telle révision peut être justifiée au regard des retards attendus dans la livraison des infrastructures, du risque de baisse des revenus miniers, et du fait que la Chine envisage de rééchelonner la dette de divers pays en réponse aux effets de la pandémie.

Étant donné la similarité des questions d'intérêt public concernant la gestion de la dette publique et la gouvernance des richesses naturelles, les acteurs engagés dans le renforcement de la transparence sur la dette souveraine devraient capitaliser sur ces acquis. Les RBL sont particulièrement importants, car ils sont à l'intersection entre la transparence des industries extractives et la transparence sur les dettes. Le mouvement vers une transparence accrue sur la dette souveraine s'accélère, ce qui ne peut que contribuer à une meilleure gouvernance des ressources naturelles.

Mohamed CAMARA Associé Gérant Cabinet Conseil MOCAM CONSULTING)


Basé en Guinée depuis 2020, la Société WCS membre du Consortium SMB WINNING recherche pour son projet Simandou son Comptable Junior pour un contrat CDD OU CDI

Le poste est basé en partie à Conakry

Description des tâches :

  • Saisir les opérations et Assurer la comptabilisation correcte des factures des clients dans le système comptable (Logiciel SAGE) ;
  • Etablir les rapprochements bancaires & Caisses ;
  • Classer toutes les pièces comptables de l'entreprise et des partenaires ;
  • Participer à la préparation et à la facilitation des missions d'audit externe ;
  • Être disponible pour toutes autres taches supplémentaires dans le cadre comptable et financier de la Société ;

Profil

  • Vous êtes de nationalité Guinéenne et vous êtes titulaire d'un diplôme de niveau License en Gestion et Comptabilité, Sciences économiques ou équivalent ;
  • Vous justifiez d'une expérience significative d'au moins 5 ans dans une entreprise à contexte internationale, sur un poste similaire. Votre capacité d'adaptation et votre aisance relationnelle seront vos atouts pour occuper ce poste.
  • Vous êtes parfaitement bilingue français et anglais (l'entretien se passera dans les deux langues) et maîtrisez au moins deux langues locales ;
  • Vous savez vous adapter à un environnement multiculturel ;
  • Maîtrise des outils informatiques (Logiciel SAGE, office,) ;
  • Honnêteté, sens des responsabilités, rigueur et sens de l'organisation, précision.

Dépôt des Candidatures

Le dossier de candidature devra comporter un CV, une lettre de motivation manuscrite, les copies des diplômes et de votre pièce d'identité, et au moins deux (2) références professionnelles.

Les dossiers doivent être déposés au plus tard mercredi le 30 Janvier 2022 à 17h.

Les dossiers doivent être envoyés en Français et en Anglais par courriel aux adresses suivantes :

  • liyong@winningafrica.net
  • guanshengliang@wcsglobal.com
  • alpha.oc@wcsglobal.com

GILBERT F. HOUNGBO NOMMÉ PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE NATURAL RESOURCE GOVERNANCE INSTITUTE 

Le conseil d'administration de Natural Resource Governance Institute a le plaisir d'annoncer la nomination de Gilbert F. Houngbo comme nouveau président de l'organisation indépendante à but non lucratif.

« À l'issue d'une recherche mondiale rigoureuse, nous sommes ravis et très privilégiés d'accueillir Gilbert en tant que notre président », a déclaré Smita Singh, présidente par intérim du conseil d'administration de NRGI.

Gilbert Houngbo remplit actuellement son deuxième mandat à la présidence de Fonds international de développement agricole (FIDA), où il supervise les réponses à la pauvreté et à la faim dans les milieux ruraux, aux défis climatiques et environnementaux, à l'inégalité des genres et aux préoccupations des peuples autochtones. Il a été Premier ministre du Togo de 2008 à 2012, période pendant laquelle le pays a adhéré à l'Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives.

Gilbert Houngbo a également mené une brillante carrière aux Nations Unies, où il a occupé le poste de directeur général adjoint de l'Organisation internationale du travail ainsi que celui de secrétaire général adjoint et de directeur pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Dans le cadre du PNUD, Gilbert Houngbo a participé au soutien des gouvernements de pays riches en ressources naturelles, comme la République Démocratique du Congo, le Liberia et la Sierra Leone, dans leurs négociations avec de grandes entreprises du secteur privé.

Gilbert Houngbo prendra ses fonctions de président du conseil d'administration de NRGI en mars 2022.

« La concurrence mondiale pour les minéraux rares et le déclin du secteur pétrolier et gazier donnent lieu aux dures réalités de la dépendance aux ressources naturelles et au besoin de revenus pour répondre aux priorités sociales urgentes des pays en développement », a expliqué Smita Singh. « Ces raisons poussent NRGI à tenter de reformuler l'agenda de gouvernance des ressources naturelles. Gilbert a fait preuve de beaucoup de doigté pour réunir les principaux acteurs, des plus puissants aux sans voix, pour engendrer des solutions aux difficultés de développement les plus pressantes. NRGI, dans son rôle de rassembleur de décideurs et de communautés partenaires, peut apprendre beaucoup de l'expérience et de la perspective de Gilbert. La capacité qu'il a démontrée pour mener des organisations à travers des évolutions stratégiques face à des dynamiques mondiales changeantes sera très utile à NRGI dans les années à venir. »

« C'est pour moi un honneur et un privilège de diriger le conseil d'administration de NRGI », a déclaré Gilbert Houngbo. NRGI a formulé la gouvernance des ressources naturelles telle que nous la connaissons et est donc parfaitement placée pour faire évoluer ce domaine. Qu'il s'agisse de son travail émergent sur une transition énergétique équitable ou de la garantie d'un développement inclusif et durable dans les pays riches en ressources naturelles, l'expertise appliquée et la recherche ambitieuse de NRGI ont plus d'importance que jamais. Je me réjouis de contribuer au sein du conseil d'administration, avec le personnel et l'équipe de direction, à trouver de nouvelles façons d'innover et d'accomplir la mission critique de NRGI.

« Les autres membres du Conseil d'administration de NRGI et moi-même sommes ravis d'accueillir Gilbert à la présidence et de bénéficier de sa grande expérience de diplomate, chef d'État et dirigeant dans le développement international », a déclaré Sean Hinton, membre du Conseil d'administration de NRGI qui a mené la recherche du président.

NRGI a pour ambition d'assurer un avenir où les pays riches en pétrole, gaz et minéraux atteignent un développement durable, équitable et inclusif. L'organisation compte 80 économistes, juristes, spécialistes en gouvernance et autres personnels de soutien, qui opèrent dans plus d'une douzaine de pays riches en ressources naturelles, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en Eurasie, en Afrique subsaharienne et en Asie-Pacifique.

« Gilbert a la conviction passionnée qu'une bonne gouvernance dans les industries extractives est essentielle pour parvenir à un développement durable et à une transition énergétique équitable », a affirmé la présidente et directrice générale de NRGI », a affirmé la présidente et directrice générale de NRGI, Suneeta Kaimal. « Fort de ses antécédents dans la poursuite de l'équité et la justice à travers l'Afrique et dans le monde, Gilbert est à la fois une source d'inspiration et un atout majeur pour notre cause à ce stade crucial. »

Gilbert Houngbo succède au président Ernesto Zedillo du Mexique, qui a occupé la place de président du conseil d'administration de NRGI de 2013 à 2020.

Smita Singh, membre du conseil d'administration de NRGI depuis 2006, est devenue présidente par intérim en 2020 et continuera de siéger en tant que membre du conseil d'administration après l'arrivée de Gilbert Houngbo et sa prise de poste à la présidence.

« Smita a été une partenaire de réflexion, une ambassadrice et une stratège qui a contribué à guider NRGI à travers la pandémie de coronavirus, la formulation et l'évolution de notre nouvelle stratégie et de pivots organisationnels majeurs », a ajouté Suneeta Kaimal. « Nous lui sommes reconnaissants de son soutien continu alors que Gilbert nous rejoint.

CAN 2022 : le Consortium SMB-Winning-UMS apporte un grand soutien au Syli national

Le Comité de soutien au Syli national a bénéficié ce mercredi 12 janvier 2022 d'un soutien financier à hauteur de 500 millions de francs guinéens pour sa participation à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2022. Il s'agit d'une contribution du Consortium SMB-Winning-UMS. C'est le Président Directeur Général, Fadi Youssef WAZNI qui a procédé à la remise du chèque à Kaloum.

Dans son intervention, il rappelé qu'il s'agit pour nous de montrer notre appartenance à la société et à la nation guinéenne. « Il s'agit de quelque chose qui touche toutes les couches sociales du pays surtout lorsque notre équipe gagne. Nous prions Dieu que notre équipe nous honore. Nous sommes de cœur avec elle et nous prions qu'elle réussisse. Nous suivons les matchs avec beaucoup de passion. C'est pourquoi, nous faisons une contribution de 500 millions de francs guinéens », a-t-il dit.

Dans son discours de réponse, Lucien Bendou Guilao, membre du Comité de soutien au Syli national a indiqué que ce geste ne leur surprend pas. D'après lui, c'est une preuve de responsabilité de la part du Consortium SMB-Winning-UMS impliqué dans le développement socio-économique du pays.

« Ils ont toujours fait assez de gestes dans ce sens par le passé. Il s'agit pour nous dans la mesure du possible d'envoyer le maximum de supporters au Cameroun pour soutenir notre équipe nationale. Très bientôt, nous allons faire un état des lieux à mi-parcours de la cotisation. Ce que le gouvernement a déboursé va servir de la prise en charge de l'équipe nationale. Ces montants que nous collectons, vont également servir à créer des fans zones, des villages du Syli national et à doter des maisons de jeunes des équipements notamment des écrans, des groupes électrogènes et des abonnements TV. Il s 'agit de faire en sorte que les jeunes de Conakry à Yomou suivent leur équipe nationale (...) », a-t-il expliqué.

Guineenews

Conseil d'administration de la CMG : Plusieurs dossiers examinés par les administrateurs et 3 nouveaux adhérents présentés

Le conseil d'administration de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) s'est tenu ce mardi 11 janvier 2022, à son siège, autour de plusieurs sujets de préoccupations, dont l'examen et l'approbation du projet de budget de fonctionnement 2022 de l'institution.

M. Ismaël Diakité, Président de la CMG, a commencé par présenter, à ses pairs administrateurs, ses vœux pour l'année 2022 avant de rappeler le contexte sanitaire (covid-19) dans lequel le secteur minier a évolué en 2021, tout en insistant sur les discours et les actes des nouvelles autorités qui ont permis de rassurer les investisseurs miniers.

A la suite du Président, M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre, a pris la parole pour introduire auprès des administrateurs, 3 sociétés (Predictive Discovery, Kouroussa Gold Mine et IAMGOLD) qui viennent d'adhérer à la CMG.

Deux des trois compagnies, présentes à la réunion du conseil, en l'occurrence Predictive Discovery et Kouroussa Gold Mine ont tenu à expliquer les raisons qui les ont emmenés à adhérer à la Chambre. Aux dires de M. Madifing Keita et de M. Souleymane Dabo, représentant respectivement Predictive Discovery et Kouroussa Gold Mine, l'adhésion à la Chambre leur offre de nombreux avantages et des opportunités, en termes de défense de leurs intérêts et de partage des meilleures pratiques pour une exploitation minière responsable.

IAMGOLD n'a pas pu être présente à cette réunion pour des raisons indépendantes de sa volonté. Toutefois, le Président de la CMG a exprimé, de vive voix, toute l'importance que son institution accorde à l'adhésion de cette compagnie qui évolue dans le secteur aurifère..

Pour renforcer la conviction de ses nouveaux adhérents, M. Bachir Faye, représentant de la Société Minière de Dinguiraye (SMD), a tenu à remercier la Chambre et à faire un témoignage. Il a, en effet, rappelé l'implication de la CMG dans la recherche de solutions pour désamorcer la grève des travailleurs qui a paralysé les activités de la SMD à la fin de l'année dernière. Cette implication, a-t-il jugé, a été essentielle pour résoudre la crise au profit du redémarrage des activités de la société.

Pour sa part, M. Ibrahima Kalil Tounkara, Directeur des Relations gouvernementales de Bel Air Mining (BAM) a rappelé la disponibilité de la Chambre à accueillir de nouveaux adhérents remplissant les conditions de probité morale avant d'exhorter ceux-ci à être des « porte-voix » en vue d'attirer d'autres nouveaux membres.

Après cette séance de présentation des nouveaux adhérents ou ces activités introductives, le conseil s'est penché, à huis clos, sur le principal sujet à l'ordre du jour : l'examen et l'approbation du projet de budget de fonctionnement 2022 de la Chambre des Mines de Guinée.

Par ailleurs, il convient de noter que d'autres points, ci - dessous, ont été abordés au cours du conseil, notamment :

  • Le partenariat entre la CMG et la Délégation Générale du Québec à Dakar : Dans le cadre de sa formalisation, une subvention est prévue pour le Réseau Environnement Bauxite (REB) et un soutien accordé à la CMG pour sa représentation au PDAC de Toronto, au Canada. 2 cadres de la CMG ont été désignés, à savoir le Directeur Exécutif et le représentant de BAM, à cet effet
  • Le partenariat entre la CMG et le système des Nations Unies : La révision de la lettre d'engagements mutuels, signée dans ce cadre
  • Le projet de politique sur les missions soumis à l'attention des administrateurs de la CMG
  • Le soutien au syli national où il est permis à chaque membre de contribuer selon sa volonté
  • La représentation de la CMG au conseil d'administration de la BSTP : La désignation du chargé du contenu local de GAC et de celui de la SMD ou de la SAG (au choix) pour représenter la CMG
  • L'organisation du Symposium Mine Guinée 2022, avec la décision d'associer la CMG à la détermination du montant et du mode de participation des entreprises minières à l'évènement
  • Le forum Agrimines, un évènement qui associe mines et agriculture dans la région de Boké
  • L'agenda ou le calendrier des réunions statutaires de la Chambre pour l'année 2022
  • La convention mines et carrières : La participation de la CMG sollicitée par l'inspection du travail pour son adaptation aux réalités actuelles.

M. KEITA

Chine : Pékin crée officiellement son géant national des terres rares 

(Agence Ecofin) - Début décembre, plusieurs médias chinois et américains ont rapporté la mise sur pied en Chine d'un nouvel acteur dans le secteur des terres rares. Il s'agit d'un conglomérat regroupant plusieurs compagnies minières dans le but avoué de renforcer l'emprise de Pékin sur le secteur.

Le gouvernement chinois a créé le 23 décembre, par décret officiel relayé par les médias d'Etat, la société China Rare Earth Group. Placé sous la supervision de la Commission de surveillance et d'administration des actifs appartenant à l'Etat, ce géant national des terres rares devrait accroitre le contrôle de la Chine sur les exportations de ces 17 métaux essentiels dans les véhicules électriques et les éoliennes notamment.

China Rare Earth Group est issue de la fusion des capitaux et autres actifs des sociétés China Aluminium Corporation, China Minmetals Corporation et Ganzhou Rare Earth Group Co. qui détiendront chacune 20,33 % dans la nouvelle entité. La commission détiendra également 20,33 % dans la société, aux côtés des sociétés de recherche China Iron and Steel Research Technology Group Co., Ltd. et Youyan Technology Group Co. (3,90 % chacune).

Selon le CRU Group, la nouvelle entité représentera jusqu'à 70 % de la production chinoise de terres rares lourdes. « Cela signifie que le pouvoir de fixation des prix des terres rares clés, telles que le dysprosium et le terbium, sera entre les mains d'un [super groupe] », confie à Reuters Daan de Jonge, consultant pour le cabinet londonien.

Pour rappel, la Chine fournit 80 à 90 % de l'approvisionnement mondial en terres rares, une domination qui peut devenir une arme lors de tensions avec l'Europe et les USA. Ces deux régions cherchent donc à diversifier leurs sources d'approvisionnement et les futurs producteurs africains pourraient représenter une alternative.

Emiliano Tossou

Réunion du comité de pilotage de l'ITIE-Guinée : Le Plan de Travail Triennal et Budget (PTTB) 2022, 2023 et 2024 de l'ITIE-Guinée dévoilé

Le Comité de Pilotage de l'ITIE-GUINÉE a tenu une réunion ce Jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, dans la salle de conférence du Ministère des Mines et de la Géologie.

Des représentants des Sociétés minières membres de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), constituant le collège des Entreprises au Comité de pilotage de l'ITIE-Guinée ont participé à ladite réunion : M. Morifing CONDE, Chef de Bureau Conakry, représentant la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), M. Fodé Saidou Kabélé CAMARA, Juriste, représentant de la Société Minière de Dinguiraye (SMD), M. Moussa MAGASSOUBA, représentant de la SAG et M. Moustapha Keita, représentant de M. Chaikou Yaya DIALLO, Directeur Exécutif de la CMG..

Avec les autres représentants de la Société civile et de l'Administration publique au sein du comité de pilotage, le collège des Entreprises a apporté sa contribution au débat sur les points inscrits à l'ordre du jour de la réunion présidée par M. Mohamad Lamine sy SAVANE, Secrétaire Général du Ministère du budget et Président du Comité de pilotage :

  • Présentation des vœux du nouvel an
  • Approbation du procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 23 décembre 2022
  • Examen et approbation du Plan de Travail Triennal et Budget (PTTB) 2022, 2023 et 2024 et du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2022 de l'ITIE-Guinée
  • Divers

Il convient de noter que le point 1.5 de l'Exigence N°1 de la Norme ITIE 2019 du 17 Juin 2019, adoptée formellement lors de la Conférence Mondiale de l'ITIE à Paris (FRANCE) du 14 au 20 Juin 2019, mentionne que : « Le Groupe Multipartite est tenu de mettre en place un plan de travail qui doit être régulièrement mis à jour, entièrement chiffré et compatible avec les échéances de déclaration et de Validation établies par le Conseil d'Administration de l'ITIE. Ce plan de travail doit fixer les objectifs de mise en œuvre du processus en phase avec les 12 Principes de l'ITIE et refléter les priorités nationales des industries extractives ».

De ce qui précède, le Plan de Travail Triennal et Budget, présenté aujourd'hui est le résultat des séances de travail du Groupe Multipartite (GMP) et se chiffre à un coût total de 2 761 878 USD.

Ce faisant, les neuf (9) axes stratégiques qui ont identifiés sont déclinés comme suit :

- 2022 : 103 activités avec un budget qui se chiffre à 911 500 USD ; soit 33,00 % ;

- 2023 : 103 activités avec un budget qui se chiffre à 935 150 USD ; soit 33,86 % ;

- 2024 : 103 activités avec un budget qui se chiffre à 915 228 USD ; soit 33,14 %.

En tout état de cause, le Comité sollicite auprès du Gouvernement et des Partenaires Techniques et Financiers un appui important pour permettre à l'ITIE-GUINEE, de réaliser son Plan de Travail Triennal et Budget 2022, 2023 et 2024.

Moustapha KEITA

Evaluation des progrès accomplis par la Guinée dans la mise en œuvre de ITIE : L'engagement des entreprises minières évalué à 90 points sur 100 et jugé " Pleinement respecté"

La Chambre des Mines de Guinée a pris part, le jeudi 23 décembre 2021 à 10 heures, à la réunion du Comité de Pilotage (CP) de l'ITIE-Guinée dans la salle de conférence du Ministère des Mines et de la Géologie (MMG).

Cette réunion a été présidée par M. Mohamed Lamine Sy Savané, Secrétaire Général du MMG.

Le Collège des Entreprises au CP/ITIE était largement représenté à cette réunion par le Directeur Exécutif et les délégués de certaines sociétés minières membres de la Chambre des Mines de Guinée (CBG, GAC, SMD et BAM).

Pour débattre du principal sujet à l'ordre du jour, à savoir l'Examen du projet de Rapport d'évaluation des progrès accomplis par la Guinée dans la mise en œuvre de ITIE, M. René Maurice Sylla du S.E/ITIE a fait la lecture du rapport de la commission ad hoc mise en place, le 22 décembre, pour réfléchir sur les conclusions du projet de rapport de validation de la Guinée produit par le Secrétariat international de l'ITIE.

IL convient de retenir que la participation des entreprises minières au processus de l'ITIE a été très bien appréciée. En effet, dans la composante Exigence ITIE/mesure corrective passée, concernant l'Engagement des entreprises (Exigence 1.2), la CMG, à travers le collège, a répondu pleinement aux attentes puisque son engagement a été évalué à 90 points sur 100 et jugé « Pleinement respecté », selon le projet de validation des progrès accomplis par chacune des parties prenantes à l'ITIE en Guinée. A noter que l'objectif général de l'Exigence a été atteint par la CMG et tous les aspects requis de l'Exigence ont été pris en compte

Pour terminer, il faut signaler que le comité a décidé de mettre en place une commission restreinte, qui sera assistée par des personnes ressources, pour produire un document qui sera une synthèse des réponses aux observations contenues dans le projet de rapport d'évaluation des progrès accomplis par la Guinée dans la mise en œuvre de l'ITIE.

M. KEITA

Guinée Mines

La Chambre des Mines et ses membres sont engagés au respect des engagements pour la protection de l'"environnement et le développement communautaire

La Banque islamique de développement (BID) approuve le financement de la construction de la route Labé-Mal : C'est une très bonne pour les usagers de la route et la compagnie IAMGOLD implantée en moyenne Guinée

Le Conseil d'administration de la BID, lors de sa 343e réunion tenue à Djeddah en Arabie saoudite, le 18 décembre 2021, a approuvé un financement de 1,6 milliard de dollars pour 24 nouveaux projets dans 19 pays membres en Afrique dont la Guinée.

Les projets approuvés couvrent un large éventail de secteurs de développement, a précisé la BID. Notamment, la construction de routes et le transport à grande vitesse ; énergie propre et renouvelable ; volaille, pêche, irrigation et agriculture ; alimentation des enfants ; enseignement universitaire et technique ; ainsi que la formation professionnelle.

La Guinée, à elle seule, va bénéficier, entre autres de 159,56 millions d'EUR pour la construction de la route Labé-Mali, longue de 120 kilomètres. Il s'agit d'un projet qui soutient les infrastructures économiques dans les zones de production agricole, améliore l'accessibilité rurale et dynamise les chaînes de valeur agricoles et minières. Et de 23 millions d'EUR pour couvrir le financement supplémentaire du projet d'interconnexion électrique à haute tension de l'OMVG ».

La construction de l'axe Labé - Mali devrait être une aubaine pour la compagnie IAMGOLD, confrontée depuis le démarrage de son projet d'exploitation d'or à des difficultés pour acheminer le carburant, les équipements et tous autres matériels nécessaires à son développement.

Pour rappel, la compagnie IAMGOLD est installée en république de Guinée depuis 2017 et est titulaire du permis de recherche de Karita dans la province de Mali Yembéren, attribué en 2017.

M. KEITA

Mines : Fin de la grève à la SMD, suite à l'implication du Président de la transition

Depuis plusieurs jours, suite à un préavis de grève lancé par la section syndicale de la société, la Direction Générale de la Société Minière de Dinguiraye (SMD) a engagé des discussions qui ont abouti à la satisfaction de 4 points sur les 5 revendiqués par le mouvement syndical.

Le dénouement heureux de cette crise est à mettre également à l'actif du Président de la Transition dont les instructions exécutées par les Ministres des mines, de l'Administration du Territoire et celui du Travail ont permis de réunir la direction et le syndicat de la SMD à Conakry pour discuter et trouver une solution.

A l'issue des discussions, le syndicat de la SMD a demandé aux employés de reprendre le travail et cela est entré en vigueur sur le site. Le travail a effectivement repris, ce mercredi, dans les différents services.

Consciente du rôle joué par la Chambre des Mines depuis le début de la grève, le DGA a tenu à la remercier pour toutes les actions individuelles et collectives de ses membres en faveur de la SMD. En outre, Me Ibrahima K. Camara se réjouit de la solidarité au sein de la CMG.

En tout état de cause, il convient de signaler que la Direction Générale de la SMD n'a jamais fermé la porte aux négociations sur les différents points de revendication contenus dans le préavis de grève.

Vive à la reprise du travail à la SMD !

M. KEITA

Guinée: les entreprises sommées de déposer leurs rapports 2021 avant 31 décembre (ministre) 


Dans un communiqué lu à la télévision nationale ce mardi 21 décembre 2021, le ministre du Commerce, de l'Industrie et des Petites et Moyennes entreprises a invité l'ensemble des entreprises bénéficiaires des avantages du Code des investissements à communiquer leurs rapports annuels arrêtés au 31 décembre 2021 au Secrétariat permanent du Comité technique de suivi des investissements, sis à l'Agence de promotion des investissements privés (Apip-Guinée).

Ledit acte du Dr Bernard Goumou fixe la date limite des dépôts du rapport annuel au vendredi 14 janvier 2022. « En outre, le ministre informe les investisseurs que toute nouvelle demande d'obtention des avantages du Code des investissements relative à une implantation, une exploitation, une extension d'activités, une demande de liste additive ou une prorogation du certificat d'investissement devra être adressée au service Code des investissements à l'Apip-Guinée », indique le communiqué.

guineenews

Actualité minière : Les faits marquants de la semaine

Société Minière de Dinguiraye (SMD) : Mémo du Directeur Général à l'ensemble des travailleurs...

Depuis plusieurs jours, suite à un préavis de grève lancé par la section syndicale de la Société Minière de Dinguiraye, la direction générale a entamé une série de discussions ayant abouti à la satisfaction de 4 points sur les 5 revendiqués par le mouvement syndical.La direction générale n'a jamais fermé la porte des négociations et a toujours proposé des solutions. Sur les différents points de revendication contenus dans le préavis, la position de la direction est la suivante :

De la réinsertion sans condition avec rappel de Mr. Oumar KEITA Mle 880#### Drilling Blast au sein de l'effectif : La direction a reçu la doléance présentée par l'inspection générale du travail de réexaminer ce cas de licenciement vu l'ancienneté de l'employé.

De la suppression et l'arrêt immédiat du programme de 12 heures dans tous les Départements : La Direction Générale de la SMD accepte de se conformer aux dispositions de la législation du travail en la matière (Articles 221.1 et suivant du code de Travail qui limite a 10h par jour dont 23h supplémentaires) .

Les autres décisions ou résolutions sont relatives, notamment :

  • Au redéploiement de tous les postes transférés en RUSSIE
  • Au respect de l'Avenant N°03 de la convention de base

La SMD est en conformité totale avec les dispositions de sa convention minière signée avec le gouvernement Guinéen et précise qu'au plus tard fin Août 2022, le nombre de Directeurs Guinéens sera complété à cinq le nombre de Surintendants Guinéens sera de 60% et le nombre d'ouvriers qualifiés expatriés sera réduit de 50%.

Les propositions ci-dessus de la direction montre que tous les points ont été satisfaits et que la grève n'était pas du tout opportune.

Emeutes à Djendjembouré/Kolaboui : la circulation routière paralysée

Dans la matinée du samedi 18 décembre 2021, un groupe de jeunes de la localité de Djendjembouré, dans la sous-préfecture de Kolaboui, ont érigé des barricades sur l'axe Boké-Kamsar.

Selon les informations recueillies par nos confrères, ces jeunes entendaient exprimer leur colère suite à la mort d'un des leurs, il y a quelques semaines dans des circonstances non encore élucidées.

Ces manifestants estiment que le défunt, Oumar Camara, alias ''Fodé Careka'' serait mort des suites d'un accident ferroviaire contrairement au cas d'assassinat auquel est parvenu le rapport des médecins légistes, selon des sources proches du dossier.

Le maire de la commune rurale de Kolaboui qui regrette ces manifestations explique que les enquêtes ouvertes par les services d'investigations de la gendarmerie sont en cours pour pouvoir établir les causes réelles de la mort suspecte de ce jeune.


FRIGUIA : RUSAL affirme respecter toutes les normes écologiques liées aux activités de l'usine

Selon les constats, ces derniers temps, une concentration de poussière d'une composition non déterminée par une analyse scientifique a été constatée dans l'atmosphère dans certains quartiers de Fria. A en croire certains médias de la place, ce phénomène pourrait avoir un lien avec les activités de l'usine FRIGUIA. Pourtant, dans un communiqué officiel en date du 3 décembre 2021 RUSAL affirme avoir réalisé des analyses d'échantillonnage prouvant que « la concentration de particules d'alumine dans l'atmosphère est dans les limites des normes autorisées par la législation guinéenne ».

Ainsi, parmi les causes probables de cette apparence, les experts indiquent un phénomène saisonnier comme l'Harmattan (le transfert d'une grande masse de poussière du désert du Sahara).

Les conclusions définitives sur la nature de ce phénomène doivent être tirées par une commission compétente, composée de représentants de trois Ministères (Ministère des Mines, Ministère de la Santé, Ministère de l'Environnement), qui travaillent actuellement à Fria.

Gestion publique : Le Ghana organise le 22 décembre la 1ère édition des récompenses annuelles de l'exploitation minière à petite échelle

Plus loin, au Ghana, certains analystes avancent que l'exploitation minière artisanale illégale est une épine dans le pied du gouvernement depuis des années. Ce dernier a intensifié sa lutte contre le phénomène cette année et s'attèle désormais à réglementer le secteur.

Le ministère ghanéen des Terres et des Ressources naturelles veut récompenser les acteurs de l'exploitation minière à petite échelle qui respectent les normes environnementales et de sécurité dans leur activité. Placée sous le thème : « Promouvoir une exploitation minière à petite échelle responsable et durable », la première édition de ces distinctions qui auront un caractère annuel aura lieu le 22 décembre.

Il faut souligner que ce projet est la dernière mesure du gouvernement pour mettre fin aux activités minières illégales dans le pays. Cette année, Accra a intensifié sa lutte contre les mineurs artisanaux accusés notamment de dégrader l'environnement.

Nairobi au Kenya : Participation de la Chambre des Mines de Guinée à la réunion du groupe des experts de l'Union Africaine sur l'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique

Il convient de signaler que la problématique de l'exploitation minière artisanale intéresse plusieurs pays africains. M. Chaikou Yapa Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), en sa qualité de représentant de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO (EFEDCOM), a ainsi participé du 1er au 5 novembre 2021 à Nairobi à un atelier sur l'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique, organisé par l'Union Africaine.

Au cours de cette deuxième réunion des experts du continent qui fait suite à l'atelier de décembre 2018 tenu à Lusaka, les participants ont débattu de questions aussi importantes et pertinentes que :

  • L'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique,
  • La revue des progrès accomplis pour l'élaboration de la loi modèle sur l'exploitation minière en Afrique,
  • La revue des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l'initiative africaine de géoscience minière.

Mines : Rio Tinto va consacrer 7,5 milliards $ jusqu'en 2030, à la réduction de son empreinte carbone

Pour terminer, notons que Rio Tinto veut utiliser les énergies renouvelables pour devenir net zéro carbone à Madagascar d'ici 2023

En octobre dernier, Rio Tinto a annoncé une enveloppe de 7,5 milliards $ pour la réduction de son empreinte carbone. Comme d'autres compagnies minières, l'alimentation de ses opérations aux énergies renouvelables est au centre de cette stratégie.

Le géant minier Rio Tinto, actif à Madagascar dans l'exploitation des sables minéraux, a lancé le 10 décembre la construction d'une centrale solaire et d'une centrale éolienne sur la Grande Île. La première pierre du projet a été posée le vendredi dernier en présence notamment du ministre de l'Energie et des Hydrocarbures et de sa collègue de l'Environnement.

En tout état de cause, alors que l'industrie minière est l'un des principaux secteurs responsables des émissions de gaz à effet de serre, la pression s'intensifie actuellement sur les compagnies minières afin qu'elles mettent en œuvre des plans de réduction de leur empreinte carbone. Si le projet de Rio Tinto s'inscrit dans cette perspective, l'électricité produite devrait également servir aux communautés situées à proximité de sa mine.

Synthèse de M. KEITA

Audience accordée par le MMG à la CMG : Le partenariat et la grève à la SMD, au menu des discussions

Sur requête de son président, M. Moussa Magassouba, Ministre des Mines et de la Géologie (MMG), a accordé une audience au Bureau Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée (CMG).

L'audience s'est effectivement déroulée le mardi 14 décembre 2021, au siège du MMG, en présence du secrétaire général, du chef de cabinet et des autres membres du staff du ministre.

A l'entame, M. Ismaël Diakité, en sa qualité de Président du Conseil d'Administration et du Bureau Exécutif de la CMG, a tenu à réitérer ses félicitations à M. Magassouba pour sa promotion au poste de MMG et à exprimer sa satisfaction quant aux mesures prises par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) depuis son avènement et qui ont permis la poursuite des opérations minières et de rassurer les investisseurs.

Prenant la parole à son tour, M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, a fait une présentation de l'institution qu'il gère au quotidien, à travers notamment son rôle et sa mission. Abordant le sujet des principaux partenaires de la CMG, le Directeur Exécutif a évoqué le projet de transfert du siège du Centre Africain du Développement Minier (CADM) à Conakry et le soutien que la CMG est prête à lui apporter.

Les discussions autour de ce sujet et de celui de la nécessité de doter les institutions de sièges dignes de leurs réputations, ont abouti à l'idée d'introduire une demande formelle, auprès des autorités compétentes, pour l'acquisition d'un domaine devant abriter à la fois les sièges du CADM, de la CMG et du MMG.

Par ailleurs, M. Diakité a rappelé, qu'à la faveur de la mission du CADM à Conakry, la Chambre des Mines a offert de recevoir le Centre comme membre de son Conseil d'Administration.

L'audience s'est ; ensuite, poursuivie avec les discussions autour du sujet d'actualité du jour, en l'occurrence la situation de crise à la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

Ainsi, le Président de la Chambre des Mines a relaté toutes les actions menées et efforts déployés par son institution, depuis le déclenchement de la grève par le collège syndical de la SMD. En effet, la CMG a entrepris de privilégier la voie du dialogue et d'établir des contacts, notamment avec l'Union Syndical des Travailleurs de Guinée (USTG) pour son implication, afin de résoudre la crise qui prévaut au sein de cette société qui reste un membre actif de la CMG.

Dans la foulée, le Ministre des Mines a partagé la position de la CMG et précisé qu'au moment même où se tenait la rencontre, son secrétaire général était dépêché sur le terrain pour tenter également de juguler la crise.

En tout état de cause, la CMG et le MMG comptent continuer à travailler étroitement sur ce dossier tandis que la Chambre reste à l'écoute de la SMD.

Leur engagement est d'autant plus réel que la Chambre des Mines et le MMG espèrent résoudre rapidement, et de façon pérenne, cette crise pour éviter de se retrouver dans un cas similaire à celui de Fria.

M. KEITA

Symposium sur la gestion minière responsable : La Chambre des Mines salue la sortie de la première promotion des praticiens sociaux du secteur minier dans la région de Boké

A l'initiative et sur financement de la Fondation Alcoa, 20 professionnels guinéens, principalement de la région de Boké, ont participé du 12 février au 8 mars 2021, à la phase théorique d'un programme de formation au Centre d'Excellence Sociale de la Fondation Earthworm situé à Yaoundé au Camaroun.

Les participants ont entamé, dès la fin mai 2021, une phase pratique pour une durée de 6 mois en Guinée. Dans le cadre de cette phase pratique, les stagiaires ont été répartis en 4 groupes pour travailler sur les thématiques suivantes :

  • Perception des acteurs sur le contenu local
  • Gestion des Fonds de développement économique local (FODEL)
  • Restauration et réhabilitation des sites dégradés
  • Harmonisation des systèmes de gestion des plaintes

Durant cette période, les stagiaires ont été mis en contexte sur le terrain afin de mettre en pratique les notions acquises durant la phase théorique, mais surtout de formuler les propositions éclairées par des éléments factuels et dont la mise en œuvre permettra d'amorcer une réelle transformation pour une gestion minière responsable en Guinée.

Dans la même lancée, le mercredi 8 décembre 2021, tous les participants se sont encore retrouvés, dans un réceptif hôtelier de Conakry, dans le cadre d'un symposium sur la gestion minière responsable pour marquer la clôture de la première cuvée des praticiens sociaux. Une table ronde s'est tenue sur le thème « la gestion minière responsable en Guinée : enjeux et perspectives » qui a permis de poursuivre de manière effective les réflexions pour une transformation réelle du secteur en vue, notamment, d'une cohabitation pacifique des acteurs.

Ce grand évènement présidé par le Ministère des Mines et de la Géologie, a connu la participation de nombreuses personnalités dont M. Ismaël Diakité, Président de la Chambre des Mines de Guinée (CMG).

Dans son intervention, M. Diakité a tenu à souligner l'importance de la formation pour les acteurs du secteur minier dans la mesure où ce secteur ne saurait être considéré comme celui de la « friperie » où chacun pourrait se positionner en connaisseur. En outre, le Président de la CMG a salué l'initiative de la Fondation Alcoa et de la fondation Earthworm qui va permettre de former des cadres utiles au développement socio-économique de la Guinée avant de promettre que ces initiateurs pouvaient compter sur le soutien de son institution. C'est ainsi que M. Diakité, après avoir salué le suivi opéré par la CBG et l'intérêt de GAC dans le cadre de cette formation, a fait part de l'engagement des sociétés minières membres de la CMG à soutenir la deuxième cuvée de la formation des praticiens sociaux.

M. KEITA

Prévention du VIH/Sida : Poursuite des grandes actions du volet Santé de la Chambre des Mines de Guinée 

A travers son volet Santé, la Chambre des Mines engage, depuis des années, de grandes actions en faveur de toutes ses catégories de membres.

Présente aux côtés de tous les acteurs de la Santé, dont l'ANSS, lors de la pandémie du covid-19, la CMG poursuit et intensifie aujourd'hui ses actions sur le terrain pour soutenir les efforts des entreprises minières, notamment dans la lutte contre le VIH/Sida.

C'est dans ce cadre que s'inscrit la vaste campagne de distribution de préservatifs en cours, après celle des moustiquaires imprégnées, aux membres de l'institution.

Le matin du 03 décembre 2021, soit 2 jours après la journée mondiale du Sida célébrée chaque année, Simfer a reçu, à la suite de nombreuses autres entreprises, 7200 préservatifs dans les locaux de la CMG.

Il convient de noter que le partenariat entre la CMG et l'UNFPA a permis la réalisation de ce vaste programme de prévention.

Outre ces activités de prévention, l'intervention de la Chambre des Mines et de ses nombreux partenaires concerne en général, dans le domaine de la lutte contre le fléau du VIH, en la mise en place de Centres de dépistage volontaire, de sites PTME (Prévention de la Transmission du Virus de la Mère à l'Enfant), de sites de prise charge médicale (ARV) des personnes vivant avec le virus. Grâce à ce dispositif, des résultats remarquables ont été obtenus depuis 2003. Ces efforts méritent d'être renforcés au bénéfice des sociétés minières.

M. KEITA

Mise en place de la CRIEF pour lutter contre les crimes économiques et financiers en Guinée 

Les nouvelles autorités guinéennes viennent de mettre en place la CRIEF (Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières), une juridiction créée pour la répression des infractions à caractère économique ou financier.

En effet, l'ordonnance signée du Président de la transition et créant la CRIEF stipule que « sont constitutives d'infraction économique et/ou financière jugeable par la naissante juridiction, les infractions relatives aux finances des personnes morales de droit public, celles dont la réalisation est susceptible d'affecter négativement l'ordre public économique, celles qui constituent une atteinte grave et massive à la santé publique et à l'environnement et celles définies dans l'acte uniforme OHADA relatif aux sociétés commerciales et aux groupements d'intérêt économique. ».

M. KEITA

Transparence dans le secteur minier : l'ONG Action Mines publie son deuxième rapport

L'ONG Action Mines Guinée (AMINES) a rendu public ce mardi, 30 novembre 2021, son deuxième rapport sur l'évaluation qui consiste à mesurer le niveau de transparence du Ministère des Mines et de la Géologie et les entreprises d'Etat (ANAIM et SOGUIPAMI) en termes de publication des données sur le secteur minier guinéen. L'objectif est de favoriser la disponibilité des informations officielles aux citoyens sur les réformes du secteur minier et leur mise en œuvre en vue de soutenir « un débat public informé » sur la gouvernance minière dans notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C'est devant plusieurs journalistes et des acteurs de la société civile guinéenne que l'ONG Action Mines Guinée (AMINES) a publié son présent rapport d'évaluation à Conakry. Un rapport axé sur quatre composantes (textes juridiques et réglementaires, informations contextuelles, canaux de communication et suivi du contenu local et de la lutte contre la corruption) et qui révèle que « l'évaluation du Ministère des Mines et de la Géologie en termes de publication des données montre un niveau de transparence significatif ». Car, sur la base des scores obtenus sur chacune des composantes, le Ministère des Mines et de la Géologie a obtenu un score de 56 points sur 100.

« Selon notre étude, le constat est que le Ministère des Mines est aujourd'hui une entité chargée de la gouvernance du secteur minier. Donc, il y a des informations qui devraient être publiques, mais on remarque que ces informations ne sont pas disponibles et ne sont pas largement diffusées. Et, le site du Ministère des Mines n'est pas parfois à jour. Mais, il y a également la SOGUIPAMI et l'ANAIM. L'ANAIM n'a pas aujourd'hui de site internet où on peut retrouver les informations nécessaires pour voir comment est-ce que les infrastructures minières de la Guinée sont gérées. Et, la SOGUIPAMI qui doit normalement gérer les patrimoines du secteur minier n'a pas assez d'informations disponibles sur son site. En général, ce que nous pouvons retenir de ce rapport, c'est l'accessibilité des données au niveau des populations: est-ce que les informations sont accessibles ? Est-ce qu'aujourd'hui les informations sont mises à jour au niveau des sites officiels au niveau du Ministère, mais également de la SOGUIPAMI et de l'ANAIM », a indiqué Idaitou Souaré, Assistante programmation ONG Action Mines Guinée.

Selon les informations consignées dans ce rapport de l'ONG Action Mines Guinée, le ministère des Mines et de la Géologie a fourni des efforts sur le niveau de publication des textes juridiques et réglementaires et d'autres actes administratifs sur son site internet. Car, sur cette première composante, ledit ministère a obtenu 51 points sur 60, même s'il faut déplorer le fait que neuf (9) critères sur les quinze (15) qui fondent cette composante ne se retrouvent sur le site internet dudit ministère.

Pour ce qui est la composante 2 qui consiste à vérifier la disponibilité du ministère des Mines et de la Géologie à fournir suffisamment d'informations contextuelles et pertinentes, permettant de mieux comprendre les enjeux et d'être au courant de l'actualité concernant la gouvernance du secteur minier, le ministère n'a obtenu que 32 points sur 75. Ce qui montre un niveau de transparence moyen, avec un score de 43 sur 100. En clair, le rapport révèle que le site internet du ministère des Mines manque d'importantes données sur les textes d'application du Code minier (entre autres), mais aussi sur certaines décisions importantes liées à la mise en œuvre de cette loi sectorielle.

Cependant, à en croire ce rapport d'Action Mines Guinée, le ministère des mines s'est montré très fort dans la composante ''Canaux de communication''. Il a obtenu 30 points sur 35 possibles. « Cette bonne performance s'explique par le fait qu'il existe plusieurs canaux de communication (site internet, réseaux sociaux...) à travers lesquels le ministère des mines diffuse les informations et actualités concernant le ministère et le secteur minier », lit-on dans ledit rapport.

S'agissant du '' Suivi du contenu local et de la lutte contre la corruption'', le présent rapport d'évolution accrédite le ministère des mines de 5 points sur 40. C'est-à-dire que dans cette composante qui permet de vérifier la transparence sur le niveau de mise en œuvre des politiques et programmes existants en matière de contenu local (à travers les rapports produits par l'administration minière), le ministère des Mines et de la Géologie affiche un niveau très faible. « Cela s'explique par le fait que le ministère n'a publié sur son site internet que le rapport annuel d'activités 2020. Il n'a publié aucun autre élément de cette composante, notamment relative aux plans de surveillance et de lutte contre la corruption, les rapports annuels d'évaluation de la mise en œuvre du contenu local, les rapports financiers du département », indique Action Mines Guinée dans son rapport.

Au vu des résultats de cette évaluation réalisée du 15 juillet au 31 août 2021, l'ONG Action Mines Guinée a formulé des recommandations au ministère des Mines et de la Géologie, ainsi qu'aux autres entités de l'Etat (ANAIM et SOGUIPAMI) qui ont été touchées par cette étude.

« Il faut que le Ministère des Mines et de la Géologie et les autres entités chargées de gérer le secteur minier guinéen soient des entités accessibles, que les informations ne soient pas un tabou pour la population. Il faut avoir une accessibilité au niveau de toutes les données. Il faut que ce Ministère partage les informations nécessaires pour une bonne compréhension de la gestion du secteur minier guinéen », a précisé Idiatou Souaré.

guineematin

Plus de 5000 nouveaux cas de Vih/Sida en Guinée : Boké, la région la plus touchée (Pnls) 

La Journée mondiale de lutte contre le Sida sera célébrée ce mercredi 1er décembre 2021. En prélude à cette commémoration, les autorités du ministère de la Santé publique, à travers le Programme national de lutte contre le Sida et les hépatites, ont initié un espace d'échanges avec les professionnels des médias ce lundi 29 novembre et les activistes de la Société civile, à Conakry.

Une initiative motivée par le fait que les activités fondamentales doivent se reposer sur la communication. « Aujourd'hui, la lutte contre le Sida ne peut pas se réaliser sans cette activité de communication avec le soutien des mass médias, pour apporter les informations nécessaires à la population sur ce qui se passe en matière de lutte contre le VIH Sida. Nous, en tant que programme, nous avons mission d'apporter des soutiens, mais nous avons pensé aussi apporter les informations nécessaires à la population relatives à ce qu'est le VIH Sida, où est-ce qu'on en est dans la lutte contre le VIH, qu'est-ce qui n'est pas encore fait, qu'est-ce qui peut être fait et qu'est-ce que la population peut avoir comme information pour mieux s'outiller dans la lutte contre le VIH Sida » a expliqué le Coordonnateur du Programme national de lutte contre le Sida et les hépatites.

Au cours de la rencontre, l'on a eu droit à des échanges sur nombre de questions liées notamment à la connaissance du Programme, à la situation de la lutte contre le Sida en Guinée, mais aussi aux statistiques disponibles en ce qui concerne le VIH Sida.

A ce niveau précis, Dr Youssouf Koita a indiqué que ces statistiques varient d'une région à une autre. Aux dires du Coordonnateur du Programme national de lutte contre le VIH Sida et les hépatites, ces statistiques globales en termes de prévalence, se situent dans l'ordre de 1,5% dans le pays.

« La région de Boké a une prévalence plus élevée. D'où la nécessité d'avoir des interventions par région. C'est aussi la même chose que nous rencontrons dans la prévalence au niveau des populations cibles, en fonction des populations vulnérables. Il y a aussi les différences de prévalence. Donc, en fonction de ces différences, nous mettons des interventions spécifiques en lien avec les prévalences soit pour les régions, soit pour les populations que nous devons couvrir », a déclaré Dr Koita.

Selon les estimations, la situation du VIH au cours de l'année 2020 était à 5 309 nouvelles infections à la maladie contre 113 171 personnes vivant avec le VIH et 3 261 personnes décédées des maladies opportunistes liées au Sida.

La vision du PNLS-H, c'est de parvenir à mettre fin à l'épidémie du VIH Sida en tant que menace publique d'ici 2030.

Guineenews

Promotion de deux cadres du Ministère des Mines et de la Géologie 

Dans une série de décrets lus le samedi soir à la télévision nationale, des cadres civils ont été nommés secrétaires généraux dans certains ministères.

Ainsi, au Ministère des Mines et de la Géologie, Mohamed Lamine Sy Savané, précédemment Directeur Général du Centre de Promotion et de Développement Minier (CPDM) est nommé secrétaire général dudit département.

Quant à Aboubacar Kourouma, précédemment Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère des Mines et de la Géologie, il devient secrétaire général du Ministère de l'Urbanisme de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire.

M.K

 Nairobi au Kenya : Participation de la Chambre des Mines de Guinée à la réunion du groupe des experts de l'Union Africaine sur l'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique

M. Chaikou Yapa Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée (CMG), en sa qualité de représentant de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO (EFEDCOM), a participé du 1er au 5 novembre 2021 à Nairobi à un atelier sur l'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique, organisé par l'Union Africaine,

Au cours de cette deuxième réunion des experts du continent qui fait suite à l'atelier de décembre 2018 tenu à Lusaka, les participants ont débattu de questions aussi importantes et pertinentes que :

  • L'élaboration des lignes directrices d'une nouvelle stratégie pour l'exploitation minière artisanale à petite échelle en Afrique,
  • La revue des progrès accomplis pour l'élaboration de la loi modèle sur l'exploitation minière en Afrique,
  • La revue des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l'initiative africaine de géoscience minière.

Par ailleurs, il convient de préciser que cet atelier a été modéré par des représentants du Centre africain du développement minier dont le déménagement à Conakry est en cours, suite à la décision prise les chefs d'Etat de l'Union continentale.

Pour terminer, notons que les administrateurs de la CMG, notamment le PCA de la Chambre, ont bien apprécié l'opportunité et l'intérêt de cet atelier de Nairobi, eu égard à l'impact de l'artisanat minier sur le secteur minier formel.

M. KEITA

Reconnaissance de l'importance et du rôle de la Chambre des Mines : L'institution, de plus en plus, sollicitée par de nouveaux adhérents

Le nombre d'adhérents à la Chambre des Mines de Guinée (CMG), ne cesse de s'accroire au fil des années. Après l'adhésion de plusieurs sociétés, telles que ETI SA, la Société d'Expertise Environnementale et Sociale (SEES), Mondial Tours en encore la Société Navale Guinéenne (SNG) en 2019 et 2020, la Chambre vient d'enregistrer l'adhésion de la compagnie IAMGOLD au mois de septembre 2021.

Cette compagnie est installée en Guinée depuis 2017 et est titulaire du permis de recherche de Karita dans la province de Mali Yembéren, attribué le 30 mars 2017.

Après IAMGOLD, deux autres compagnies viennent d'approcher, en ce mois de novembre 2021, la Chambre des Mines afin de partager ses valeurs et de bénéficier de son accompagnement pour, entre autres, garantir leurs investissements.

En effet, la société KOUROUSSA GOLD MINE S.A, titulaire de deux permis d'exploitation d'or et minéraux associés dans la préfecture de Kouroussa et qui entrera en phase de construction à partir de décembre 2021, a récemment manifesté son intérêt à adhérer à la Chambre qui reste, selon elle, un « véritable cadre de concertation et un outil au service de ses membres pour la promotion d'une exploitation minière responsable ».

Le 22 novembre 2021, c'est au tour du projet PREDICTIVE DISCOVERY LTD, un projet de mine d'or d'importance nationale, avec 5 permis, évoluant également dans la région de Kouroussa et de Kankan, de solliciter la Chambre des Mines afin de l'accompagner dans son développement. La demande formelle d'adhésion de cette compagnie a été effectivement reçue ce jeudi 25 novembre 2021.

En tout état de cause, ces sollicitations régulières témoignent à suffisance de l'intérêt, de plus en plus croissant, que les nouvelles compagnies accordent à l'adhésion à la Chambre des Mines de Guinée qui s'impose aujourd'hui comme un partenaire et un interlocuteur incontournable pour la défense des intérêts de ses membres et pour la promotion de l'industrie minière en Guinée.

M. KEITA

Mines: les exigences de Mohamed Béavogui à Fadi Wazni, promoteur associé du projet Simandou

Monsieur Sun Xhiushun a été reçu en audience par le premier ministre ce mardi 23 novembre 2021. Le coordinateur général et actionnaire majoritaire du projet SMB / Simandou a fait l'état des lieux, relative aux minerais de fer des blocs 1 et 2 dudit projet. Cette occasion a permis d'annoncer la mise en disposition de l'Etat guinéen, de gigantesques réalisations dans la zone d'ici 2025.

L'invité de Mohamed Béavogui a fait montre d'une volonté de mobilisation de ressources financières et la finalisation des études de faisabilité afin d'accélérer la réalisation des infrastructures d'évacuation du minerai de classe mondiale.

Fadi Wazni, le promoteur associé du projet et fondateur du groupe de logistique terrestre United Mining Supply (UMS), a signalé la nécessité de présenter au premier ministre, l'état d'avancement du projet Simandou. Le Franco-Guinéen rassure à cet effet que la volonté consiste à respecter le calendrier "pour terminer la construction du chemin de fer d'ici fin 2024 et aboutir à un début de production commerciale en 2025, avec à la clé, la construction d'un chemin de fer de 670 KM et d'un port en eau profonde à Morebayah. »

« Nous sommes à un moment où il faut que la Guinée profite des richesses créées dans les mines ()», a invite le chef du gouvernement de la transition. Mohamed Béavogui qui souhaite que l'exploitation minière soit combinée au développement industriel et agricole, a aussi invité la SMB a jouer un "partenariat stratégique vrai », rapporte le service de communication de la Primature.

Texte Guinee360.com

Déclaration de la Compagnie des Bauxites de Guinée-CBG

C'est une importante déclaration de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG). La compagnie minière vient d'apporter des précisions sur un document qui émanerait d'un groupe d'employés de la CBG. 


Kamsar, 22 novembre 2021

La CBG informe que la Direction Générale a été saisie d'un document portant sur des irrégularités supposées dans le fonctionnement interne de a compagnie. Le document émanerait d'un groupe d'employés de la CBG et concerne différents secteurs de la compagnie.

Conformément aux règles et procédures qui siéent en la matière, dès réception du document, le Directeur Général a informé les instances de gouvernance appropriées de la compagnie en la matière, à savoir :

  • Le conseil d'Administration de la CBG
  • Le Comité d'Audit (un organe du Conseil d'Administration)
  • Le Comité d'Éthique et de Conformité

Sur la proposition du comité d'éthique et de conformité, le Directeur Général a instruit le Département d'audit interne de procéder aux investigations préliminaires requises sur les faits allégués.

La Direction Générale de la CBG attend les résultats des enquêtes en cours et les recommandations pour prendre les dispositions qui s'imposent.

Toutefois, la CBG regrette de récents commentaires et propos déplacés, gratuits et insultants, complètement hors contexte, portant sur ce document, dans une émission d'un organe médiatique de la place. La CBG regrette le caractère inflammatoire et diffamatoire de cette sortie médiatique, d'autant plus que la compagnie n'a pas été consultée aux fins de vérifier l'exactitude du contenu du document, comme le commandent les principes de base d'éthique et de déontologie du journalisme professionnel.

Ceci porte un préjudice sérieux et des dommages graves à l'image et à la réputation de la compagnie. La CBG se réserve ainsi le droit d'engager des procédures judiciaires contre l'organe médiatique, l'émission et les journalistes concernés, conformément à la législation en vigueur en la matière.

ITIE : Forte implication du secteur minier dans le processus de l'Initiative de Transparence dans les Industries Extractives, à la faveur de la validation de la Guinée

I. CONTEXTE

L'une des mesures correctives que la Guinée doit mettre en œuvre pour sa validation par rapport aux normes de l'ITIE, concerne spécifiquement les entreprises du secteur extractif qui doivent élaborer un plan d'action prouvant leur engagement à participer pleinement, effectivement et activement au processus ITIE.

En vue de répondre à cette exigence, la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a élaboré des Termes de Référence (TDR). Ils décrivent le processus de constitution d'un collège et les modalités de son fonctionnement, dans le cadre de la Chambre des Mines , en vue d'assurer cette implication des entreprises.

Les entreprises minières ont en effet décidé que l'implication dont il est question, se ferait à travers la Chambre des Mines de Guinée (CMG) qu'elles ont créée comme cadre de concertation et d'action, pour la réalisation d'activités d'intérêt commun. La CMG assure de ce fait, l'encrage institutionnel de leur collège pour la mise en œuvre du processus ITIE en Guinée.

II. LE COLLEGE DES ENTREPRISES AU SEIN DE LA CHAMBRE DES MINES DE GUINEE

A. PLACE DU COLLEGE DES ENTREPRISES AU SEIN DE LA CHAMBRE DES MINES DE GUINEE

Le Collège des entreprises est l'un des comités qui sont mis en place par la CMG, afin de réaliser son objet dans les meilleures conditions et de rendre les services attendus par ses membres. Les autres comités qui, comme le collège des entreprises, ont vocation à posséder une existence permanente, sont actifs notamment dans les domaines de la santé, de la formation professionnelle, de la protection de l'environnement et de la biodiversité.

Conformément au Règlement intérieur, la création de ces comités est décidée par le Conseil d'Administration sur rapport du Directeur Exécutif justifiant la nécessité de leur création.

Ce pouvoir dévolu au Conseil d'Administration est fondé sur sa légitimité que lui confère sa représentativité. En effet, cet organe composé de 13 administrateurs, est élu par les membres de la Chambre des Mines, réunis en Assemblée Générale élective. L'élection est conduite par une commission indépendante composée du Directeur Exécutif, du Conseiller Juridique, de l'Avocat de la Chambre (magistrat de haut niveau inscrit au barreau) et d'un Huissier de Justice. Le dépouillement des votes et la proclamation des résultats sont faits par l'huissier de justice qui établit le procès-verbal de l'élection, le transmet au Directeur Exécutif chargé de sa diffusion aux membres de la Chambre, au gouvernement et aux partenaires de la CMG.

La coordination des activités de ces comités est assurée par le Directeur Exécutif.

B. OBJECTIF DU COLLEGE

Le principal objectif assigné au collège des entreprises par le Conseil d'Administration de la

Chambre des Mines, consiste à participer dans le processus ITIE en Guinée, en vue de contribuer, par des actions bien ciblées et des propositions pertinentes, à la constante amélioration de la gouvernance des revenus publics générés par les entreprises minières.

III. IMPLICATION DU COLLEGE DES ENTREPRISES MINIERES AU PROCESSUS ITIE EN GUINEE

A. PRINCIPES DE BASE

1. Redevabilité

Dans ce processus, le collège ne peut juridiquement agir qu'au nom des sociétés membres de la

Chambre des Mines, qui se sont acquittées des droits d'adhésion à l'association, de leurs cotisations annuelles pour son fonctionnement, se sont engagées à respecter et à appliquer ses textes de gouvernance et qui participent régulièrement à ses activités.

2. Synergie - Collaboration avec les entreprises minières n'appartenant pas à la Chambre.

La Chambre des Mines est l'un des acteurs les plus représentatifs du secteur privé guinéen. En collaboration avec les autres acteurs de ce secteur, en concertation avec le gouvernement, et avec l'appui des partenaires internationaux, la CMG œuvre à l'amélioration (i) du cadre légal et règlementaire touchant le monde des affaires dont le code minier, le code des impôts (ii), des procédures administratives relatives à l'entrée et à la circulation des biens en Guinée ; (iii) des assurances sociales en faveur du monde de travail (i) de l'accès aux services sociaux de base pour les communautés.

Les entreprises minières qui ne sont pas membres de la Chambre des Mines, profitent des résultats de ces actions de la Chambre, sans en payer le prix.

L'implication du collège au processus ITIE, s'inscrit dans la même logique et avec la même ouverture vis-à-vis de ces entreprises, afin qu'elles soient effectivement associées à l'effort commun, dans le format le plus approprié, pour l'amélioration constante de la gouvernance des revenus publics générés par le secteur extractif.

Cependant, étant donné que ces entreprises ne sont pas soumises aux normes et standards fixés par les textes de gouvernance de la CMG, ce format devra être arrêté avec le gouvernement envers lequel elles ont un devoir de redevabilité.

La Chambre des Mines poursuivra de son côté les efforts qu'elle n'a cessé de déployer auprès de ces entreprises en vue d'obtenir leur adhésion en son sein.

3. Indépendance du secteur extractif :

La désignation des membres du collège relève de la seule responsabilité des entreprises concernées, à travers leur association librement constituée

4. Transparence du processus :

Les membres du collège sont choisis suivant un processus transparent conduit par les organes élus pour diriger leur association

5. Equité :

Les membres du collège sont choisis sur la base de critères acceptés de tous, de l'égalité entre toutes les entreprises concernées et de la compétence avérée de leurs candidats.

6. Promotion du genre

Dans la composition du collège, la priorité sera accordée aux femmes, l'objectif étant de parvenir autant que faire se peut, à la parité femmes/hommes

7. Conformité (dispositions du Décret n°2012/014/PRG/SGG du 3 février 2012)

L'implication du collège se fait au sein des organes constituant le dispositif institutionnel chargé de la mise en œuvre du processus ITIE en Guinée conformément au décret suscité. Ces organes sont :

 Le Conseil de Supervision de 6 membres, chargé de l'orientation du Comité de Pilotage, de l'approbation de son plan d'action et de ses budgets et de résoudre, le cas échéant les difficultés qui entravent le processus ITIE ;

 Le Comité de Pilotage de 27 membres, pour la conduite opérationnelle du processus à travers

2 commissions chargées l'une de la collecte des données et l'autre du renforcement des capacités et de la communication.

B. PROCESSUS DE DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA CMG

1. Au Comité de Pilotage de l'ITIE

La désignation des membres du Collège qui représente la CMG au Comité de Pilotage de l'ITIE est faite par le Conseil d'Administration comme suit.

 Convocation de la réunion. La note de convocation indiquant l'ordre du jour est préparée par le Directeur Exécutif, validée par le Conseiller Juridique, approuvée par le Président du Conseil et transmise aux membres du Conseil, une semaine au moins avant la date de la réunion.

 Vérification du quorum : Le démarrage de la réunion est précédé par (i)la vérification du quorum par le Conseiller Juridique de la CMG, sur la base de la fiche de présence émargée par chaque participant. Il s'agit d'un double quorum : présence au moins de 50% des membres du Conseil et parmi eux, présence d'au moins 50% des membres titulaires de permis miniers. (ii) l'adoption formelle, par les participants, de l'ordre du jour.

 Mode de désignation des représentants. La désignation se fait soit sur la base de candidatures annoncées au préalable, adressées au Directeur Exécutif et validées par le Conseiller Juridique soit par consensus, en cours de séance. Dans le cas d'espèce, le consensus a été retenu.

 Désignation. A ce stade, les prérogatives du Conseil sont limitées au choix des entreprises membres du Collège. Il appartient aux entreprises retenues, de désigner nommément leurs représentants, suivant critères internes à elles (notamment la compétence et la probité)

 Validation du choix des membres du collège ; Le consensus ayant été adopté comme mode de désignation, ce choix du Conseil doit être sanctionné par une résolution votée à l'unanimité des participants.

 Procès-verbal de la réunion La décision du Conseil est consignée dans un procès-verbal (PV) dressé par le Directeur Exécutif en tant que secrétaire de séance. Ce PV est signé par son auteur, approuvé par un des administrateurs présents et par le Président du Conseil.

 Enregistrement du PV. Le Directeur Exécutif engage, sur mandat du Conseil spécifiquement mentionné dans le PV, les formalités d'enregistrement du PV, auprès de l'administration publique compétente en la matière (la Direction Nationale des Impôts, en l'occurrence).

 Diffusion du PV. Le PV signé et revêtu du sceau et des timbres de l'administration fiscale, est diffusé par le Directeur Exécutif, à l'ensemble des membres de la Chambre des Mines pour leur information et pour exécution par les sociétés concernées, de la décision prise par le Conseil.

 Etablissement de la liste nominative des membres du Collège. En transmettant le PV, le Directeur Exécutif sollicite des directions générales des entreprises désignées pour siéger au Collège, la nomination de leurs représentants.

 Réunion des membres du collège représentant la CMG au Comité de Pilotage ITIE. Après réception de la liste des représentants désignés par les entreprises, le collège se réunit au siège de la Chambre des Mines, sur convocation du Directeur Exécutif, auquel il incombe la charge de coordonner ses activités. Cette réunion marque le démarrage des activités du Collège.

 Information du Secrétariat Exécutif de l'ITIE. Le procès-verbal établi à l'issue de la réunion du collège (incluant la liste nominative de ses membres) et la fiche de présence signée des participants, sont transmis, pour toutes fins utiles, au Secrétariat Exécutif d l'ITIE Guinée, par courrier signé du Président du Conseil d'Administration de la Chambre des Mines.

2. Au Conseil de Supervision

En vue de sa représentation au sein de cet organe qui est présidé par le Premier Ministre, la

Chambre des Mines désigne son responsable au plus haut niveau qui est le Président du Conseil.

C. STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT DU COLLLEGE DES ENTREPRISES.

1. Structure.

Le collège comprend le Directeur Exécutif de la CMG et les représentants des entreprises qui sont désignés en fonction (i) du stade d'activités : sociétés en exploitation et sociétés en développement ; (ii)de la substance minérale : bauxite, or, fer pour le moment ; (iii) du poids et de l'expérience de l'entreprise.

Il se présente comme suit, depuis le 18 février 2019 :

 Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée (CMG)

 1 représentant de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) - Production bauxite

 1 représentant de la Société Minière de Boké (SMB) - Production bauxite

 1 représentant de Guinea Alumina Corporation (GAC) - Production bauxite

 1 représentant du groupe Rusal (CBK, Friguia et COBAD) - Production bauxite

 1 représentant de Bel Air Mining (BAM) -Production bauxite

 1 représentant d'Anglogold Ashanti de Guinée (SAG) - Production or

 1 représentant de la Société Minière de Dinguiraye (SMD) - Production or

 1 représentant de la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG) - En développement fer

REUNION DU COMITE DE PILOTAGE DE L'ITIE-GUINEE : Débats autour de l'extension du délai de production des Rapports ITIE-GUINEE 2019 et 2021

La Chambre des Mines de Guinée a pris part, ce jeudi 18 novembre 2021 à 10 heures, à la réunion du Comité de Pilotage de l'ITIE-Guinée dans la salle de conférence du Ministère des Mines et de la Géologie (MMG).

Cette réunion, présidée par M. Saadou Nimaga, Secrétaire Général du MMG, s'est penchée sur l'examen des inscrits à l'ordre du jour :

1./. Adoption du Procès-verbal de la réunion du Comité de pilotage du 29 septembre 2021

2./. Examen de l'extension du délai de production des Rapports ITIE-GUINEE 2019 et 2021

3/ Divers.

A l'entame de la réunion, M. Nimaga, au nom de tous ses pairs, a tenu à féliciter Maitre Mohamed Sampil, avocat et membre du C.P de l'ITIE-Guinée, pour sa récente nomination au poste d'Agent Judiciaire de l'Etat en insistant sur l'importance d'une telle promotion pour le processus de l'ITIE en Guinée.

Au titre du principal sujet à l'ordre du jour, à savoir l'Examen de l'extension du délai de production des Rapports ITIE-GUINEE 2019 et 2021, M. Mamadou Diaby, Secrétaire Exécutif de l'ITIE-Guinée, a rappelé que le rapport 2021 du Comité ITIE-Guinée devrait être produit au 31 décembre 2021.

Cependant, ce délai ne pourra pas être respecté compte tenu de certaines contraintes, notamment la survenue de la pandémie du COVID-19 et le gel du financement des activités de l'ITIE-Guinée par la Banque mondiale, suite au coup d'état militaire du 5 septembre 2021.

Cette situation a obligé le Secrétariat Exécutif de l'ITIE-Guinée à demander auprès du Secrétariat international de l'ITIE une extension du délai (3 mois) pour la production des Rapports ITIE-GUINEE 2019 afin d'éviter des sanctions, comme le prévoit l'ITIE international.

En définitive, après discussions, le comité a décidé de mettre ce délai à profit pour produire un rapport assoupli, cumulant les exercices 2019 et 2021.

Pour mener à bien ce travail, une commission a été mise en place qui compte en son sein un représentant du secteur minier, en l'occurrence M. Morifing Condé, Chef du bureau Conakry de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG).

Enfin et au titre des divers, M. Alpha Abdoulaye Diallo, représentant de la société civile (Coalition Publiez Ce Que Vous Payez), a fait part de la tenue, la semaine prochaine, d'un atelier de présentation des différents formulaires de validation des rapports ITIE pour la mise à niveau des organisations de la société civile.

M. KEITA

Prise de contact - Échanges entre le nouveau Ministre des Mines et de la Géologie M. Moussa Magassouba et les sociétés minières


OBJECTIF DE LA RENCONTRE : Expliquer aux sociétés minières la politique générale du chef de l'État et du Gouvernement dans le secteur minier.

LES GRANDES LIGNES DU DISCOURS DU MINISTRE M. MOUSSA MAGASSOUBA :

1-Les contrats miniers signés avant le 5 septembre restent en vigueur ;

2 - Tous les différends dans le secteur minier seront réglés autour d'une table Ronde;

3 - La sécurité des investisseurs, des investissements, des employeurs et employés seront assurés;

4 - La mise en place d'un cadre réglementaire très incitatif ;

5 - La Fin de la corruption et de la bureaucratie dans le secteur minier;

6 - Le rôle des sociétés minières dans le développement est celui d'investir.

7 - Le respect du contenu local, notamment favoriser la création de l'emploi selon la responsabilité sociétale des entreprises.

8- La préservation de l'écosystème des populations;

9- L'atténuation de l'impact néfaste des opérations minières sur l'environnement.

10- La résolution durable des problèmes entre les sociétés, les communautés et les employés;

11- La présentation du budget de recherche géologique et de prospection de toutes les sociétés minières pour le développement de la cartographie claire et détaillée.

Les représentants des sociétés minières ont exprimé leur satisfaction et sont tous prêts à accompagner le nouveau Ministre M. Moussa Magassouba à accomplir sa mission, et la feuille de route du gouvernement.

Redynamiser le secteur minier pour un développement durable.

Service Communication et Relations publiques #MMG

La CMG s'inscrit en droit ligne des engagements du nouveau Ministre des Mines et de la Géologie (MMG)

Dès son installation au poste de nouveau MMG, Mr Moussa Magassouba a pris de grands engagements allant tous dans le sens du développement du secteur minier guinéen, parmi lesquels figurent en bonne place la sécurisation des investissements miniers pour un partenariat gagnant-gagnant, un développement minier responsable profitable à tous et la promotion du contenu local.

Pour sa part, la Chambre des Mines de Guinée (CMG) se reconnait pleinement dans ses engagements. La CMG promet que son institution sera une interlocutrice vigilante, méticuleuse, proactive et engagée dans la protection des intérêts majeurs du secteur minier. Pour ce faire, la réalisation d'une activité minière responsable, durable et conforme aux Lois et standards professionnels ainsi qu'aux conventions ratifiées, comme si bien réitéré par le CNRD et le Président de la transition le Colonel Mamadi Doumbouya dans ses différentes adresses â la Nation, constitue les fondements d'une feuille de route que nous soutiendrons.

C'est pourquoi, la Chambre des Mines sera à l'avant-garde de la protection des intérêts de ses membres. Dans la même optique, ayant en commun la Guinée, nous nous engageons résolument pour le développement de la Guinée, chacun apportant son expertise et ses compétences spécifiques acquises â travers le monde, pour contribuer â l'édification du pays dans le respect des engagements réciproques.

Face aux grands enjeux de la mondialisation et de l'importance des investissements directs étrangers dans le secteur, la CMG espère que le droit et la légalité vont prévaloir aussi bien que la loyauté envers nos autorités qui ont marqué les esprits par leur sérénité et leur volonté manifeste de redynamiser le secteur.

En tout état de cause, en tant qu'Union patronale des principales entreprises du secteur minier formel guinéen, l'action de la CMG s'inscrira dans le cadre institutionnel et réglementaire et surtout des orientations du discours fondateur du Président de la transition.

M. KEITA

Gouvernement de transition : La Chambre des Mines de Guinée (CMG) se réjouit de la nomination de Mme Diaka Sidibé, ex Administrateur de la CMG, au poste de Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation



Opérationnalisation du Centre africain de développement minier

La Chambre des Mines échange avec la délégation de la Commission de l'Union Africaine (UA),                                Vendredi 23 juillet 2021

Le 14 juillet 2021, la Chambre des Mines a organisé son Assemblée Générale Ordinaire

Evènements à venir


Dans une série de décrets lus à la télévision nationale le mardi 26 octobre 2021, le Président de la transition a procédé à la nomination de quatre ministres.

Parmi ces ministres, figurent 3 femmes dont Madame Diaka Sidibé, précédemment Directrice Générale de l'Institut supérieur des Mines et de la Géologie de Boké, nommée Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation.

La CMG se réjouit de la nomination de cette intellectuelle, ex-Administrateur de la Chambre, et considère cet acte comme une avancée sur le genre.

En outre, au lendemain de cette nomination, Ismaël Diakité, Président de la Chambre, a tenu à féliciter, au nom de l'ensemble des membres de la CMG, la nouvelle promue et à lui souhaiter plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Selon le PCA de la CMG, « Votre travail, votre implication et votre expérience professionnelle ont été

Récompensés et vous méritez amplement cette nouvelle distinction ». Pour terminer, M. Diakité formule l'espoir de renouveler les vœux de la CMG, de vive voix, dans un futur proche.

M. KEITA


Une importante délégation de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) conduite par M. Ismaël Diakité et comprenant les administrateurs de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), de la Société Minière de Dinguiraye (SMD), de la compagnie Bel Air Mining (BAM) ainsi que le Directeur Exécutif de la Chambre, a pris part à une séance de travail avec la mission de l'UA conduite par Madame Ron Osman Omar, Responsable de la Division Industrie à la Direction du Développement Économique, du Commerce, de l'industrie et des Mines de l'UA .

Prenant le premier la parole, M. Ahmed Sékou Keita, Chef de Cabinet du Ministère des Mines et de la Géologie (MMG), a rappelé que la Guinée a été choisie pour abriter le siège du Centre Africain de Développement Minier (CADM) et que ce choix était assorti d'un certain nombre de conditionnalités, parmi lesquelles s'inscrit la présente mission de l'UA pour s'enquérir de l'état d'avancement du processus d'opérationnalisation de ce centre en Guinée. Il faut noter également que les autres conditions concernent, entre autres, la signature et la ratification du protocole de transfert du CADM à Conakry par les 15 membres de l'UA et la création d'un cadre (aménagement du siège déjà identifié pour le centre et des logements pour le coordonnateur et le personnel du CADM) propice à son opérationnalisation.

Un diplomate guinéen a ensuite indiqué que la création du CADM s'inscrit dans le cadre de la vision Minière Africaine et que l'accord pour le transfert du siège à Conakry avait été obtenu en 2018. En outre, il a déclaré qu'un financement de 10 millions USD avait été obtenu pour l'établissement du Centre et que des efforts sont fournis pour mobiliser plus de financement. Enfin, il a annoncé que l'Etat guinéen s'était engagé à contribuer pour 2 millions USD à ce projet avant de faire part de l'ambition de doter le CADM d'un siège digne de son statut, à l'image du Ghana.

Pour sa part, Mme Omer a remercié la partie guinéenne pour l'accueil qui a été réservée à la délégation de l'UA avant d'insister sur l'importance du Centre pour le développement minier en Afrique, notamment dans le domaine de la promotion de l'emploi des jeunes. En définitive, elle s'est dite à l'écoute de la CMG pour recueillir ses observations et ses attentes en vue de rendre le CADM plus performant.

Quant à M. Ismaël Diakité, Président de la CMG, il a présenté son institution dont la mission est d'œuvrer, aux côtés du Gouvernement, pour le développement social et économique de la Guinée avant d'ajouter que la cohésion entre les membres de la Chambre, les valeurs qu'ils partagent en termes d'intégrité et de transparence et l'application de leur Responsabilité Sociétale (PSE) sont autant d'atouts pour un développement durable du secteur minier guinéen. Enfin, il a fait part de l'engagement de la Chambre des Mines, entant qu'Union patronale des principales entreprises du secteur minier formel guinéen, qui se réjoui du transfert du CADM à Conakry, à œuvrer afin que le Centre offre de nouvelles perspectives de développement.

Reprenant la parole, la cheffe de mission de l'UA a constaté que la Guinée est dotée, à l'image d'autres pays africains, de ressources minières susceptibles d'entrainer son développement. Mais malgré cet atout, la plupart de ces pays vivent encore sous le seuil de pauvreté. D'où la nécessité, pour le CADM, d'œuvrer pour inverser cette situation.

M. KEITA